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26 novembre 2020

Tournée de Bin Salmane : Refus populaire dans plusieurs pays | Brèves



Face à la persistance des réserves saoudiennes de publier les nons des pays arabes concernés par la tournée du prince-héritier saoudien, Mohammed Bin Salman, le refus populaire monte de plus en plus dans certains pays, pour plusieurs raisons, dont notamment le rejet de l’Arabie Saoudite de son implication dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi et de la détérioration de la situation au Yémen.

Jeudi dernier, le Cabinet royal avait annoncé que la tournée de Bin Salman concerne plusieurs pays arabes, sans pour autant les citer ou indiquer la date de la tournée à l’étranger dup prince-héritier, la première depuis le meurtre du journaliste au consulat saoudien à Istanbul.

Bin Salman a conclu une visite aux Emirats arabes unis, au cours de laquelle il a rencontré le prince-héritier d’Abu Dhabi, Mohammed Bin Zayid, et a suivi les compétitions du dernier tour du championnat du monde de Formule 1. Il a également rencontré le président tchétchène Ramzan Kadyrov.

Bien que la visite aux Emirats arabes unis ait duré trois jours, les communiqués officiels ont uniquement évoqué les questions régionales et les relations bilatérales. Cependant, l’affaire Khashoggi a rejoint Bin Salman lorsqu’il a figuré sur des photos publiées par des médias saoudiens, prétendant qu’il était accompagné d’un proche du journaliste assassiné au consulat saoudien à Istanbul.

Toutefois, des reportages médiatiques non-officiels ont indiqué que la tournée de Bin Salman comprendra, en plus du Bahreïn, la Tunisie, l’Egypte, l’Algérie et la Mauritanie, ainsi que l’Argentine pour participer au sommet du G20, fin novembre courant.

Alors que le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) considère que la visite de Bin salman “vise à blanchir son dossier sanglant dans le meurtre de Khashoggi”, un important mouvement de l’opposition égyptienne a indiqué, dans un autre communiqué, qu’il s’agit d’une tentative d’embellir son image” à la suite du même crime”.

Par ailleurs, un collectif d’avocats avait annoncé le dépôt d’une plainte en urgence auprès du tribunal de première instance de Tunis pour annuler la visite du Prince héritier saoudien considéré comme suspect dans le meurtre de Khashoggi.

Quant au Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), plus grand parti d’obédience islamique en Algérie, il a indiqué que le but de la visite de Bin Slaman est “de dissimuler” le scandale du meurtre de Khashoggi et la responsabilité de l’Arabie saoudite dans la détérioration de la situation au Yémen.

Les opposants à Nouakchott ont également rejeté la tournée de Bin Salman, mais les batailles de rejet et de soutien à la tournée ne se sont pas limitées aux plateformes des réseaux sociaux.

L’Egypte, la Tunisie, l’Algérie et la Mauritanie n’ont pas officiellement commenté les accusations portées contre Bin Salman, mais ces pays entretiennent des relations officielles avec le royaume et des mouvements partisans du régime soutiennent la visite.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel Joubeir, avait nié l’implication du prince-héritier dans le meurtre de Khashoggi.

-Egypte :

Le Mouvement citoyen démocrate (opposition/comprend 9 partis et des personnalités politiques connues) a exprimé son “profond ressentiment” lors de la visite de Bin Salman au Caire dans un communiqué intitulé “Bin Salman n’est pas le bienvenu”.

Le mouvement a expliqué ce rejet par le fait que Bin Salman est “l’un des commanditaires de la confiscation des îles égyptiennes de Tiran et Sanafir, “se référant à la concession égyptienne d’il y a deux ans et considérant la visite comme une “tentative d’embellir son image à la suite du meurtre de Khashoggi”.

