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21 March 2019

« Comment il devient officiel que les taux ne remonteront jamais ! » L’édito de Charles SANNAT – Les moutons enragés



Quand cessera ce bla-bla sur cette dette impayable, qui nous enchaîne et les intérêts à taux bas ? Elle est irremboursable et n’est pas faite pour être remboursée. L’état n’ayant pas l’intention de réduire son « train de vie » ni de faire des économies sauf, sur le dos du peuple, les « experts » auto-proclamés n’ont pas fini de justifier, l’injustifiable et la dette de gonfler. Partagez ! Volti

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Charles Sannat pour Insolentiae

Pibabay

J’aime bien Europe 1 et particulièrement sa matinale avec Apathie et
des roulements de « r » qui nous donnent le « la » avec une efficacité
redoutable de ce que pensent nos mamamouchis, son pâtre grec alias Nikos
comme le surnomme affectueusement l’humoriste Nicolas Canteloup qui
fait également partie de ce sympathique troupeau de matinaliers.

Bref, tout cela pour vous dire que je les aime bien chez Europe 1, mais pour le coup, les analyses économiques sont assez affligeantes et d’un convenu convenant et d’une platitude consternante.

La dernière,
celle d’hier, dont je vais vous parler aujourd’hui traitait des intérêts
de la dette de la France qui, grâce aux taux bas, vont baisser
d’environ 10 milliards d’euros d’ici 2021, ce qui est génial parce que
cela viendrait compenser les « cadeaux  » faits par le gouvernement aux
Gilets jaunes…

La dette nous coûte 42 milliards par an et devrait baisser à 32 !

Ouais…
génial les amis ! Le coût de la dette baisse. Déjà, il faut bien
préciser, pour que cela soit clair pour tout le monde, que nous parlons
bien uniquement des intérêts. La dette, elle, n’est pas remboursée et
continue de grossir ; comme nous sommes chaque année en déficit et que
nous dépensons plus que nous gagnons, notre dette augmente.

Nous
payons donc les intérêts de notre dette avec de nouveaux emprunts. La
seule chose qui change c’est le montant que nous devons emprunter !

Avec
un déficit de plus de 70 milliards d’euros pour la France, plus de la
moitié de ce qui nous manque est constitué par… les intérêts de la dette
!

Les taux sont bas, youpi tralala !

Et
là, on découvre (enfin, pas vous, les auditeurs d’Europe 1) subitement
que les taux sont bas. Très bas même. Négatifs parfois même, ce qui est
évidemment une absurdité totale puisque cela signifie que l’épargnant
paye celui qui emprunte pour lui refiler ses sous… Si vous trouvez cela
logique, je ne peux plus rien pour vous.

Il faut dire que cela
fait des années que les banques centrales du monde entier jouent avec la
valeur des monnaies et interviennent massivement sur les marchés pour
faire en sorte que les taux restent bas… en achetant ce qu’il faut de la
dette émise par les États.

Pourquoi ?

Parce que si les
banques centrales n’intervenaient pas, les taux seraient à 20 % et tous
les pays seraient en faillite, et les marchés s’effondreraient pour la
simple et bonne raison qu’il n’y aurait pas assez d’épargne pour
financer tous ces déficits.

Les banques centrales ont donc imprimé
la quantité nécessaire non seulement pour qu’il puisse y avoir de
l’argent pour tous, mais qu’en plus il y ait suffisamment d’excédents
pour faire baisser considérablement le « prix » de l’argent donc les
taux.

Les taux sont très bas pour de très mauvaises raisons.

Mon passage préféré reste néanmoins celui-là.

L’ami Nikos demande le plus sérieusement du monde…

« Sommes-nous sûrs que les taux d’intérêt ne vont pas remonter un jour ? »

« Non,
mais à court terme les choses se présentent bien. Compte tenu de la
dégradation en cours de la conjoncture dans la zone euro, la Banque
centrale européenne (BCE), qui module du niveau des taux, a décidé de ne
pas les remonter pour l’instant. Elle veut à tout prix éviter
d’étrangler encore davantage l’économie et ça risque de durer encore
quelque temps. »

À court terme, les choses se présentent bien, car
il y a une dégradation économique de la conjoncture, alors les taux
vont rester bas, ce qui est une excellente nouvelle…

C’est toujours la même chose !

Plus c’est moins bon, mieux c’est !

Et voilà comment se résume globalement la pensée économique dans le monde en général et dans notre pays en particulier.

Plus c’est mauvais, mieux c’est !

Voilà des raisonnements brillants.

Mais
le plus intéressant n’est pas cela, bien que ce type de propos nous
fasse tantôt rire tantôt pleurer. Non, l’important c’est qu’en fait, les
esprits sont en train progressivement de s’habituer à l’idée que les
taux ne pourront jamais remonter et enfin cette idée commence à poindre
un peu partout.

Aux États-Unis, comme en Europe, tout le monde
commence à visualiser que nous sommes pour toujours tombés dans le piège
des taux bas, et je n’ai jamais cru à la possibilité réelle de monter
les taux d’intérêt sans déclencher LA mère de toutes les crises avec une
crise mondiale et généralisée d’insolvabilité et donc un effondrement
systémique global.

C’est cette raison de fond qui m’a toujours
conduit à considérer les actifs tangibles comme les métaux précieux (or
et argent), mais aussi l’immobilier et les terres (agricoles et forêts)
comme la seule planche de salut patrimoniale sur le long terme.

La logique est imparable. Simple.

Si les taux ne peuvent pas monter, alors nous allons continuer le processus de destruction de nos monnaies actuelles.

Ainsi va la vie économique et celles des monnaies dont l’espérance de vie moyenne depuis Jules César est de 18 ans !

Ainsi va la vie du système monétaire international qui change très régulièrement.

Tout
change parce que rien ne change. Nous vivons dans l’immédiat. Nous ne
levons que rarement la tête pour prendre du recul et contempler le
tableau d’ensemble.

Ce que vient de dire Europe 1, c’est qu’en réalité, les monnaies vont mourir dans leur pouvoir d’achat actuel.

Que vaut aujourd’hui un dollar d’il y a 40 ans, en 1978 ?

Simple !

Il vaut 90 % de moins en parité de pouvoir d’achat actuelle.

Pourtant, il s’appelle toujours dollar.

Peu importe le nom de la monnaie que vous utilisez au quotidien. Ce qui importe c’est sa valeur.

Il
y a urgence à comprendre ce phénomène, car si vous pouvez échapper à
une crise boursière en n’ayant pas d’action en Bourse, personne
n’échappe à une crise monétaire, parce que tout le monde a de la
monnaie, tout le monde est dépendant de la monnaie, de vos salaires à
votre épargne en passant par votre alimentation, tout dépend de la
monnaie. Êtes-vous prêts ?

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Mur de dette ! 4 000 milliards de $ à rembourser dans les 3 ans pour les entreprises !
Mines d’or : la bataille autour de la naissance d’un géant à 40 milliards de dollars !
La FED est-elle aux ordres des marchés financiers ou de Trump ?
Et les prix des carburants montent, montent… montent !!



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