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22 February 2019

Gilets jaunes : la peste brune de retour ?



A l’écoute (officiellement), aveugle et surtout de mauvaise foi. Voici le costume revêtu par le Gouvernement à l’occasion des fêtes. Après une nouvelle journée de mobilisation moins dense, le pouvoir tente de passer un dernier coup de balai pour faire place nette avant la fin d’année. Les gilets jaunes qui ne sont pas rentrés chez eux sont de nouveau considérés des « putschistes » à forte tendance « raciste » et « antisémite ». Les attaques viennent de Benjamin Griveaux, c’est-à-dire de Macron lui-même. Il faut annihiler par l’opprobre et la judiciarisationafin de mettre un terme à une mobilisation trop dangereuse pour le pouvoir.

Ils ne seraient plus que 36 800 manifestants dans toute la France selon le ministère de l’Intérieur. Les chiffres conçus par Castaner sont toujours aussi suspects, mais il est certain que les gilets jaunes ont moins battu le pavé à trois jours de Noël que lors des week-ends précédents. Il s’agit de la fin du mouvement à en croire les hautes autorités du pays. Castaner jubile et parle de « réel tassement de la mobilisation » sans comprendre que l’année 2019 sera certainement la dernière passée Place Beauvau. Le ministre de l’Intérieur va au devant de grandes désillusions, mais pour le moment, place au contentement et à la criminalisation de ceux qui n’ont pas déposé leur gilet jaune pour une trêve de Noël.

Le ventre de la bête blablabla

A en croire le Gouvernement, ces 36 800 manifestants sont presque tous des séditieux qui veulent abattre la République (et la démocratie ?). La preuve, une vingtaine de gilets jaunes a entonné « la quenelle », une chanson parodique de l’humoriste Dieudonné dans laquelle le geste de sodomisation du système est clairement revendiqué. Un geste «  initialement perçu comme potache mais devenu une référence claire à l’antisémitisme depuis plusieurs années » selon Le Figaro. Qui en a fait une référence antisémite ? Et quand exactement ? Des questions simples auxquelles est bien incapable de répondre le journaleux auteur de ces lignes…

Brefs, les gilets jaunes ne seraient que d’affreux antisémites. La preuve (encore une), BHL a tweeté ce moment infâme. Si BHL tweete, c’est qu’il y a un crime contre l ‘humanité de commis. Autre preuve, des policiers ont été pourchassés sur les Champs-Elysées par des émeutiers. Une moto de police a été abandonnée quelques instants et un policier a dû sortir son arme face à un assaillant. C’est la première qu’une telle scène se déroule et là encore ce sont tous les gilets jaunes qui sont sciemment confondus par le pouvoir avec des petites frappes venus se faire du flic et quelques larcins faciles.

Ailleurs en France, certaines manifestations ont connu des accès de violence comme à Nantes, une ville socialiste (salut Jean-Marc Ayrault !) qui a sa petite réputation en termes de délinquance et de mouvements d’émeutes. On est loin du chaos de la fin novembre, mais il est plus qu’urgent pour le Gouvernement de mettre un terme définitif à la contestation. Alors, on sort Benjamin Griveaux du chapeau, porte-parole du Gouvernement et béni-oui-oui de la Macronie pour affirmer que la mobilisation revêt « un seul visage lâche, raciste, antisémite, putschiste ». De quoi habiller les gilets jaunes pour l’hiver et leur faire passer les fêtes en prison.

Un sort qui attend peut-être le gilet jaune Eric Drouet qui a été interpellé à Paris alors qu’il marchait pacifiquement. Extrait de la foule (il était clairement ciblé), il a été placé en garde à vue pour « organisation illicite d’une manifestation sur la voie publique, port d’arme prohibé de catégorie D, et participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations ». La première partie de l’accusation aurait dû valoir des milliers de garde à vue quotidiennement depuis un mois si la loi était la même pour tous. Quant à la dernière partie de l’accusation, elle vaut son pesant d’or… Digne de « Minority Report ».

Plus rien ne doit dépasser pour oublier cette année cataclysmique pour la Macronie et éviter une résurgence du mouvement dès janvier 2019. Macron ne veut pas connaître le même sort que son mannequin décapité à Angoulême après une parodie de procès. On le comprend et tous les actes de violence sont à dénoncer. Qu’ils soient le fait d’anarchistes ou du pouvoir.



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