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7 mars 2021

La contribution des climato-réalistes au Grand Débat National – Les moutons enragés



La Transition écologique est une chimère. Le caractère exemplaire de la France – L’argument souvent avancé pour justifier la transition énergétique en France  est que nous devons donner l’exemple aux autres pays du monde. La réponse est que nous le donnons déjà, l’exemple, et qu’il n’est nullement suivi. La France est en effet l’un des pays du monde où les émissions de CO2 par rapport au PIB sont les plus basses.

Titre : La contribution des climato-réalistes au Grand Débat National par Association des climato-réalistes

Par Rémy Prud’homme

Rémy Prud’homme est économiste, professeur émérite des universités. Il a été Directeur-adjoint de la Direction de l’Environnement à l’OCDE, professeur invité au MIT, et consultant pour de nombreuses organisations internationales, en particulier la Banque Mondiale, et il est aujourd’hui un membre actif du comité scientifique de notre association.

Introduction

Le paysage énergétique du globe et de la France a peu changé durant les siècles antérieurs au 19ème
siècle. Napoléon et César se déplaçaient, s’éclairaient, se
chauffaient, s’habillaient à peu près de la même façon. Depuis le début
du 19ème siècle, en revanche, ce paysage change rapidement et
radicalement. Les énergies traditionnelles (hommes, animaux, vent, eau)
ont été presque éliminées, et remplacées par des énergies nouvelles
(charbon, pétrole, électricité, nucléaire). Dans le domaine des
transports, par exemple, la marche à pied, le cheval et le bateau à
voile ont été supplantés par le chemin de fer, puis l’automobile, puis
l’avion, et par le bateau à moteur. Ces changements ont largement
contribués à l’extraordinaire amélioration du niveau de vie enregistrée
au cours des deux derniers siècles, dans les pays dits développés
d’abord, puis, depuis un demi-siècle dans les pays dits en
développement.

Ces changements montrent surtout que le monde de l’énergie a été, et reste, constamment en transition. La transition énergétique – ou pour mieux dire les
transitions énergétiques – sont donc une constante de nos sociétés.
Elles ont été conduites par deux forces : la technologie, et le marché.
C’est la technologie, basée sur les progrès de la science, qui a fait
apparaître la machine à vapeur, le moteur à explosion, l’électricité
nucléaire, toutes les innovations qui ont bouleversé le paysage de
l’énergie. Et la mise en oeuvre de ces innovations a été assurée
principalement par le marché, et très peu par l’intervention politique.
Dans la plupart des pays, chemin de fer, automobile, bateau à moteur, ou
électricité nucléaire se sont développés tout seuls, avec un peu de
régulations, mais généralement sans subventions. Aucune de ces
« transitions » n’a été une « politique ».

Ce qu’on appelle
aujourd’hui en France la transition énergétique est d’une nature
radicalement différente. Elle concerne essentiellement la décarbonation
de l’économie. Elle a pour objet de réduire les rejets de gaz carbonique
(CO2) de la France de 340 millions de tonnes (Mt)
actuellement à 170 Mt en 2050, et à zéro ultérieurement. Cette
trajectoire ou transition n’est générée par aucune innovation
technologique (même si elle est susceptible d’en entraîner quelques
unes). Elle est d’origine exclusivement politique. Ses promoteurs la
justifient par la peur des conséquences que le CO2 pourrait
avoir sur le climat. Elle ne peut être atteinte que grâce à un ensemble
de taxes, de subventions, d’interdictions, d’obligations, de persuasion,
c’est-à-dire d’interventions politiques, dont le coût économique et
budgétaire sera nécessairement élevé. Voilà qui la différencie
totalement des autres transitions énergétiques. Cela ne la condamne pas
automatiquement: il y a beaucoup de politiques publiques, (comme
l’enseignement, la sécurité, la justice, la protection de
l’environnement) qui sont désirables et même indispensables. Cela ne la
justifie pas automatiquement non plus : il y a également beaucoup de
politiques publiques inutiles et non désirables. Il est donc légitime de
soumettre cette « transition énergétique » française à un examen
critique.

On le fera en montrant que cette politique est (i) inutile, (ii) dispendieuse, et (iii) injuste.

I – Une politique inutile
La théorie officielle du réchauffement anthropique
II – Une politique dispendieuse
III – Une politique injuste

…/….

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Source : Climato-réalistes



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