Rédigé par notre équipe le 01 décembre 2018.

Une nouvelle grande journée de mobilisation a débuté tôt ce matin. La France gronde et pas seulement à Paris où toutes les caméras de télévision se délectent d’images de chaos. La France poursuit son redressement citoyen malgré les pièges tendus toute cette semaine par un pouvoir qui se déchire, mais qui en arrive toujours à la même conclusion : pas de pain pour les sans-dents !

Ce n’est pas faute d’avoir été prévenu ! Le Gouvernement savait qu’il fallait revenir sur sa politique inique, mais il n’a rien fait à part dire qu’il n’y aurait « jamais de recul ». Pourquoi donc discuter avec le pouvoir si ce dernier ne change pas d’un iota sa politique ? Les gilets jaunes l’ont compris et la grande rencontre d’hier que Matignon voulait très médiatisée a tourné à l’humiliation. Edouard Philippe pensait faire changer d’avis des leaders de la contestation dans les luxueux salons de Matignon. Ils n’étaient que huit invités histoire de pouvoir contenir manu militari une révolte. Et ils ne furent que deux à venir…

Le pouvoir mène un faux dialogue…

Arrivé en retard, l’un des deux gilets jaunes a joué un mauvais tour (chacun son tour) au Premier ministre. Il est ressorti quelques minutes après son arrivée et a déclaré ne pas vouloir discuter avec un Premier ministre sans la présence d’une caméra pour filmer les échanges en direct. Refus catégorique de Matignon qui a ainsi perdu 50 % de ses interlocuteurs. Le deuxième et dernier gilet jaune est quant à lui resté près d’une heure ce qui a permis à Edouard Philippe de dire sans sourciller : « nous avons eu un débat intéressant, franc, respectueux et utile parce qu’il va nourrir notre réflexion et être précieux dans l’élaboration des mesures ».

Aucune image de ce gilet jaune n’a filtré, son nom n’a pas été donné. Arrivé par une porte dérobée, il est reparti de même. Une petite enquête montrera peut-être que ce gilet jaune n’était qu’un collaborateur de Philippe avec lequel le Premier ministre a parlé des meilleures techniques pour faire de la chasse aux manifestants… Des manifestants qui sont nombreux à braver les mauvaises conditions météorologiques et les CRS chargés de les parquer et de les gazer. Le ministère de l’Intérieur a déclaré vers 11h30 que 1 500 individus violents étaient actuellement aux abords de l’avenue des Champs-Elysées. C’est beaucoup et cela prouve qu’aucune mesure préventive n’a été prise pour éloigner les casseurs d’extrême gauche. A moins que Castaner ne se trompe encore une fois dans les chiffres…

Et charge la foule…

Le nombre d’interpellations, lui, grandit de minute en minute à en croire les bandeaux des chaînes d’information en continu qui poursuivent leur travail de désinformation en laissant entendre par les images que le mouvement des gilets jaunes n’est qu’un ramassis d’extrémistes désireux de casser du flic. Non ! Les gilets jaunes sont des Français désespérés qui en ont assez d’un pouvoir arrogant qui se pavane dans la luxure tandis que le peuple n’a plus de quoi manger correctement. Les Français comprennent et soutiennent le mouvement, car ils vivent cette réalité. Alors, les médias auront beau dire que les manifestations et blocages commencent à peser sur l’économie française le mal est ailleurs. L’économie française va mal parce que les Macron, Le Maire et Darmanin tirent les ficelles.

Ces ministres restent bien calfeutrés dans leur ministère et évitent bizarrement les visites de terrain. Une stratégie que n’a pas pu mettre en œuvre Annick Girardin, l’inutile ministre des outre-mer. Obligée de se rendre à la Réunion où la situation est bien plus tendue qu’à Paris (n’en déplaisent aux médias officiels), la ministre a été contrainte de partir à toute vitesse d’un rassemblement de gilets jaunes, car des cris « Macron démission » avaient surgi de la foule… Pas même une insulte de proférée à l’encontre de la ministre selon le média d’Etat BFM TV. Des « Macron démission » et les ministres décampent. Il est évident qu’avec une telle équipe, le dialogue est impossible. Il devra donc se poursuivre dans la rue jusqu’à ce que les forces de l’ordre refusent de répondre aux injonctions d’un pouvoir veule et méprisant.





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