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18 August 2019

La hausse du salaire minimum (SMIC) n’est pas la panacée … – Les moutons enragés



Faut-il augmenter le salaire minimum ? L’idée peut séduire si ce n’est que le coût à la consommation risque bien de suivre et rendre cette hausse négative entre autres raisons. Partagez ! Volti

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Robert Bibeau pour Les 7 du Québec

Hausse du salaire minimum, fallait y penser!

Au stade où en est la crise économique systémique du capitalisme, on pourrait parler d’agonie des marchés « libres » (sic). Il n’existe pas de nouveautés prometteuses qui pourraient laisser espérer une relance de l’économie mondialisée. Le dernier voile à tomber est la hausse du salaire minimum, le SMIC dit-on en France, comme panacée pour encourager l’automatisation, l’innovation et les hausses de productivité. (1)

Depuis 2016, la désaffection des militants sociaux devant les discours de la gauche mondialiste est évidente. C’est l’année où Donald Trump et le Brexit ont commencé à influencer les secteurs les plus fragiles de la petite bourgeoisie paupérisée et du prolétariat précarisé, le moment où les sondages des grands médias à la solde ont déclaré que la jeunesse américaine était devenue « socialiste » (sic) alors que les démocrates ont récupéré Bernie Sanders le « socialiste » (sic). Le salaire minimum (SMIC) a été le sujet des Primaires démocrates et les facultés universitaires d’économie ont commencé à produire toute une littérature qui présente la hausse du salaire minimum (SMIC) comme une alternative au néoprotectionnisme préconisé par Donald Trump. Ce que nous avons rapporté dans notre volume: « La démocratie aux États-Unis. Les mascarades électorales« .

Récemment, les Gilets jaunes français  ont récupéré ce cheval de Troie des mains de l’intelligentsia occidentale. Les Gilets jaunes réclament un SMIC à 1300 euros… Voici ce que la presse à la solde leur répond; « Pourquoi le SMIC n’a pas augmenté de 3% le premier janvier 2019 » :   https://www.rtl.fr/actu/conso/pourquoi-le-smic-n-augmentera-pas-de-3-au-1er-janvier-

L’idée socialiste du salaire minimum (SMIC)

Cette idée « socialiste » va comme suit : la classe prolétarienne est écrasée sous les dettes alors que le salaire minimum en hausse réduirait l’étalement des salaires et les inégalités sociales, car un salaire minimum plus élevé modifie la répartition du capital en orientant les investissements technologiques vers les secteurs aux salaires plus élevés, augmentant d’autant la productivité sociale globale. Aujourd’hui, les preuves empiriques réfutent cette thèse. Pourquoi?

Pourquoi la hausse du salaire minimum gonfle-t-elle le nombre de bénéficiaires et très peu les salaires?

Comme dans toute théorie économique, les spéculations des économistes avaient un certain fondement pratique. Avec une classe ouvrière disloquée et affaiblie, dans une conjoncture de crise économique systémique et de salaires réels à la baisse, une entreprise préfère embaucher de nouveaux travailleurs précaires au salaire minimum plutôt que d’investir dans de nouvelles machineries et de nouvelles technologies afin de réduire les couts de production unitaires. Ce raisonnement de bon sens économique capitaliste s’applique non seulement aux grandes entreprises, mais à tous les investisseurs. 

« Pourquoi une chaine de restaurants risquerait-elle d’acheter une fourgonnette de livraison si elle pouvait engager des travailleurs qui utilisent leurs propres vélos et sont prêts à ne facturer quasiment rien et uniquement pour ce qui est réellement livré? On le constate la spirale de la précarisation et de la paupérisation semble sans fin. Pour régler ce problème légalement, disait la gauche, il serait intéressant d’investir socialement. » (2)

La critique marxiste est connue. Face à la crise, le capital s’acharne à accroitre l’exploitation en valeur absolue, c’est-à-dire à accroitre la plus-value absolue (allongement de la journée de travail, accélération des cadences, réduction du salaire à la pièce, etc.), ce qui signifie en moyenne moins d’heures travaillées pour une même quantité de marchandise produite. En augmentant la productivité de la force de travail – le nombre d’heures travaillé demeurant égal par ailleurs, le taux de profit a tendance à chuter, car la même valeur de force de travail est extraite grâce une plus grande quantité de capital. La manière de compenser cette baisse de rentabilité relative consiste à « augmenter la masse des marchandises produites », c’est-à-dire à tirer parti de l’amélioration technologique pour produire et vendre en plus grande quantité – à un prix inférieur – jusqu’à augmenter le profit total en termes absolus (mais non en termes relatifs/par unité produite).

Ce serait le secret du développement des capitalistes chinois qui réinvestissent leurs bénéfices dans la production et dans l’amélioration de la productivité ce qui entraîne une hausse des salaires et renforce à son tour la demande intérieure.

Qu’en est-il de ce modèle en pays émergents? …/…

Lire l’article complet

Robert Bibeau. Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

Voir aussi :

Rebond boursier dans l’attente de l’explosion à venir
Le krach dès 2019 plutôt que l’effondrement ultérieur du Système
La patate chaude de Mario Draghi, président de la BCE



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