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21 January 2019

Griveaux pérore puis prend la fuite – 24heuresactu.com



Quelle histoire ! Benjamin Griveaux, le porte-parole du Gouvernement qui ne fait que mépriser les Français et les insulter à longueur de déclarations fait la Une de l’actualité bien malgré lui. Alors qu’il « travaillait » dans son bureau des beaux et ultra sécurisés quartiers parisiens, il a pris la fuite en quelques secondes après l’arrivée d’une poignée de « gilets jaunes » dans la cour de son ministère. Une attaque « contre la République » ou contre un individu symbole d’un pouvoir qui veut mettre les Français à genoux pour mieux rester debout ?

Alors que tout le monde dénonce les critiques faciles, les insultes sur Internet et les réseaux sociaux, le porte-parole du Gouvernement tient une attitude similaire par voie de presse et sur Twitter. Cet homme qui a toujours quelque chose à dire depuis qu’il a été propulsé au porte-parolat après un très court et catastrophique passage au ministère de l’Economie, semble avoir perdu le fil d’une pensée pertinente. Griveaux bande les muscles sur Twitter et se planque comme le pleutre dès lors que la réalité se rappelle à lui… Un bel exemple d’une République forte et sereine !

Griveaux vitupère et fuit

Mais que s’est-il vraiment passé en ce 5 janvier ? Pour tenter de répondre à cette question aux recoins bien mystérieux, il est important de rappeler la sortie délirante de Griveaux la veille. La Macronie est contestée et détestée, les instituts de sondage n’arrivent même plus à faire semblant, mais pour le porte-parole du Gouvernement le problème n’est pas la politique menée, mais son degré d’intensité. La solution ne serait donc pas de changer de politique (les rares et puissants soutiens de Macron n’apprécieraient pas). Ainsi, selon Griveaux, « Nous devons aller sans doute encore plus loin dans le changement, être encore plus radicaux dans nos méthodes, nos manières de faire, dans notre style… ». (…). Peut-être avons nous trop composé avec certains conservatismes. Il faudra changer cela ».

De tels propos montrent que soit le Gouvernement est complètement aveugle à la détresse et à la colère des Français ou alors il souhaite leur implosion pour mieux les ramasser à la cuillère. Alors, on dit que la mobilisation est en « phase de conclusion » comme Hollande (ancien chef des socialistes Griveaux et Castaner) et on agite le spectre d’une « insurrection » qui est le fait de quelques « agitateurs » qui veulent « renverser le Gouvernement ». Voilà pour le contexte le plus récent.

La température est montée d’un coup lorsque les portes du ministère occupé par Griveaux ont été défoncées par un chariot élévateur qui a servi de bélier. Les gilets jaunes sortent-ils dans la rue avec leurs engins de travail ? Non, ce chariot élévateur était juste là, dans la rue, à proximité du ministère. Une rue désertée par la police quand bien même bon nombre de ministères s’y trouvent et que le quartier est rendu inacccessible par les forces de l’ordre qui tentent (entre autres) tant bien que mal de tenir une passerelle enjambant la Seine. Il ne faudrait pas que les gilets jaunes ne s’approchent pas de ses seigneuries macroniennes.

Donc aussi étrangement que cela puisse paraître, pas de police alors qu’en temps normal il y a toujours des hommes en faction rue de Grenelle. Pas de policiers, mais un chariot prêt à être utilisé par la première tête brûlée. Eh hop, une porte défoncée sous les yeux de caméras du ministère dont les images ont été données très rapidement à BFM TV. Un ministère est attaqué (seule la cour verra quelques gilets jaunes casser le peu qui s’y trouve pendant quelques minutes), et la première réaction du ministère est d’envoyer les images aux médias… La République de l’image a la vie dure !

Il n’en fallait pas plus pour que Griveaux prenne la fuite en compagnie de son officier de sécurité. Par bonheur pour sa sainte personne, il en fut juste quitte pour une belle frayeur et un changement de slip express. Le bouffon du roi a eu grand-peur, mais n’a pas mis sa langue (ni ses doigts) dans sa poche pour déclarer que « c’est la République » et « la maison France » qui a été attaquée par des « ennemis » de la « démocratie ». Il suffit de lire les tweets en réponse à ce gémissement pour voir que beaucoup de monde n’est pas d’accord avec cette lecture… Une attaque très toutefois très forte au niveau symbolique qui est le fait de quelques gilets jaunes radicalisés par des mois de mépris du pouvoir ou de simples casseurs venus sans difficulté à la bonne adresse pour cueillir Griveaux ?

L’enquête de Sieur Castaner devrait rapidement pencher vers la première solution – elle est tellement plus pratique politiquement ! L’heure est à la condamnation de ces actes. Ils doivent l’être, mais il faut arrêter de criminaliser les Français qui expriment leur ras-le-bol depuis deux mois. Les fruits de cette politique sont visibles chaque samedi et il ne faudra pas attendre bien longtemps pour que de vraies tragédies aient lieu. Des drames qui laisseront sur le carreau le petit peuple (en uniforme ou en gilet jaune) et non des ministres qui ont compris la leçon et vont trouver une excuse pour décamper de la capitale une fois le week-end venu.





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