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23 August 2019

au prix de nos libertés … – Les moutons enragés



Source Vu-du-Droit via Crashdebug

Pour tenter de rester au pouvoir et d’accomplir le mandat donné par l’oligarchie financière et la haute fonction publique d’État, Emmanuel Macron dispose désormais de deux outils.

Tout d’abord dans les têtes de la macronie s’est installée une idéologie liberticide. Considérant comme incontournable l’exécution de la feuille de route donnée à leur champion, c’est-à-dire la destruction la plus rapide possible de l’État-providence français et l’arrimage définitif à l’ordo-libéralisme allemand, les macronistes considèrent que la fin justifie les moyens. Que s’il faut basculer dans la société autoritaire, voire dictatoriale, il n’y a aucun problème. C’est pour la bonne cause. La violence, sans précédent depuis la guerre d’Algérie, des répressions policières et judiciaires contre le mouvement des gilets jaunes en est la traduction. Le bilan des violences physiques est catastrophique, celui des violences judiciaires, même si on en parle peu ne l’est pas moins.

Le
deuxième outil est l’empressement de la justice dans la mise en œuvre
d’une stratégie aussi illégale qu’antirépublicaine. Depuis les élections
truquées de 2017 qui ont porté Emmanuel Macron à la présidence,
accordant à la macronie une impunité choquante et obéissant aux
exigences des places Vendôme et Beauvau, la justice pénale s’est
complètement déconsidérée. Les milliers d’arrestations dont certaines
préventives (!), les poursuites souvent absurdes, les procédures
violées, les incriminations fantaisistes et la dureté des peines,
montrent que parquets et juges du siège confondus exécutent avec zèle
les ordres de l’exécutif. Et naturellement, les organisations syndicales
de magistrats sont muettes, ainsi d’ailleurs que les grandes âmes,
professeurs de morale, universitaires, signeurs de pétition, docteurs de
la gauche culturelle, tous sont atteints d’une sévère extinction de
voix.

Deux petits exemples très récents témoignent de l’ampleur du mal. Tout d’abord l’information du Canard enchaîné sur les instructions données par la hiérarchie du parquet de Paris à propos des arrestations de manifestants. Il y a d’abord la consigne pour les personnes arrêtées de « maintenir l’inscription au TAJ (Traitement des Antécédents Judiciaires) même lorsque les faits ne sont pas constitués (!!!). » Pardon ? Mais cette inscription en dehors de toute justification dans un fichier de police est strictement illégale ! Et c’est le parquet de Paris qui l’ordonne ? Manifestement il n’est pas gêné et insiste pour que ce fichage soit effectué même si les faits sont « ténus ou si une irrégularité de procédure a été constatée » ben voyons, donc même si la loi été violée au moment de l’arrestation, il n’y a pas de petits profits et on ne va pas se gêner pour continuer à ficher, y compris des gens qui n’ont rien à y faire. Parce que ça peut toujours servir ?

Toujours soucieux du respect de la loi, le parquet de Paris poursuit en demandant de : « ne lever les gardes à vue que le samedi soir ou le dimanche matin afin que les intéressés ne grossissent à nouveau les rangs des fauteurs de troubles » interrogé le porte-parole de ce même parquet précise : « ne laissez pas penser que le parquet de Paris prolonge les gardes à vue des gens qui n’ont rien fait ». Ben si mon gars, c’est exactement ça. Ce qui est un peu ennuyeux c’est que dans le Code pénal, ça porte un nom : « la séquestration arbitraire ». Infraction prévue et réprimée par l’article 224-1 que l’on va se faire un plaisir de citer : « Le fait, sans ordre des autorités constituées et hors les cas prévus par la loi, d’arrêter, d’enlever, de détenir ou de séquestrer une personne, est puni de vingt ans de réclusion criminelle. » Deux petites observations : en-deçà de sept jours de détention arbitraire cela cesse d’être un crime pour redevenir un délit (5 ans, 75.000 €). Ensuite ce ne sont pas les policiers qui sont visés mais bien ceux qui donnent des ordres aussi manifestement illégaux, c’est-à-dire le patron du parquet de Paris et les magistrats qui ont relayé ses ordres. Ce qui est quand même assez ennuyeux lorsque l’on lit l’article 432–4 du Code pénal, qui incrimine précisément les atteintes à la liberté individuelle commises par les dépositaires de l’autorité publique, ce que sont les magistrats du parquet. On citera pour la forme l’article 5 de la CEDH qui définit cette liberté individuelle d’aller venir.

Lire l’article complet

Auteur Régis de Castelnau pour Vu-du-Droit via Crashdebug

Voir :

Macrongate : le petit roi et son mépris du droit…

Affaire Macron-Benalla : les enregistrements qui en disent long sur la protection dont il bénéficiait de la part du chef de l’Etat (Vidéo)

« Fake news » : la macronie réfléchit aux moyens de riposte en vue des élections européennes

Loi anticasseurs : l’Assemblée vote en faveur des interdictions de manifester

Gilets Jaunes : L’imposture MACRON (Philippe Béchade)

Ère Macron ; En marche vers le 19e siècle…

Des fonctionnaires du gouvernement admettent opérer des attaques ÉCONOMIQUES sous fausse bannière



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