Rédigé par notre équipe le 03 décembre 2018.

Manifestation du mouvement des gilets jaunes, à Belfort, le 01 décembre 2018.

Le temps passe et la situation se dégrade de plus en plus pour le chef de l’Etat. Il pensait qu’un sourire carnassier suffirait à calmer les esprits, mais la mobilisation ne faiblit pas et c’est l’ancien monde qui est appelé à la rescousse. Un monde consubstantiel à une Macronie qui doit faire face à ses propres démons. La violence de casseurs professionnels n’est pas nouvelle, mais elle a pris une ampleur d’autant plus grande samedi dernier que les forces de l’ordre sont dirigées par un Castaner dépassé par les événements à moins qu’il n’en soit le complice plus ou moins (in)conscient…

Il y a comme un climat insurrectionnel dans l’air. Les gilets jaunes montrent depuis près d’un mois que le peuple n’est pas là que pour se faire tondre et aduler des élites méprisantes. Le peuple veut vivre et n’en peut plus des discours creux et des actes hostiles d’un pouvoir distant qui les rabaissent toujours. La fronde a gagné tout le territoire et au lieu d’écouter la colère, Emmanuel Macron s’est enfermé dans sa tour d’ivoire. Les gueux devront supporter la soi-disant transition énergétique et la capacité à réformer le pays demeurera intacte.

Les flics sacrifiés par un exécutif aveugle et sourd

Les réformes vendues comme novatrices et bénéfiques pour les Français ne les ont que précipités un peu plus dans le déclassement et la pauvreté. Il n’est donc pas étonnant de voir les gilets jaunes maintenir le cap malgré les tombereaux d’insultes dont ils ont été victimes de la part de tous les politiciens estampillés En Marche. Même les violences de ce samedi 1er décembre n’ont pas suffit. Les Français sont 72 % à soutenir la mobilisation au lendemain d’une journée qui restera dans les annales de la police.

Les chiffres commencent à sortir et sont inquiétants. Ils étaient environ 5 000 policiers et CRS à maintenir la paix civile aux alentours des Champs-Elysées ce samedi. Un déploiement de force impressionnant qui suscite aujourd’hui de nombreuses interrogations. Comment avec tant de policiers déployés a-t-on pu perdre à ce point le contrôle des rues parisiennes ? Plusieurs facteurs expliquent cette débandade sans nom.

Des professionnels de la casse et du pillage s’étaient donnés le mot. Le Gouvernement n’avait jusque-là rien fait pour éviter les débordements violents, alors ils se sont joints à la fête. Un Gouvernement inactif qui table sur le pourrissement, une justice gauchiste démissionnaire comme à son habitude et des racailles venus des bas-fonds de Paris et de sa banlieue pour semer le chaos. Tel est le cocktail explosif concocté depuis plusieurs semaines et qui a finalement pété samedi dernier.

D’autres explosions se sont fait entendre lors de cette journée. Les CRS ont tiré 14 000 grenades en une seule journée ! Des CRS qui n’ont fait qu’avancer puis reculer pour ré-avancer et reculer de nouveau. L’Arc de Triomphe a ainsi été pris deux fois aux casseurs puis rendu sans la moindre explication rationnelle. Les deux fois, les CRS ont reçu l’ordre de se retirer quand bien même ils n’étaient pas menacés d’encerclement. La troupe a joué au jeu du chat et de la souris et avec un commandement de Castaner qui n’a rien de professionnel, ce sont les forces de l’ordre qui ont passé la journée la plus difficile. Les casseurs, eux, se sont follement amusés et détruit tout sur leur passage.

Après 48 heures de demandes répétées, les syndicats de police ont enfin été entendus par leur ministre. Ils seront reçus mardi matin afin d’exposer les solutions (déjà connues et mises en œuvre dans d’autres circonstances) afin d’éviter des troubles plus graves encore qui ne manqueront pas de se solder par des morts. La situation sécuritaire est préoccupante, mais le Gouvernement préfère des scènes de chaos plutôt que des images de fraternisation entre gilets jaunes et CRS comme à Pau. Des CRS qui ont enlevé leur casque face à la foule qui a chanté la Marseillaise avant de se dissiper calmement.

Il faut aussi faire croire que le Gouvernement est « à l’écoute » alors aujourd’hui le ministre voit défiler les leaders de partis politiques. Une opération purement politicienne (typique de l’ancien monde) qui n’accouchera de rien. Le Gouvernement refuse le retour au calme et Macron se mure dans le silence. A quoi sert la venue de Macron à l’Arc de Triomphe et l’avenue Kleber après avoir laissé les haineux les défigurer ? L’exécutif joue un jeu dangereux et il n’est pas dit qu’il ne se brûlera pas les ailes.





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