Quelle histoire ! Après avoir affirmé qu’ils ne cèderaient pas face à la colère des Français, Emmanuel Macron et ses serviteurs ont finalement reculé. D’abord d’un pas en annonçant un moratoire, puis d’un deuxième pas en assurant qu’il n’y aurait pas de hausse de la taxe carbone en 2019. Rendez-vous donc en 2020 à moins que les Français ne saisissent la balle au bond et boutent une bonne fois pour toutes un Gouvernement qui a complètement perdu le contrôle (avant de perdre sa tête ?). 

Fort avec les faibles et faible avec les puissants. Le Macronisme respecte à la lettre cet adage et en fait tous les jours la preuve. Pendant dix-huit mois, les Français saoulés de propagande ont laissé sa chance à un vieux produit mis dans un emballage neuf, mais une fois branché à la prise, ils ont enfin compris l’arnaque. Le Macronisme est un puits sans fond dans lequel les citoyens sont sommés de jeter tout leur argent. Un jeu auquel ils ont enfin renoncé en dénonçant avec fermeté la nouvelle hausse de la taxe carbone. Un élément déclencheur qui aurait pu être en être un autre, mais qui a finalement pris forme pour plusieurs motifs.

La Macronie : une coquille vide prête à être jetée

Spécialisé dans le détroussage du citoyen, le Macronisme crée peu de nouveaux impôts (contrairement à son oncle hollandais), mais beaucoup de taxes. Il faut tout taxer et surtaxer voire taxer les surtaxes. Bref, il faut presser les Français comme des citrons, mais à force de les prendre pour des agrumes ils revêtent leurs gilets jaunes et passent un cocktail bien acide dans les veines des élites parisiennes. A tel point que le Gouvernement vient de céder en affirmant qu’il n’y aurait pas de hausse de la taxe carbone en 2019. Beaucoup de hochements de menton pour finalement s’écrouler bien vite. Trois semaines de crise et la Macronie mange son chapeau.

Le pire est qu’au lieu d’admettre tout de suite que le vase débordait, les Macron et autres Darmanin ont prétendu que la France penchait vers la droite de Pétain avant de faire semblant d’être à l’écoute pour mieux proposer un moratoire inique qui n’aura trompé personne. Une illusion qui n’aura tenu que 24 heures et qui a été remplacée par un autre songe. Pas de taxe supplémentaire sur les carburants en 2019. Mais quid de 2020 et après ? Les Français se seront-ils assez remplumés pour subir de nouveaux assauts dans un an ?

Le Gouvernement espère juste calmer les esprits et faire un report de taxe. Dans le temps dès 2020 ou avant si possible et dans l’espace. S’il ne taxe pas les carburants, il taxera autre chose bientôt pour un prétexte aussi fallacieux que la transition écologique… Tout est permis chez ces vieux marquis de la République, même le ridicule. Heureusement que ce dernier ne tue pas, car la France serait alors sans Gouvernement (un mal pour un bien certainement…). Macron et Philippe qui se chamaillent pour être celui qui passe pour être le plus à l’écoute des Français tout en leur faisant un doigt d’honneur, un Premier ministre qui annonce des moratoires avant de lâcher le mot « suppression », un Macron muet qui n’arrive plus à cacher sa solitude face aux huées méritées qu’il reçoit où qu’il aille, une Schiappa qui s’érige en défenseuse d’un retour de l’ISF avant de se faire recadrer comme une écolière par un Macron qui retrouve de la voix derrière les murs de l’Elysée…

Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre et ce ne sont pas les votes farcesques de l’Assemblée nationale qui peuvent changer quoi que ce soit. Le Gouvernement a souhaité un scrutin sur la logorrhée d’un Edouard Philippe plus vraiment droit dans ses bottes sans engager sa responsabilité. Pourquoi des irresponsables s’engageraient-ils à quelque chose ? Philippe a obtenu sa majorité de papier, mais cette séquence a entamé le compte-à-rebours qui doit le faire partir de l’Elysée. Après les européennes que l’on peut espérer catastrophique pour la Macronie ?

Enfin, que doivent faire les gilets jaunes ? Beaucoup seront peut-être désireux de rentrer chez eux après leur victoire contre le pouvoir. Il s’agit pourtant d’une victoire d’étape dans une guerre qui a été déclenchée par Macron contre le peuple de France. Les Français échapperont pendant un an à une hausse des taxes sur les carburants, mais ils ne (sur)vivront pas mieux pour autant. Le pouvoir s’effondre devant leurs yeux alors il faut pousser son avantage et reprendre le balai du dégagisme. Les macroniens ont démontré leur incapacité à gouverner le pays, ils doivent donc en tirer les conséquences. La mobilisation ne doit pas cesser pour que l’espoir d’une France vivable et meilleure puisse persister.





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