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5 mars 2021

Pour raisons «accablantes»: un ex-ministre dit pourquoi il avait licencié Benalla en 2012




France

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Embauché comme chauffeur d’un ancien ministre en 2012, Alexandre Benalla avait été renvoyé après cinq semaines de travail pour «son incapacité à occuper les fonctions». L’ex-ministre Arnaud Montebourg a déclaré sur RTL ne pas comprendre comment ce «personnage sulfureux et dangereux» a pu être embauché à l’Élysée.

Nouveau témoignage sur l’affaire Benalla, cette fois-ci de l’ancien ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique, Arnaud Montebourg, qui a indiqué à RTL avoir employé l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron en 2012. Avant de s’en séparer après seulement… cinq semaines de collaboration.

«La commission d’enquête [du Sénat, ndlr] a retrouvé le document administratif du licenciement d’Alexandre Benalla, il y avait des raisons publiées dans le rapport. Les raisons sont accablantes», a-t-il constaté.

En effet, engagé comme chauffeur d’Arnaud Montebourg fin juin 2012, Alexandre Benalla a été limogé le 1er août après un délit de fuite en voiture.

Dans ce contexte, l’ancien ministre a commenté sur RTL l’embauche, après ces faits, d’Alexandre Benalla comme chargé de mission à l’Élysée.

«Ça ne me regarde pas, mais je pense que vous avez un personnage extrêmement sulfureux et dangereux. Je ne comprends pas comment quelqu’un viré pour des motifs tout à fait établis, on le réembauche à un poste supérieur», a souligné Arnaud Montebourg.

Citée par la chaîne Public Sénat, la commission d’enquête de la chambre haute du parlement français a relevé des «dysfonctionnements majeurs» au plus haut sommet de l’État donnant lieu d’«estimer que la sécurité du Président de la République a été affectée» et évoquant notamment «des pouvoirs excessifs qui ont été laissés à un collaborateur inexpérimenté».

La commission des lois du Sénat a dévoilé mercredi son rapport d’enquête sur l’affaire Benalla, soupçonné d’avoir menti sous serment, notamment au sujet de ses passeports diplomatiques. Dans les heures qui ont suivi, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour «entrave à la manifestation de la vérité». Alexandre Benalla risque cinq ans de prison pour parjure. Il a été incarcéré mardi soir à la prison de la Santé pour avoir violé une condition de son contrôle judiciaire.





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