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5 mars 2021

Dénonciation de l’antisémitisme, nouvel eldorado de l’union nationale ?



Comme annoncé, les insultes contre Alain Finkielkraut ont phagocyté l’acte XIV des gilets jaunes. Les éditorialistes et le personnel politique se sont précipités sur cette affaire pour tenter de mettre un point final à un mouvement qui remet en cause leur toute-puissance morale et les privilèges de caste qui vont avec. A l’image de ce qu’affirme depuis des semaines l’hystérique BHL et sa nouvelle marionnette Macron, les gilets jaunes ne seraient que d’affreux antisémites pour beaucoup d’entre eux. Une démonstration étayée par quelques débordements qui sont souvent le fait d’individus qui n’ont pas grand-chose à faire avec le mouvement populaire des gilets jaunes.

Alain Finkielkraut sera donc associé pour longtemps aux gilets jaunes. Une association malheureuse et non désirée qui s’est forgée dans une rue du 14e arrondissement de Paris lors du XIVe acte des gilets jaunes. Pris à partie par une poignée de manifestants, le philosophe et académicien a été victime d’insultes dont la plupart ont été proférées par un seul et même individu. C’est assez pour ranger l’ensemble du mouvement dans le camp du mal absolu. Celui de l’antisémitisme. De la haine de l’autre. De la haine du juif.

La bête immonde a des accents salafistes

Le premier à faire de tels raccourcis n’est autre que le philosophe auto-proclamé Bernard Henri-Lévy. Depuis trois mois, le milliardaire donneur de leçons passe son temps à écrire tout le mal qu’il pense de Français qui osent se révolter contre leurs conditions de vie précaires. Un philosophe de salon qui exige de dicter seule la norme et la vérité. Ses sorties risibles ne parviennent qu’aux rares lecteurs du Point qui ont encore la bonté de lire ses éditos, mais avec l’affaire Finkielkraut, la machine BHL risque fort bien de devenir inarrêtable et omniprésente.

Une omniprésence dans « l’analyse » qui est aujourd’hui le fait de politiciens qui savent que la condamnation de l’antisémitisme est un sujet bien pratique pour occulter de graves problèmes sociaux. C’est la stratégie de la Macronie qui n’a aucune réponse de fond à apporter aux gilets jaunes. Parler en boucle de l’antisémitisme, ne rien faire pour l’empêcher et mettre la poussière sous le tapis. Il faut condamner, s’émouvoir et marcher ce mardi en compagnie des Castaner, Faure et autres Rugy. Une équipe de bras cassés qui a exclu le Rassemblement national et Debout la France ! Ces deux partis seraient-ils antisémites et donc dans l’impossibilité de rejoindre une union nationale factice ?

C’est en tout cas la thèse d’une ministre de la Santé vraiment pas terrible et qui touche le fond dès qu’elle sort de son domaine de « compétence ». Buzyn déclare bille en tête que Marine Le Pen « est contre l’antisémitisme mais elle a plein de néonazis dans son entourage ». Des propos qui se règleront en justice, mais qu’attendre de juges gauchistes qui ne sont pas totalement étrangers à la situation actuelle ? Car, si les actes antisémites sont en augmentation, si Finkielkraut est insulté dans la rue, c’est surtout parce que l’islamisme est en pleine propagation.

Un islamisme que les politiques ont fait semblant de ne pas voir depuis des années à des fins électoralistes. Alain Finkielkraut lui-même défend cette thèse lorsqu’il affirme que les personnes qui l’ont insulté « visaient avant tout [ses] liens et [ses] positions sur Israël et étaient un «mélange de gens des banlieues, de l’extrême gauche et peut-être aussi des soraliens (…) Ça m’étonnerait que ce soient des ‘Gilets jaunes’ d’origine car je suis un des seuls intellectuels à avoir soutenu le mouvement à ses débuts ». Une analyse à prendre plus au sérieux que celle d’un BHL qui clame que « l’antisémitisme est au cœur du mouvement » des gilets jaunes. En effet, le principal individu filmé à hurler des insanités serait un salafiste non fiché, mais dont les fréquentations ne font aucun doute quant à son idéologie. Un salafiste a beau revêtir un gilet jaune, c’est un salafiste et non pas un gilet jaune.

La distinction est trop compliquée pour de nombreux commentateurs. En fait, il faut vivre dans un univers où la simplification est le maître-mot. L’antisémitisme et l’antisionisme sont donc identiques même si leur définition dans le dictionnaire diffèrent. Un point qui n’a pas échappé à certains députés qui rebondissent en souhaitant légiférer sur le sujet. Ils veulent donc rapprocher les deux définitions suivantes pour faire un package légal. Antisémitisme : Doctrine ou attitude systématique de ceux qui sont hostiles aux juifs et proposent contre eux des mesures discriminatoires

Antisionisme : Hostilité à l’existence ou à l’extension de l’État d’Israël. Une différence qui subsiste encore pour ceux qui font l’effort de comprendre le français. Pour les autres il y a les médias officiels et la Macronie. En attendant, ce sont les gilets jaunes qui l’ont dans le baba.





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