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25 June 2019

Acte VIII, être désespéré devient un crime – 24heuresactu.com



Après deux semaines de vacances, le Gouvernement se remet enfin au travail. Malheureusement, étant donné la teneur des propos du porte-parole, Benjamin Griveaux, les ministres et secrétaire d’Etat auraient mieux fait de rester les doigts de pied en éventail devant la cheminée. L’année commence avec une volonté de destruction. Il faut détruire les gilets jaunes quitte à passer à la phase ultime de la répression. Au programme, incarcération directe, mise en examen et déclarations délirantes visant à faire passer les Français mécontents pour des nazillons prêts à répéter (avec plus de succès) le Putsch de la Brasserie.  

Les fêtes terminées, les gilets jaunes sont de nouveau mobilisés. Plus exactement, la mobilisation continue, mais se veut plus consistante avec la fin de la trêve de Noël. L’Acte VIII va déferler sur la France. De la petite bourgade à la capitale, les rues vont voir fleurir des gilets jaunes comme des fleurs au printemps. Les journalistes, pas très rassurés face à un mouvement qui ne les estime guère, comptent fébrilement le nombre de participants inscrits sur les réseaux sociaux avant d’expliquer doctement qu’il y a toujours moins de monde dans la rue que pour cliquer sur un événement Facebook… Le journalisme français dans toute sa splendeur.

Des gros mots pour cacher une peur panique ?

Quand il n’est pas à compter le nombre de « like » sur les réseaux sociaux, le journaliste se rend aussi à l’Elysée écouter la bonne parole de son employeur. En ce 4 janvier, à la veille de l’Acte VIII, ils ont eu droit à un festival signé Benjamin Griveaux. Certainement requinqué par ses vacances, le porte-parole du Gouvernement a multiplié les attaques. Selon ce petit marquis, « ceux qui restent encore mobilisés » sont de dangereux « agitateurs qui veulent l’insurrection et, au fond, renverser le Gouvernement ». Renverser le Gouvernement ? Non, les gilets jaunes veulent seulement être considérés et non pas matraqués dans tous les sens du terme. Mais à force de ne pas les entendre et de les criminaliser, le renversement du Gouvernement risque d’être une simple conséquence du mouvement…

Cette perspective sème l’effroi au sein de l’exécutif. Pourquoi lâcher un si beau poste avec tous les avantages que cela comprend ? Il faut faire face et les bras cassés du Gouvernement se sont échinés à faire de l’image en se réunissant pour un petit-déjeuner place Beauvau avant de filer à pied à 30 mètres de là dans la forteresse élyséenne. En faisant un plan très serré, on aurait pu croire à une manifestation pro-Macron ! Il ne manquait plus qu’une pancarte « Macron démission » pour se croire déjà au 20 janvier, date à laquelle une marche en faveur de Macron est censée se dérouler. Il faudra que les ministres mobilisent leur famille pour dépasser la centaine de participants…

Une fois les images d’un Gouvernement combattif mises en boîte, c’est donc Griveaux qui a tenu à rappeler de quel bois il se chauffe. Les Français sont en colère, désespérés par une politique qui les brutalise et les coule ? He bien ils en auront plus encore ! « Nous devons aller sans doute encore plus loin dans le changement, être encore plus radicaux dans nos méthodes, nos manières de faire, dans notre style… ». Oui, Griveaux a bien affirmé ça et pense même que les délires macroniens sont l’expression de « l’envie de changement des Français car c’est cette envie qui nous a porté au pouvoir (…). Peut-être avons nous trop composé avec certains conservatismes. Il faudra changer cela». Le message est clair : 2019 sera l’année du macronisme ou ne sera pas.

Et pour éviter tout échec, c’est donc la prison pour les figures les plus remarquées du mouvement. Un gilet jaune, une rue trop proche d’un lieu de pouvoir et c’est directement la case prison. C’est ça la nouvelle radicalité du pouvoir ! Dommage qu’elle ne s’exerce que maintenant et seulement sur les citoyens qui expriment leur scepticisme vis-à-vis de Macron. Si cette radicalité avait été mise en place il y a déjà quelques années et contre les vrais délinquants, la France ne serait pas dans cet état. Trop tard, il va donc falloir assumer d’une manière ou d’une autre…





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