Aller à…
RSS Feed

27 octobre 2020

L’euro fête ses vingt ans et les Français comptent leurs dents – 24heuresactu.com



Ce 1er janvier 2019 n’a pas été qu’un simple passage à la nouvelle année. Ce jour a aussi été le vingtième anniversaire de l’euro. Notre chère (et même trop chère) monnaie unique n’a malheureusement pas célébré cet anniversaire comme ses ayatollahs l’avaient imaginé. La faute à un fonctionnement chaotique. La faute aussi et surtout à des Européens qui s’expriment de plus en plus contre cette prison monétaire qui interdit la moindre critique malgré un lourd passif et un avenir encore plus noir encore.

L’euro, c’est la croissance, le plein emploi et tout ce que tu voudras. C’est ainsi que les européistes ont vendu aux peuples une monnaie unique vouée à l’échec. Il est vrai que sur le papier, une monnaie unique avait de quoi séduire. Commercer et voyager plus facilement entre pays européens, ne plus être à la merci du Dieu dollar, et entrer dans un cycle vertueux ad vitam aeternam où le mot « chômage » aurait été remisé dans une boutique de vieilleries. Aujourd’hui, le chômage fait la Une de l’actualité comme quoi l’euro n’a pas vraiment réussi sa mission…

Combien de dents laissés sur l’autel du Dieu euro ?

L’euro fonctionne, mais certains pays n’ont pas fait les réformes pour s’y adapter disent encore certains mordus de la monnaie unique. Mais comment s’adapter avec des pays aussi différents que l’Allemagne, l’Italie, la Slovénie ou encore la Grèce. Il n’y a qu’à rappeler les taux de conversion dévoilés il y a vingt ans pour se rendre compte de l’impossibilité de la tâche. Un euro valait 1,95583 deutschemarks, 6,55957 francs, et 1 936,27 lires italiennes. Effacer de tels écarts d’un trait de plume est l’œuvre d’irresponsables dont les effets n’ont pas tardé à se faire sentir.

Mais pour qu’une crise bien meurtrière ait lieu (oui, les crises économiques font des morts), il faut aller au bout de la logique et accepter, par exemple, un pays comme la Grèce. Pour démontrer son attractivité aux yeux du monde, la zone euro a tout fait pour intégrer de nouveaux pays aux onze initiaux. La Grèce a donc fait partie des heureux élus malgré des comptes publics truqués à l’aide des mêmes banques privées qui font le sale boulot de l’UE. La Grèce est donc entrée et a explosé à la moindre étincelle. Cette dernière s’est produite en 2012 et le pays est toujours en ruines (pas celles de la Grèce antique). Cerise sur le gâteau, le pays est dirigé par un excité d’extrême gauche qui a trouvé le calme dans la Maison libérale Juncker & compagnie…

Le reste des pays membres de la zone euro n’a pas de quoi fanfaronner. L’Italie, le Portugal, l’Espagne, la France ou encore la Belgique ont des résultats économiques déplorables et la faute n’est pas à mettre sur le compte de gouvernements populaires et non pas populistes arrivés aux affaires il y a six mois. L’honnêteté intellectuelle impose aussi de dire que Macron n’est pas entièrement responsable des conséquences effroyables de l’euro sur la France. Mais il est coupable de vouloir à tout prix un renforcement de l’euro au détriment d’une souveraineté française déjà bien mal-en-point.

L’euro ne fonctionne pas ? Il faut donc plus d’euro hurlent les macronistes et autres épigones européens. Alors le président français s’échine à vouloir un budget pour la zone euro avec l’idée de payer pour encore plus mal barré que nous ou pour pomper l’argent d’une Allemagne qui fait son beurre sur le dos de ses partenaires ? Au rythme où va la France, la seconde solution se dessine de plus en plus même si officiellement tout va bien. Le chômage est un songe (c’est pourquoi les chômeur se prennent un nouveau décret en pleine face) et le pouvoir d’achat est triomphant (ce qui explique la folie fiscale de nos gouvernants). D’ailleurs, le pouvoir d’achat était l’une des promesses phares des créateurs de l’euro. Une monnaie unique, c’est un pouvoir d’achat renforcé… Le résultat est cataclysmique même si on soutient toujours dans les médias qu’il n’y a pas eu d’inflation délirante avec l’introduction de l’euro. C’est bien connu, le Français achetait sa baguette de pain au prix de 8 francs en 1998…

L’euro n’a pas d’avenir, car il est bâti sur un totem idéologique, une croyance aveugle qui criminalise celui qui ne fait pas d’offrandes à ce Dieu jaloux et destructeur. L’euro est voué à disparaître dans un grand fracas. Sa survivance aux crises de 2008 et 2012 n’est en rien le signe de sa solidité. Toutes les monnaies peuvent survivre aux pires crises en coulant des pays entiers. C’est ce que fait l’euro. La question est de savoir si les Français (ou d’autres peuples) oseront en sortir avant que cette monnaie ne leur éclate une bonne fois pour toutes au visage.





Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Défiler vers le haut