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19 April 2019

Crise des Gilets jaunes, comment la France devient un contre-modèle au Québec




Les Gilets jaunes retiennent l’attention un peu partout dans le monde et le Québec ne fait pas exception à la règle. Le Premier ministre, François Legault, a déclaré qu’il allait agir pour «éviter ce qui se passe en France». Comment perçoit-on la situation française dans la Belle Province? Sputnik fait le point.

Depuis le premier acte des Gilets jaunes, le Québec suit la montée de ce mouvement. Les Québécois sont moins près de la France qu’à une certaine époque, mais conservent une relation particulière à ce pays. Dans leur ensemble, les Québécois suivent de plus en plus l’actualité américaine, mais gardent toujours un œil sur le pays des Lumières. Après tout, la France reste leur mère patrie…

Le Premier ministre du Québec, François Legault, a déclaré qu’il voulait éviter qu’une telle crise ne survienne dans sa province. «Si on veut éviter ce qui se passe en France avec les Gilets jaunes», il faut continuer à réduire le fardeau fiscal des Québécois, estime le nouveau Premier ministre, qui est entré en fonctions en octobre dernier. M. Legault considère que la population française est surtaxée, ce qui serait la principale cause de la crise actuelle. M. Legault a rappelé que la société québécoise était l’une des plus taxées en Amérique du Nord, un problème auquel il veut remédier.

Le Québec ne doit pas répéter les erreurs de la France
François Legault veut éviter de décréter «l’état d’urgence économique et social», comme l’a fait son homologue Emmanuel Macron. Un état d’urgence qui semble loin d’être exagéré, du moins vu du Québec. Peu habitués aux manifestations violentes, les Québécois entretiennent une culture de la tranquillité, qui tranche beaucoup avec la passion révolutionnaire qui existe encore en France. Dans le confort de leur foyer, les Québécois voient une France pleine de barricades, de manifestants, de policiers et de voitures enflammées, un pays qui semble sombrer dans le chaos et la violence.

Les Québécois ont connu des épisodes historiques d’une grande intensité, mais leur tempérance les a généralement tenus loin de ce genre de genre de tumultes. On raconte que c’est leur côté «anglais» qui les rend si modérés, à l’inverse des Français qui auraient davantage le «sang chaud». Contrairement aux Québécois qui ont presque intégré le monde anglo-saxon, les Français sont restés fidèles à leurs origines latines, ce qui les rendrait plus prompts à la révolte. Une vision quelque peu clichée de ces deux peuples frères, mais qui contient une certaine part de vérité.

Plus modérés, les Québécois?

De l’autre côté de l’Atlantique, la montée des Gilets jaunes peut apparaître comme une sorte de mauvais «remake» de la Révolution française. Ce que n’ont pas manqué de souligner quelques chroniqueurs ces dernières semaines. Pour les Québécois qui connaissent un peu l’histoire, il est facile d’imaginer un Emmanuel Macron assiégé par des hordes de citoyens mécontents à la veille d’un grand bouleversement. Un Président Macron qui a pensé pouvoir surfer sur son image de Jupiter, de Président-monarque, mais qui en payera probablement le prix auprès de l’électorat.

Pour les Québécois, la modestie est une grande qualité, une vertu que le président français ne peut certainement pas revendiquer. Le Québec est un pays où les politiciens doivent faire preuve d’un sens extrêmement aiguisé de la proximité. De la Belle Province, il est facile de voir Macron comme un président détaché, théâtral, incapable de comprendre les réelles aspirations du peuple. Des aspirations concrètes, relatives à l’amélioration de la qualité de vie. L’ancien Premier ministre québécois, Philippe Couillard, s’est longtemps fait reprocher d’être déconnecté de la réalité populaire, et en a beaucoup souffert lors du dernier scrutin.

Un mauvais «remake» de la Révolution française?

Mais outre les Gilets jaunes, la France semble souffrir de nombreux problèmes, ce que reflètent les médias et ne manque pas de souligner une certaine droite au Québec. La gauche québécoise reste assez silencieuse sur ce qui se passe en France, mais les nationalistes restent attentifs à l’évolution de ce pays. Bien sûr, ils le font par affinité culturelle, mais aussi par crainte de voir le Québec développer des problèmes similaires.

Dans un discours qu’il a prononcé le 8 décembre dernier, le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, a affirmé qu’il fallait à tout prix éviter de répéter les erreurs de certains pays européens en matière d’intégration. Il n’a pas nommé la France, mais il est évident qu’il y faisait implicitement référence.

Avec la montée des Gilets jaunes, la multiplication des attentats terroristes et les problèmes d’intégration, la France commence à incarner un contre-modèle pour un certain nombre de Québécois. La France serait un État trop ambitieux, dont il ne faudrait pas imiter les politiques. Un pays dont il ne faudrait pas trop s’inspirer, malgré sa grande histoire.





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