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5 décembre 2020

la volonté du peuple britannique enfin respectée ? – 24heuresactu.com



Rédigé par notre équipe le 26 novembre 2018.

Alors que les médias repassent sans cesse les images des violences sur les Champs-Elysées où des casseurs d’extrême gauche sont sciemment confondus avec l’ultra droite, les journalistes en ont presque oublié qu’un grand moment de démocratie perçait enfin à Bruxelles. L’accord de sortie du Royaume-Uni a été validé par les vingt-sept et la sortie de la prison européenne ne dépend plus que d’un vote positif au Parlement britannique. Une dernière étape, mais peut-être la plus difficile, car les pressions sont fortes et les agents qui s’activent pour un rejet du vote sont nombreux et jouent souvent pour le compte de… l’Union européenne.

Regardez comme l’Union européenne est un club démocratique au sein duquel les peuples peuvent s’exprimer librement ! Fini les referendums aux résultats pas assez satisfaisants et qui sont finalement revotés par des Parlements aux ordres ! L’Union européenne est devenue démocratique comme l’illustre l’accord sur le Brexit trouvé et validé par les vingt-sept autres pays membres. La liberté a donc été rendue aux sujets britanniques qui doivent la saisir au vol au moyen de leur Parlement. Le vote est prévu vers le 10 décembre prochain et l’adoption de l’accord signifiera la fin d’un Royaume-Uni dirigé par Bruxelles au terme d’une période transitoire de près de deux ans.

Fin de l’incarcération pour le peuple britannique ?

Les parlementaires britanniques n’ont donc pas à se poser beaucoup de questions. Quand la liberté dépend d’un vote, il faut se faire entendre haut et fort comme l’a fait une majorité de Britanniques en juin 2016. Mais les parlementaires sont des citoyens pas comme les autres. Ils vivent dans une réalité différente et n’ont pas les mêmes préoccupations que ceux qu’ils sont censés représenter. Ils n’ont pas non plus les mêmes pressions qui s’exercent sur eux. Des lobbies qui ne disent pas leur nom et qui font le sale boulot à la place de leurs commanditaires un peu trop exposés.

Theresa May est à la tête d’une coalition hétéroclite et divisée. D’un côté il y a ceux qui ne veulent pas entendre parler d’un Brexit et de l’autre il y a les ex-remuants ministres et leurs soutiens qui ne veulent pas d’un accord de sortie qui marque la fin de la souveraineté britannique ad vitam aeternam. Car si les Britanniques ont fait le choix du Brexit, c’est pour reprendre leur destin en main et ne plus recevoir au coin du nez les diktats imaginés par des élites bruxelloises non élues. Malheureusement, l’accord tel qu’il a été rédigé ne met pas fin à un système anti-démocratique. Le Royaume-Uni sera bien, à terme, hors de l’Union européenne, mais il devra suivre les innombrables règles (notamment douanières) fixées par Bruxelles.

En fait, cet accord fait du Royaume-Uni un état satellite amené à prendre de force son indépendance totale d’ici à quelques années ou à retourner une bonne fois pour toutes à la niche. Un choix dicté en filigrane par l’actuel accord et qui promet aux europhiles britanniques la tenue d’une revanche. Ces derniers n’auront d’ailleurs peut-être pas à jouer cette ultime carte si d’aventure ils réussissent à obtenir la majorité lors du vote au Parlement en décembre. Un rejet et c’est donc un « no deal » qui viendra couronner deux ans de négociations au cours desquelles l’Union européenne et les pays les plus en pointe dans le délire européen auront tout fait pour rendre la vie et le Brexit invivables aux Britanniques.

Une politique de la terre brûlée que ne revendique pas officiellement Emmanuel Macron même s’il est connu dans les couloirs de Bruxelles pour être un fervent apôtre de la punition contre un peuple britannique trop libre. Le président français profite d’ailleurs du Brexit pour avancer ces pions libéraux et anti-démocratiques. Macron veut une « refondation » de l’Europe. Oui, mais sur quelles bases ? Celles du marché tout-puissant et d’une souveraineté encore plus diluée dans les arcanes d’un pouvoir non élu ? Les Européens disent non à l’Union européenne telle qu’elle existe et Macron en tire la conclusion qu’il faut s’enfoncer plus encore dans un chemin mortel. Avec un tel président à l’écoute si mauvaise, les gilets jaunes vont devoir gueuler encore longtemps et fort avant d’espérer trouver une réponse à leurs légitimes revendications.





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