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18 January 2019

Vers une révolution globale — Bellagha Ilyes



Le monde entier est en tourbillon, dû à une intolérance et un extrémisme d’une part et à un populisme d’autre part. Le populisme qu’il soit de droite ou qu’il soit de gauche n’appelle pas à la haine, mais il l’exploite. Car la haine n’est qu’une pulsion, elle a une existence primitive et individuelle, alors que le populisme a une existence sociale et une force historique. La haine devient ainsi, une terre en friche que le populisme aménage à sa guise, un territoire. Ce territoire est un concept qu’on approche selon différents points de vue : géographique, politique et géopolitique et en même temps, il est l’aire d’une conception commune de vie.

Ainsi, l’Islamisme d’un côté et le nationalisme occidental de l’autre sont un travail de la haine portée sur le Distinct, ce travail est une expansion tourbillonnante proche orientale sous le titre de l’Islamisme et un repli tourbillonnaire occidental sous le titre du nationalisme. Avec une excitation de la haine et un discours populiste comme performeurs, l’émersion à la surface de ces deux titres, touille notre état en un conflit. Ce mouvement de tournoiement qui semble venir de la confusion et aller vers le chaos, peut être abordé d’une manière autre que selon des sous-entendus moraux qui s’appuient sur des politiquement-corrects et des Vrais qui ne sont pas nécessairement réels.

Ce tourbillon est une déterritorialisation/reterritorialisation d’un territoire physique ou idéel dont le Brexit est un exemple ; un exemple d’un repli sur un territoire géographique et dont l’élection de Donald Trump est l’exemple d’un repli sur un territoire conceptuel.

Si la haine n’a pas été le vrai moteur qui a façonné le monde, elle a été l’un des plus grands actants. Des frontières se sont faites et des empires se sont défaits pour céder la place à d’autres, certes essentiellement par intérêt et convoitise, mais la main qui exécute a souvent été la haine.

L’histoire n’est pas faite uniquement de grands événements, elle contient aussi des informations futiles qui parfois assemblées, s’avèrent être utiles. Comme celles dont tout a commencé, par une confrontation entre des habitants et une police nationale tunisienne dans un petit village, Menzel Bouzaiane, un village à la périphérie de Sidi Bouzid, ville qui elle-même trouve à la périphérie de Tunis, capitale d’un pays à l’écart, aussi bien de la sphère proche-orientale que de la sphère occidentale. Lieu d’une révolution qui bouleversera par la suite tous les pays de la rive sud-orientale de la méditerranée et qui a inversé le couple centre/périphérie, si on le prend dans le sens de qui domine qui, en un couple périphérie/centre.

Cette nouvelle prépondérance de la périphérie sur le centre se trouve dans un nouveau monde où des informations canalisées par les réseaux sociaux dominent celles des sources traditionnelles. Les informations partagées sur Facebook, concernant les événements tunisiens de décembre 2010/ janvier 2011, relayés par la suite par les médias conventionnels, faisaient des réseaux sociaux, une source qui informe les mass-médias et non l’inverse, mais surtout une source d’auto-information en boucle, aboutissant ainsi à une autosuffisance informationnelle s’appuyant sur un réseau permettant une viralité impressionnante, une bouche à oreilles 2.0.

Bellagha Ilyes





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