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5 mars 2021

Heureux comme un Benalla au chômage



Rédigé par notre équipe le 17 février 2019.

Alors que le grand débat n’en finit plus de saouler les Français, des gens bien se donnent du mal pour redresser l’économie du pays. Il y a certes le Gouvernement qui travaille d’arrache-pied, et il y a surtout un individu nommé Alexandre Benalla injustement roulé dans la boue. Un Français presque comme les autres qui a su faire grimper à l’échelle sociale jusqu’à devenir millionnaire en étant un simple « bagagiste » pour reprendre la terminologie du génie Castaner. Benalla est un exemple de réussite et peu importe les coups (fumants), les mensonges et autres fourberies rendues nécessaires pour assouvir une passion toute macronienne.

Il suffit de traverser la rue pour trouver du boulot. Les Français l’ont appris il y a quelques mois, mais ils ne savaient pas encore qu’on pouvait faire encore mieux. Signer des contrats pour un total de 2,2 millions d’euros avec un oligarque russe alors qu’on est censé être accaparé par la protection du président de la République. Sauf que Benalla est un touche à tout talentueux et en plus de faire le vide autour de Macron pour que son ego puisse avoir assez d’espace, Benalla était aussi le préposé à la boutique de l’Elysée et même bagagiste à ses heures perdues de juillet 2018… Comment ne pas comprendre son besoin de se défouler sur les manifestants un après-midi de 1er mai ?

L’argent n’a pas d’odeur

Mais Benalla n’était pas « que » tout cela. Mediapart ne cesse de démontrer que le garde du corps ventripotent était aussi un redoutable homme d’affaires qui n’a pas hésité à négocier et signer un contrat avec un oligarque russe proche de Poutine. Et tout cela alors qu’il était accrédité secret défense. 2,2 millions d’euros dont une grande partie directement dans la poche de Benalla et de son compère Crase. C’est beaucoup d’argent pour deux types qui étaient censés travailler à LaREM et à l’Elysée.

Du fric à gogo qui n’a pas été égaré contrairement au coffre-fort de Benalla. Une partie de l’argent a atterri au Maroc d’où est originaire Benalla et où il a créé un société pour récupérer les fonds. Un Maroc décidément utile, car il y passe des vacances reposantes, loin de soucis judiciaires bien en-deçà des eaux troubles dans lesquelles il a si longtemps baigné avec la bénédiction du pouvoir suprême. Benalla se la coule douce car il sait qu’il peut compter sur « l’indulgence » de Macron et de la cécité d’un Castaner qui voit dans ce scandale d’Etat une « affaire de cornecul ». C’est-à-dire trois fois rien.

Comment ne pas en vouloir à Benalla quand on sait que Matignon supplée l’Elysée lorsqu’il s’agit d’effacer les traces de son passé ? C’est bien Matignon qui a tenté de griller les sources de Mediapart en procédant à une perquisition. C’est bien Matignon qui a eu pour cheffe de la sécurité, la compagne d’un petit Benalla bis soupçonné d’avoir fait disparaître le fameux coffre-fort. De l’Elysée à Matignon en passant par la place Bauveau, on se tient les coudes à fond pour éviter que la vérité de sorte.

Mais le scandale est trop énorme et Macron s’est fait trop d’ennemis auprès des sans grades pour que plus rien ne fuite et ne vienne mettre à mal un système où le pognon de dingue est roi malgré les problèmes d’éthique et de sécurité évidents que cela implique. Mais qu’est-ce donc que l’éthique dans l’univers macronien ? Il faut juste faire du fric et jouir de ses mensonges. Le Français moyen qui revêt un gilet jaune est à des années lumières de comprendre ceci. C’est d’ailleurs pour ça qu’il est moqué, méprisé et tondu comme un mouton par le pouvoir. Encore un peu de patience et dans quelques années, ce sera au tour de Benalla de prendre la place de Juppé au Conseil constitutionnel. Merci le nouveau monde !





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