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27 octobre 2020

Tentative de perquisition dans les locaux de Mediapart)



“Cette enquête, qui vise les enregistrements révélés par Mediapart, est susceptible d’atteindre le secret des sources de notre journal. C’est pourquoi nous avons refusé cette perquisition, un acte inédit — et particulièrement grave — dans l’histoire de Mediapart. Articles à venir.”

Fawkes: Et après on voudrait nous faire croire que la justice est indépendante? On constate surtout que dès qu’une affaire incrimine un mignon de Macron, la justice est particulièrement lente et clémente. Lorsqu’au contraire l’un d’entre eux lance une procédure, elle va à la vitesse de la lumière: 4 jours à peine après l’article de Mediapart.

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Mediapart vient de publier des enregistrements de conversations sur les violences du 1er mai entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, l’ancien gendarme aussi accusé d’avoir frappé des manifestants. Il évoque notamment le soutien que Macron lui aurait manifesté.

Le site Mediapart a publié ce jeudi des enregistrements de conversations sur les passeports diplomatiques d’Alexandre Benalla, que l’intéressé a eu avec Vincent Crase, l’ancien gendarme employé au siège de La République en marche, accusé lui aussi d’avoir frappé des manifestants le 1er mai 2018 à Paris.Les enregistrements ont été publiés sur le site, où l’on peut notamment entendre:

— Alexandre Benalla, badin: «Truc de dingue, le “patron” [c’est ainsi qu’il surnomme Emmanuel Macron — ndlr], hier soir il m’envoie un message, il me dit: “Tu vas les bouffer. T’es plus fort qu’eux, c’est pour ça que je t’avais auprès de moi. Je suis avec Isma [Ismaël Emelien, conseiller spécial du président — ndlr], etc., on attend Le Monde, machin, etc.” »

– Vincent Crase: «Donc le “patron” nous soutient?»

— Benalla: «Ah bah, il fait plus que nous soutenir […]. Il est comme un fou […]. Et il a dit comme ça, il a dit, il m’a dit: “Tu vas les bouffer. T’es plus fort qu’eux.” C’est énorme quand même.»

Dans une autre conversation, l’ancien chargé de mission de l’Élysée se «vante» aussi d’avoir provoqué des commissions parlementaires à son âge:

— Alexandre Benalla: «C’était un film l’histoire quand même, hein?»

— Vincent Crase: «Ah bah, c’est un cauchemar, oui! Un film d’horreur.»

— Benalla: «C’est une bonne expérience […]. À 26 ans, si tu veux, y a pas grand monde qui vit… qui provoque deux commissions d’enquête parlementaires, qui bloque le fonctionnement du Parlement…»

— Crase: «Ça te fait rire?»

Lors des perquisitions au siège de En Marche!, Vincent Crase évoque l’idée d’aller «nettoyer» leurs locaux.

«J’essaierais bien d’y aller cette nuit, mais le problème, c’est qu’il y a des flics devant…», confie Vincent Crase.

Interrogé sur qui le soutien, il répond sans détour:

«Par le PrésidentMadame [Brigitte Macron — ndlr], Ismaël [Emelien — ndlr], qui me conseille sur les médias et compagnie.»

Vous pouvez retrouver tous les enregistrements ici:






RTL a affirmé mercredi que Vincent Crase avait révélé que les deux hommes avaient été «victimes d’un règlement de compte entre policiers et gendarmes qui étaient d’une jalousie inouïe à l’encontre d’Alexandre Benalla. Ils ne supportaient pas qu’un gamin de 26 ans puisse diriger le service de sécurité de l’Élysée […]. C’est Emmanuel Macron qu’ils voulaient atteindre».

L’ancien conseiller d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla a été licencié pour avoir procédé à des interpellations violentes le 1er mai 2018 sur la place de la Contrescarpe dans le Ve arrondissement de Paris. Le 29 décembre, le parquet de Paris a lancé une nouvelle enquête préliminaire contre M.Benalla, notamment pour «abus de confiance» et «usage sans droit d’un document justificatif d’une qualité professionnelle» à la lumière des révélations faites par Mediapart sur les voyages que l’ancien chargé de mission de l’Élysée avait effectués avec ses passeports diplomatiques après son licenciement.




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