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31 octobre 2020

Pourriture raciste



La vidéo d’un groupe d’adolescents américains, casquettes « Make America great again » vissées sur la tête, qui harcèlent, intimident et insultent Nathan Phillips, un ancien de la tribu d’Omaha et vétéran de la guerre du Vietnam qui se trouvait à Washington pour la Marche annuelle des Premières Nations, a fait le tour du globe le week-end dernier.

Tout a commencé quand les jeunes ont entouré quatre hommes noirs, qui prêchaient, bible à la main. Des insultes ont fusé. La tension a monté. Nathan Phillips s’est avancé avec son tambour pour séparer les deux groupes de manière traditionnelle.

Bientôt, on voit les élèves imiter une danse autochtone, se moquer des chants de Nathan Phillips, tout en scandant « build that wall (construisez le mur) » et autres « trumpismes ».

Ces étudiants, qui assistaient à une manifestation antiavortement (de quoi ils se mêlent, ces garçons ?) étudient à l’école secondaire catholique jésuite Covington, au Kentucky. L’école privée a soulevé la possibilité d’expulsions.

Pas ma faute

La mère du principal harceleur, le garçon qui tient tête à Nathan Phillips dans la vidéo, a fait porter le blâme de cette confrontation à des « musulmans noirs » (c’étaient des Hébreux noirs) tout en accusant Nathan Phillips de s’être trop approché de son fils avec son tambour.

Il n’y a pas de meilleur terreau pour le racisme que la famille. Quand l’école ne se substitue pas aux parents pour condamner le racisme, elle condamne des jeunes à passer leur vie à détester d’autres êtres humains sans savoir pourquoi.

En espérant que le prestigieux établissement pour garçons fasse son examen de conscience. Permettre à des élèves de porter la casquette présidentielle pendant une activité scolaire a été perçu comme une provocation.

Quand je débats des « mérites » du président Trump avec certains de ses supporteurs québécois, j’explique que sa personnalité me rebute plus que ses décisions. Je ne suis pas américaine, je n’ai pas voix au chapitre politique, mais je me permets néanmoins de condamner ses mensonges, 7000 en deux ans, son narcissisme maladif, son ignorance, sa paresse intellectuelle et sa tolérance pour le racisme.

L’après-Trump

Un jour, Trump quittera la présidence, bien qu’il jalouse Xi Jinping depuis que ce dernier s’est nommé président à vie de la Chine. Que restera-t-il de son règne ? Après l’élection de Justin Trudeau, le nouveau gouvernement canadien a su effacer les traces du passage de Stephen Harper, mais il faudra un temps fou pour réparer les relations internationales et pour retrouver la confiance des alliés des États-Unis à qui Trump préfère les autocrates que sont Poutine, Erdogan, Duterte, Al-Sissi, Netanyahou et Kim Jong-un.

Il faudra encore plus de temps pour raccommoder ce qui reste de la fibre morale des États-Unis, mais les commentaires sur les réseaux sociaux ne laissent aucun doute sur la réaction des Américains à l’agression dont a été victime Nathan Phillips. Les gens sont indignés, sauf les supporteurs de Trump qui crient aux fake news.

Cachez cette pourriture que je ne veux pas voir.



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