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29 novembre 2020

la débandade gouvernementale, Hollande contre les taxes… – 24heuresactu.com



Manifestation du mouvement des gilets jaunes de la FFMC, à la place de la République, à Belfort, le 17 novembre 2018.

A chaque jour suffit sa peine. Une belle expression qui pourrait parfaitement aller au gouvernement si sa peine n’était pas plus grande chaque jour. Incapables d’entendre les Français malgré leur « écoute » depuis plusieurs jours, les cerbères de la Macronie déguisés en députés commencent à flancher face à la colère du peuple. Le gouvernement, lui, est droit dans ses bottes et veut toujours croire à l’illusion d’une consultation décentralisée changera la donne. Une grave erreur qui sera payée chère dans la rue et dans les urnes.  

« Suspension », « moratoire », ces mots affleurent désormais sur les lèvres des députés En Marche qui osent encore parler aux micros tendus. Les parlementaires commencent enfin à saisir la colère qui gronde en France. Cela rappelle l’intérêt de garder contact avec les électeurs et de leur rendre des comptes. Oui, mais quand les comptes virent si vite au rouge, l’arrogance dont font preuves les députés s’effilochent à vue d’œil et on se dit que peut-être il faudrait arrêter les frais. Le député de l’Hérault, Patrick Vignal résume bien l’état d’esprit de nombreux députés En Marche quand il déclare qu’ « il faut mettre une pause sur la hausse des carburants en janvier, des carburants et du gaz ».

La porte de sortie se rétrécit

Le député n’a fait que la moitié du chemin sur le plan intellectuel, car il ne faut pas mettre une pause sur les taxes à venir, mais mettre fin à celles qui pompent déjà les dernières ressources des Français. Certains parlementaires comme Vignal semblent avoir un peu de bonne volonté, mais il s’avère compliquer de s’extraire de la machinerie macronienne. Le député conclut : « je pense qu’il y a une majorité silencieuse qui commence à comprendre ». Il est plus que temps que cette majorité silencieuse de députés comprennent mieux et plus vite. Ils pourront ainsi prendre la parole et ne pas rester dans le silence, un comble pour un parlementaire…

Si certains sont longs à la comprenette, d’autres sont carrément sourds. Cette catégorie se retrouve à l’Assemblée nationale, mais ce spécimen pullule en premier lieu dans les ministères. Le ministre de la Transition écologique et solidaire a oublié la solidarité, et l’écologie, mais il a bien passé la transition entre les Verts et le macronisme après un court passage chez les morts-vivants socialistes. François de Rugy est juste là pour étoffer son maigre CV et recevra la terre entière sans rien décider de bon du moment qu’il profite des chauffeurs et des cuisiniers à son service.

Le salut ne viendra pas de l’Elysée puisque le château est vide. Macron est à Buenos Aires histoire de rappeler aux gueux de Français qu’ils ne parlent qu’avec les puissants de ce monde. L’Elysée vide ? L’occasion est trop belle pour Hollande qui est allé à la rencontre de gilets jaunes en Ardèche et les a incités à « continuer de prendre la parole et faire que ça puisse déboucher parce qu’il faut que cela débouche ». Une phrase dont le caractère cocasse n’échappera pas à ceux qui se souviennent que le matraquage fiscal a été l’alpha et l’oméga de la politique économique de Hollande. Pour sa défense, il avait un certain Emmanuel Macron qui lui soufflait de mauvaises idées à l’oreille…

Un Macron devenu président et qui ne commente jamais l’actualité française lorsqu’il est à l’étranger. Une règle de vie qu’il s’impose uniquement lorsqu’il ne souhaite pas répondre à une question. Titillé par son mentor, le jeunot sort la sulfateuse sans jamais nommer sa cible hollandaise : «  «J’entends comme vous les voix qui s’élèvent. J’entends aussi souvent les voix qui parfois n’avaient pas même réussi à bouger les choses, et qui sont sans doute plus à la racine de cette situation que nous vivons que le gouvernement qui n’est aux affaires que depuis 18 mois. Que voulez vous? Le cynisme fait partie de la vie politique ». Le cynisme, Macron connaît !

Mais alors qui pour sauver la majorité ? Edouard Philippe ? Le Premier ministre s’impose désormais une cure de rencontres avec des gilets jaunes dans l’espoir d’éviter une mobilisation trop forte ce samedi 1er décembre. Hier, il a reçu un gilet jaune en grève de la faim et tente péniblement de rameuter huit autres gilets jaunes censés représenter le mouvement. Pas de chance, personne ne se bouscule au portillon. Les gilets jaunes ont compris que faire de belles images pour la télévision sous les ors ministériels ne feraient pas avancer la cause d’autant qu’à chaque prise de parole Edouard Philippe affiche une détermination à tout bloquer d’où perce un mépris coupable contre les Français désargentés.

Bref, les fils du dialogue ne sont toujours pas sortis malgré les apparences et la mobilisation de samedi est bien susceptible d’ébranler plus encore l’édifice d’En Marche. Certains syndicats étudiants appellent au blocage et à manifester. Si la « peste estudiantine » (pour détourner une expression chère à Darmanin) s’emmêle réellement alors le gouvernement est définitivement condamné. Il se condamne déjà en crachant au visage de Français dont la détermination illustre le désespoir dans lequel Macron et son mentor les ont fait tomber.





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