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19 July 2019

La Macronie veut-elle abattre les leaders des gilets jaunes ?



Ce samedi 26 janvier 2019 a peut-être marqué un tournant dans la mobilisation des gilets jaunes, mais aussi de l’Histoire de France. Le pouvoir a montré son vrai visage en direct dans les rues de Paris. Alors qu’il manifestait pacifiquement en compagnie de milliers d’autres gilets jaunes, Jérôme Rodrigues a été victime d’un tir des forces de l’ordre. Cet homme qui a invité le Gouvernement à un vrai dialogue depuis des semaines a été pris pour cible et a perdu un œil. Un acte qui ne pourra pas rester sans réponse.

Quand on perd le nord, rien ne vaut une répression bien sanglante histoire de se rassurer et de calmer les opposants. Bien des régimes ont essayé ce triste cocktail et la Macronie ne semble pas insensible à ses arômes. En ce 26 janvier, ils étaient encore très nombreux à exprimer leur ras-le-bol et leur envie de vivre tout simplement. Une vague qui ne faiblit pas malgré les manipulations incessantes des services du ministère de l’Intérieur. Les gilets jaunes étaient 69 000 à arpenter les rues de France selon les Cerbères de la Macronie. Ils étaient donc au moins le double à ne pas marcher au pas d’un grand débat pipé, tronqué, faussé.

Leader charismatique – ta tête est mise à prix !

Des gilets jaunes traités de tous les noms depuis trois mois et que le président de la République refuse de nommer au cours de ses dizaines d’heures de parlote. Leur existence est niée, mais leur identité est bien connue des autorités. Ainsi, les leaders les plus en vue sont systématiquement ciblés depuis plusieurs semaines. L’Acte XI n’a pas dérogé à la règle et se distingue même de façon sanglante avec l’attaque honteuse dont a été victime Jérôme Rodrigues. Son tort ? Etre un peu trop médiatique et pas assez « peste brune ». Le genre de profil qui invite les Français encore réticents à franchir le pas et à descendre dans la rue.

Alors qu’il était place de la Bastille et qu’il filmait en Facebook live, le pire est arrivé. Une détonation énorme se fait entendre, la caméra vacille, l’homme s’écroule touché à la tête par ce qui semble être une grenade de désencerclement selon les premiers éléments. Ah, voilà donc que ce rusé de Rodrigues attaquait les CRS alors qu’il prônait la non-violence sur les plateaux télé ! Sauf que les images ne collent pas du tout avec ce scénario qu’aurait tant aimer actionner le pouvoir. Juste avant d’être visé, Jérôme Rodrigues demande aux gilets jaunes de quitter le périmètre, car les choses s’enveniment à cause des black blocks (groupes d’extrême gauche venus tout détruire à commencer par la crédibilité du mouvement). On aperçoit des flics qui traversent le champ de la caméra et qui donnent l’assaut. Un autre groupe de CRS se rapproche de Jérôme Rodrigues, et le vise délibérément alors qu’il ne fait que filmer pacifiquement.

Les images sont violentes, injustifiables et le résultat est monstrueux. Rodrigues est touché à l’œil droit. Un œil qu’il a déjà perdu malgré les premiers soins donnés rapidement par les street medic et son opération à l’hôpital. Mais comment ne pas le perdre quand la police vous vise de si près avec une grenade de désencerclement ? Des flics en rien encerclés ni en danger qui se sont donc payés la tête d’une des figures les plus appréciées du mouvement. Une vie brisée sur l’autel de la Macronie qui pense stopper une lame de fond en défigurant et en handicapant un homme à vie. Et que dire de la charge de CRS alors que les street medic tentent de sauver Jérôme Rodrigues à terre et en sang ? La foule des gilets jaunes se presse devant lui pour éviter que les flics ne viennent le piétiner, mais rien y fait. Ils avancent et matraquent à tout va et Le Monde ose écrire que la charge policière est destinée à l’évacuer…

A Bordeaux, une autre figure du mouvement, Maxime Nicolle est lui aussi visé par la police et brièvement interpellé. Pas de séquelle physique, mais Nicolle sait qu’il est dans le collimateur des autorités car lui aussi trop charismatique et populaire (même chez Mahjoubi…). Les têtes d’affiche sont ciblées et n’ont qu’une alternative. Rentrer dans le rang et se faire manger par le système en se proposant de jouer aux élections européennes ou se faire tabasser par la Macronie. La France en colère d’Eric Drouet (et de Jérôme Rodrigues) a choisi la seconde option. L’unique réelle option, mais cela ne signifie pas que les matraquages doivent être facilités. Les milices macroniennes s’exposent à un « soulèvement sans précédent par tous les moyens utiles et nécessaires pour que plus personne ne soit victime de ces blessures de guerre. Amis gilets jaunes, organisez-vous plus que jamais, laissez vos querelles de côté, un combat ne se joue pas, il se gagne ».

Les Français ont le pouvoir de chasser des gens qui souhaitent leur destruction sociale et physique lorsque la première ne suffit pas. Ne pas user de ce pouvoir est une faute morale impardonnable au moins aussi grande que l’attaque dont a été victime Jérôme Rodrigues. La peur est dans le camp du pouvoir. Ne la laissons pas s’infuser au sein des gilets jaunes. La morale est dans le camp des Français qui se soulèvent et l’histoire montrera qu’il est possible de mener une révolution sans verser le sang de ceux qui le font couler. La colère saine aura raison de la froide perfidie. Vive Jérôme Rodrigues ! Vive les gilets jaunes ! Et vivement l’Acte XII !





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