Union européenne compte entamer des discussions avec l’Algérie et plusieurs pays de la région Moyen-Orient Afrique du Nord (Mena) visant à permettre à la police européenne (Europol) d’échanger des données personnelles privées à propos de suspects avec les autorités policières locales, rapporte dimanche Middle East Eye.

Selon des données émanant de l’UE, l’accord pourrait permettre dans certaines circonstances de transférer des données concernant les origines raciales et ethniques d’une personne, ses opinions politiques, ses croyances religieuses, ses affiliations syndicales, ses données génétiques et ses données concernant sa santé et sa vie sexuelle.

Le conseil européen et le parlement de l’UE, qui ont approuvé les négociations, soulignent que la conclusion d’un accord final « doit être subordonnée à la mise en conformité de la législation de protection des données avec les normes de l’UE, et à la mise en œuvre de garanties visant à garantir le respect des droits de l’Homme ».

Le service européen de protection des données (SEPD) a également recommandé d’inclure, dans ce genre d’accord, « des garanties sur le fait que les transferts de données d’Europol ne seraient pas utilisés dans les cas de condamnation à mort ». Des défenseurs des droits de l’Homme et des activistes mettent en garde contre la conclusion d’un tel accord, qui pourrait mettre en danger les activistes, les militants et les exilés vivant en Europe.

Selon la même source, un porte-parole de la Commission européenne avait confirmé la tenue d’une première série de négociations avec des représentants algériens en décembre dernier « afin de discuter des opportunités de coopération entre Europol et les forces de l’ordre de ce pays ».

https://www.echoroukonline.com/algerie-lue-propose-lechange-des-donnees-personnelles/



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