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30 octobre 2020

Agir comme un sale Ghosn gâté



Comme un sale gosse millionnaire… Carlos, de grand PDG, passe à Tycoon, puis mégalo bon à renfermer ; c’est d’ailleurs ce qu’il lui arrive : En taule depuis novembre dernier au japon. Carlos Ghosn, le franco/libano/brésilien, certainement une brillante intelligence, un polyglotte aussi, mais dont les seuls vrais exploits ont été pour remettre à flot Nissan, 20.000 japonais à la porte : en terme moins respectueux, ce type de management s’appelle « cost killer », le chasseur (sans pitié) des couts et dans son monde, là où l’air est raréfié, ce qui coute trop cher sont les employés, d’autant que s’il fait virer, les bénéfices augmentent, les actionnaires sont contents et lui, bein, sa paye, ses bonus explosent le plafond. C’est un monde d’un tout gagnant sur les tous perdants…

Tout avait commencé nickel : chez les jésuites, puis polytechnique et enfin il sort avec le tricorne des mines comme ingénieur. Il fera une carrière éclair chez Michelin, et passera chez Renault : À la fin des années 1990, Carlos Ghosn met en place à la régie une politique radicale de réduction des coûts et de restructuration qui permet de rendre au groupe sa rentabilité et qui confère à Ghosn une réputation de « tueur sans état d’âme ».

Il a toutes les casquette multicarte du management moderne : Président-directeur général (PDG) de Renault depuis 2005, il est également président du conseil d’administration du groupe japonais Nissan — dont il a été PDG — depuis 2017, ainsi que président du conseil d’administration du groupe Mitsubishi Motors de 2016 à 2018 et président du conseil d’administration du producteur automobile russe AvtoVAZ. Il est également PDG de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, qui atteint en 2017 la première place mondiale devant les constructeurs Volkswagen AG, Toyota et General Motors. Et pour tous ces titres, il touche pas moins de 16 millions d’euros par an de salaire, sans compter les jetons de présence, les bonus et les avantages en natures : jet privé, bagnoles, penthouse de 480 m2 dominant Tokyo. Il va plus vite que les fuseaux horaires : un appart de rêve à Rio, un autre dans le 16eme à Paris, Beyrouth, et tant…

Pourquoi « more than enough is never enough ? » (pourquoi plus qu’assez n’est jamais assez)

En suivant l’enquête, on découvre que Carlos a escamoté 71 millions sur le dos de Nissan, qu’ils s’est aussi servi de l’argent des sociétés pour payer une facture en millions concernant sa « maison rose » de Beyrouth, qu’il a crée des coquilles vides passant par les Bahamas et la Hollande afin de dissimuler des pépettes aux fiscs français et japonais. Qu’il ne paye plus ses impôts en France depuis 2012.

A l’inverse de chez nous, où, l’état, « le cercle », la clique, ferme les yeux et laisse souvent ce genre « d’homme providentiel » faire ses petits coups en douce, au japon, il risque très-très fortement d’être condamné à 15 ans de prison. Ouais, au soleil levant on ne rigole pas avec l’honnêteté…Quoique, avant son arrivée, Nissan avait été pollué dans son management par les mafieux Yakusas.

A trop se la péter…

Devenu le mégalo total, vivant entouré de gardes du corps, d’assistants aux petits soins à ses moindre désirs ; un mec à la macron quoi. De plus complètement parano, voyant des complots partout : le plus fameux en 2016, où il accusa trois de ses bras droit de corruption et pots de vin pour des « secrets de fabrication » livrés à la concurrence. Si bien qu’il dut du bout de lèvres admettre son erreur et la justice octroya 11 millions à ces trois là, pour laver leur honneur… (Les malheureux malades et mourant à cause de l’amiante apprécieront avec leur 20 milles balles…). Bref, un de ces VIP, totalement coupé de l’humanité, qui aurait pu bien tourner et qui devient un prédateur psychopathe à tendances mégalomaniacs, chez ces gens là c’est un classic du genre. Si, bien qu’à la fin, il s’est fait des ennemis, qui gardaient très certainement sous le coude ses petites magouilles, en attendant de frapper. Pour vraiment se mettre tout le monde à dos, lors de la réunion de 2017 des actionnaires, pour une fois, le salaire de leur PDG fut refusé par le vote…Et bien, rien à foutre-Carlos, s’est assis dessus, son conseil d’administration l’a suivi, et ses 16 millions sont passés comme lettre à la poste. Lorsque…

Paf ! Novembre 2018, lorsqu’il atterri à Tokyo, 4 agents montent dans le jet, lui passent les menottes et l’embarquent. Depuis, il croupi dans une cellule pas plus grande qu’un chiotte de gare, ne voit personne et sa chambrette est éclairée 24 sur 24 ; Comme du Strauss khan en rediffusé, sans la st clair et son chéquier…

Si on pousse un peu plus loin, car après tout « le grand homme » n’est qu’un employé, on peut penser que ça se passe plus haut.

Nissan vend 5,8 millions d’autos par an, Renault « que » 3,8. Depuis un certain temps, en avançant en crabe, l’état macronien, par le biais de lèche boule Bruno le maire voudrait une fusion des deux fabricants, mais que Renault garde le contrôle. L’Alliance Renault-Nissan en son temps fut bénéfique pour ces deux là, mais, il serait intelligent et rentable que les japonais reprennent leur liberté après 20 ans avec ces français. En affaire, la reconnaissance du ventre n’existe pas. Donc, de provoquer un scandale, puis de lâcher Ghosn fissa, puis de mettre à la tête de Nissan nommé Hiroto Saikawa…. et hop, plus d’alliance, plus de franchouillard mettant le nez dans le bol de riz et surtout la compagnie garderait dans son giron Mitsubishi, très rentable… Renault, repartirait avec ses caisse à savon, et ses profits limites, et surtout ses problèmes de gestion de facteur humain : les grèves ne sont pas populaires sur l’ile, les grandes gueules on les transforment en nouilles ramem, qui ne la ramènent pas. Banzaï… et bye bye, sayonara bro !

Comme moi…Vous vous dites qu’avec de telles rémunérations (en 10 ans il a eu 485% d’augmentation) ce qui ferait votre SMIC à 48.500 mensuel, de quoi remplir le caddy non ? Tout cela à cause d’un ego hors galaxie : il désirait encore plus, car, très flatté d’avoir été contacté par Obama, pour prendre la tête de General Motors qu’il refusa, il voulait cependant être rémunéré comme la PDG actuelle, soit, 22 millions par an…Il restait persuadé de ne pas mériter moins. Quant à ses magouilles, et bien, il pourra y réfléchir pendant une bonne décennie, dans sa prison 5 barreaux/5 galetas de Tokyo.

Etre tout en haut là haut, là haut, et chuter vertigineuse, tout le monde vous plante, c’est table rase, les amis, les partenaires s’évapore tel un levant nuageux sur Okinawa.. D’ailleurs les français du gouv. Jamais en reste, sont à la recherche d’un nouveau patron pour Renault, et magic, ils en ont trouvé un : Thierry Bolloré… Que l’aventure continue…

Et oui, cher Carlos, tu Manga de rien, pourtant : pierre qui roule n’amasse pas Ghosn… Amen !

Georges Zeter/janvier 2019



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