Face au silence des parties officielles et le soutien des partisans du Régime à la visite sur les réseaux sociaux, des dizaines de journalistes en Égypte, ainsi qu’un mouvement opposé à la normalisation avec Israël, ont rejeté dans deux communiqués distincts la visite de Bin Salman pour des raisons liées au meurtre de Khashoggi, à la détérioration de la situation au Yémen et à la normalisation avec Tel Aviv.

-Tunisie:

La porte-parole de la présidence de la République tunisienne, Saïda Garrach, avait confirmé récemment la visite de Bin Salman en Tunisie, prévue mardi.

Cependant, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a porté plainte, lundi, auprès du tribunal de première instance de Tunis, contre le prince-héritier du Royaume d’Arabie Saoudite Mohammed Bin Salman pour “crimes contre l’humanité, crimes de guerre et violations de la liberté de presse et des droits de l’homme au Yémen”.

Auparavant, un collectif de 50 avocats avait annoncé par la voix de son coordinateur, Nizar Boujallel, le dépôt d’une plainte urgente, lundi, auprès du tribunal de première instance de Tunis pour annuler la visite du prince héritier saoudien considéré comme suspect dans le meurtre de Khashoggi.

S’exprimant dans une déclaration à Anadolu, Boujallel a indiqué que le collectif n’exclut pas d’autres formes de protestation, dont une manifestation à l’aéroport de Tunis-Carthage à l’arrivée du prince.

D’autres activistes tunisiens ont appelé à manifester à l’avenue Habib Bourguiba, contre la visite prévue du prince héritier saoudien en Tunisie.

-Algérie :

A l’occasion d’une première réaction officielle, simultanément avec la tournée de Bin Salman, l’Algérie a condamné avec la “plus grande vigueur l’horrible assassinat du citoyen saoudien Jamal Kashoggi”.

Cette condamnation intervient alors que des informations quasi-officielles font état d’une visite du prince-héritier saoudien Mohammed Bin Salman dans le pays, au début de décembre prochain, dans le cadre d’une tournée arabe.

L’annonce de la visite a suscité une vive polémique en Algérie, en particulier sur les réseaux sociaux. Des activistes ont déclaré leur refus de la visite.

Le président du Mouvement de la Société de Paix (MSP) plus grand parti d’obédience islamique en Algérie, Abdel Razak Mokri, a indiqué que la visite de Bin Salman “ne sert pas l’image du pays”.

“Aujourd’hui, l’Arabie saoudite est arrivée au point de tuer en masse au Yémen, et tous ceux qui prononcent un mot sont emprisonnés, même quand il s’agit du prince-héritier”, a-t-il ajouté.

“Un nombre considérable de personnes sont menacées, emprisonnées et tuées, comme vous le savez, la plus récente de ces affaires est le meurtre de Khashoggi”, a-t-il souligné.

-Mauritanie :

Des médias locaux ont rapporté que la visite du prince-héritier Bin Salman à Nouakchott est prévue pour le 2 décembre prochain.

Malgré le soutien des partisans du gouvernement à cette visite, des personnalités politiques et culturelles de Nouakchott ont appelé au boycott, qualifiant la visite de “blanchiment de son image”, selon les médias.

L’Arabie Saoudite est au coeur d’une crise internationale sur fond du meurtre de Khashoggi au consulat saoudien à Istanbul. Riyad a fini par reconnaître qu’il a été tué au consulat, après 18 jours de déni, soutenant cependant que la famille royale saoudienne n’avait pas connaissance d’un complot visant à l’assassiner.

Riyad a présenté des versions contradictoires sur la disparition de Khashoggi avant de reconnaître qu’il avait été tué et que son corps avait été démembré après que les négociations eurent échoué de le persuader de rentrer en Arabie saoudite, suscitant un tollé mondial contre le royaume et exigeant la localisation du corps.

https://www.aa.com.tr/fr/monde/tourn%C3%A9e-de-bin-salmane-refus-populaire-dans-plusieurs-pays-bilan/1322357



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