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18 septembre 2020

gardes à vue pour des masques, et du sérum physiologique. Correctionnel pour un casque de chantier et un gilet jaune



Ces deux informations démontrent que la justice devient clairement politisée en France. En temps normal, aucun de ces faits ne mériteraient ni gardes à vue et encore moins de passer en correctionnel. Il s’agit clairement d’une dérive dictatoriale ou l’on accuse les gens sur la base d’intentions très floues.


 Encore, que l’on reproche à quelqu’un d’être venu avec des pioches, couteaux ou autres, c’est logique mais des masques de peintres et des lunettes sont des équipements uniquement de protection qui sont parfaitement légitimes et légaux puisque la police a montré dans les autres manifestations qu’ils utilisaient à outrance les lacrymogènes y compris sur des manifestants pacifistes. Le gouvernement a exigé des manifestants qu’ils ne bénéficient d’aucune protection d’aucune sorte. On a vu ce que ça a donné.
L’ordre de confisquer tout matériel de protection est immoral et savoir qu’en plus cet ordre a servi à priver de liberté des manifestants est aberrant. Entre ceux qui n’ont même pas pu arriver à Paris et ceux qui ont été privés de se joindre aux autres sur la base d’arguments fallacieux, cela doit faire un bon paquet de gens qui n’ont pas pu manifester et qui ont été emprisonnés de façon illégale. Comment peut-on tolérer qu’une personne soit emmené en garde à vue pour un gilet jaune? Fawkes

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14H de gardes à vue pour des masques de peintres et des lunettes de protection 

Samedi, ils étaient encore nombreux à manifester à Paris pour l’acte 4 de la mobilisation des Gilets jaunes. Une journée, une nouvelle fois émaillée de violences dans Paris notamment, et qui a donné lieu à près de 2 000 interpellations dont plus de 1 700 gardes à vue à travers toute la France, selon les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur, donnés dimanche matin. Parmi eux, Éric*, mécanicien dans l’industrie, est venu d’Alsace pour manifester. Il a été placé en garde à vue avec sa femme et son fils pendant 14 heures avant d’être relâché. En colère, il témoigne pour Le Parisien.

« Je suis écœuré : on nous a empêchés de manifester. Cela conforte ce que je pense depuis un bout de temps : il n’y a pas de réelle liberté d’expression en France. Ce qui s’est passé samedi, c’est digne de la Corée du Nord ou de la Russie.

Nous venions de nous garer, rue de la Bienfaisance, à Paris dans le VIIIe arrondissement. Nous étions à 200 m de la voiture quand les gendarmes nous sont tombés dessus. Ils nous ont collés contre le mur, fouillés et nous ont demandé notre carte identité que nous avons fournie. Nous n’avions rien de compromettant sur nous. Ils ont exigé que nous ouvrions notre coffre de voiture. À l’intérieur, il y avait trois masques de peintre encore dans leur emballage, et des lunettes de protection. On les avait laissés dans la voiture, car durant le trajet, on avait appris par la radio que c’était interdit.

«J’ai refusé de signer la procédure»

Les gendarmes nous ont parlé d’armes de première catégorie et nous ont placés en garde à vue pour participation à un attroupement en vue de commettre un délit ou un crime. Ils nous ont conduits dans une rue perpendiculaire où nous sommes restés alignés face à un mur avec une dizaine d’autres manifestants durant plus de deux heures. Après nous avons été conduits en fourgon cellulaire au commissariat du XIIIe arrondissement et placés en cellule.

J’étais avec mon fils, mais ma femme était seule. Elle est encore très choquée, elle ne s’était jamais retrouvée en garde à vue. Elle est agent de production. Heureusement qu’un ami nous a trouvé un avocat, sans lui, je pense que nous serions encore en garde à vue. Nous étions une vingtaine dans une cellule qui était faîte pour en accueillir moitié moins. Des manifestants pacifistes comme nous. L’un d’entre nous a été interpellé avec un casque alors qu’il venait de cadenasser sa moto, un autre a été arrêté sans raison alors qu’il avait sur lui une pièce d’identité et 100 euros. Nous avons été libérés à 22 heures, avec un rappel à la loi. Moi, j’ai refusé de signer la procédure.

C’est une honte. Quelle image mon fils va avoir désormais de la police, de la justice. J’ai été Casque bleu lors de la guerre en ex-Yougoslavie. Jamais je n’ai vu l’armée se comporter avec les populations comme les forces de l’ordre, ce samedi. Cela ne nous empêchera pas de revenir, nous ne lâcherons pas, nous irons jusqu’au bout. Le système est pourri, on méprise les petites gens. 

[…]

13 heures de garde à vue non justifiées !_” pour “Des lunettes de piscine et du sérum physiologique”

L’amiénois d’une cinquantaine d’années nous l’assure : il n’avait “que du sérum physiologique et des lunettes de protection, type lunettes de natation, dans [son] sac à dos. Et un petit drapeau blanc, symbole de paix !”, ajoute-t-il dégoûté. Selon lui, c’est lors d’une “quatrième, cinquième fouille”, il ne sait plus, que les policiers auraient décidé de l’embarquer “pour de simples contrôles”. Lorsqu’il arrive au commissariat de Barbès, on prend ses empruntes et quelques photos, “comme un vulgaire casseur !”, s’indigne Patrice, ensuite placé en cellule. 

“Nous inciter à ne pas revenir”

Libéré peu après 22 heures sans poursuites judiciaires, il a refusé de signer le PV de la police. “J’ai seulement signé le rappel à la loi, explique-t-il en le lisant : il est décidé de ne pas donner de suite judiciaire à [votre] procédure, à condition de ne pas commettre d’autre délit pendant 1 an. A défaut [vous] serez poursuivi”. Pour Patrice, il s’agit là de “faire peur” aux manifestants pour les “inciter à ne pas revenir le week end suivant”. Lui a décidé de revenir si la mobilisation se poursuit ce samedi 15 décembre. Il envisage de porter plainte. “

[…]

Des Français au Tribunal correctionnel pour avoir dans leur voiture un… gilet jaune et un casque de chantier!

De très nombreux abus de pouvoir ont été commis en France par les forces dites de l’ordre, depuis deux semaines. Non seulement des arrestations arbitraires, au mépris des lois, mais même des convocations au Tribunal correctionnel ! La preuve avec ce document que nous avons récupéré. Ce monsieur est persécuté par la justice – qui laisse tranquille les racailles et les politiciens véreux – car, bien qu’il n’ait strictement rien fait, il avait dans sa voiture un casque de chantier (interdiction de se protéger) et… un gilet jaune ! Pourtant le Régime a rendu la présence de ce dernier obligatoire dans chaque voiture il y a quelques années ! Ils deviennent fous, il faut les arrêter !



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