Les petites-mains toulousaines de Bolloré, des journalistes de terrain qui servent sa fortune via BFM-TV et CNews, vont boycotter la prochaine manif des gilets jaunes qui les ont mal reçus le samedi 24 novembre.

Ils portent plainte contre les gilets jaunes qui les ont insultés.

S’ils avaient un peu de compassion, ils n’essaieraient pas de tirer quelques euros à des pauvres qui n’en peuvent plus de misère, de privations et de désespérance.

S’ils savaient ce qu’est un syndicat, ils lui demanderaient d’intervenir pour que leurs patrons ne les mettent plus en danger.

S’ils avaient lu la charte des journalistes, ils refuseraient le rôle qui leur est imparti.

Si leurs reportages sont toujours à charge contre les petits, les obscurs, les sans-grades, c’est parce que ça leur plaît ou parce qu’ils n’ont pas le courage de viser les riches et les puissants.

S’ils prétendent faire leur métier « honnêtement dans des conditions difficiles », qu’ils se démarquent des voyous de la profession.

En commentaire de mon billet précédent, un lecteur nous raconte une anecdote : le jour de l’enterrement de Fidel Castro, deux journalistes de BFM-TV s’agaçaient, à Santiago de Cuba, de l’émotion ambiante.

  • « Alors maintenant il faut trouver un dissident » dit l’un. « Ça n’a pas l’air facile », répond l’autre. « Appelons Paris, conclut le premier ».
    Et mon lecteur de conclure qu’il s’est fait violence pour « ne pas leur hurler à la gueule : à l’enterrement de la Reine d’Angleterre, vous allez chercher un républicain, bandes d’ordures ? ».

Théophraste R. (Editorialiste d’un journal respecté).

*Journalistes, c’est trop général, mais vous voyez qui est visé.





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