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19 septembre 2020

acte III, la démission de Macron ? – 24heuresactu.com



Rédigé par notre équipe le 26 novembre 2018.

Il est étonnant de voir comment le petit film d’une grande contestation est scénarisé par le Gouvernement. Pendant une semaine, Christophe Castaner a fait monter la sauce en disant que le mouvement des gilets jaunes était repris en main par une droite tellement à droite qu’elle ferait peur au Maréchal Pétain… Le ministre de l’Intérieur avait une semaine pour éviter des scènes de guérilla urbaine à Paris. Les journalistes avaient une semaine pour se disperser aux quatre coins de la France et prendre enfin l’ampleur de la colère. C’était trop peu de temps pour toutes ces élites qui avaient déjà leurs instructions entre les mains…

Les Français ne font plus confiance aux politiciens. Ce constat fait avec une moue désolée par tous les « experts » qui se succèdent dans les médias risque d’être renforcé après les événements du samedi 24 novembre. Comment avoir confiance dans des politiciens quand un député se fait mettre à l’amende et provoque une suspension de séance pour avoir osé revêtir un gilet jaune ? Comment ne pas être en colère quand le pouvoir dit « écouter » le peuple et qu’il continue à taxer et surtaxer avant de nouvelles taxes qui entreront en vigueur dès le 1er janvier 2018 ? Comment rester calme quand le ministre de l’Intérieur annonce des chiffres de mobilisation à des années lumières de la réalité et qu’il ajoute que « l’ultra droite » dirige désormais un mouvement antirépublicain ?

Peste brune ou le délire du système

Les motifs de défiance sont trop nombreux pour être tous cités. Les motifs de la gronde le sont aussi et les journalistes prennent un malin plaisir à dire qu’ « on n’y comprend plus rien » parce que chaque manifestant à ses propres revendications. Etrangement, aucune des personnes interviewées à Paris ou ailleurs ne tient un discours d’extrême droite. Cela ne va pas dans le sens du scénario écrit par Castaner, mais au diable les éléments qui ne tiennent pas la route ! Le pouvoir mise tout sur la décrédibilisation du mouvement et est prêt pour cela à se salir les mains. Mais pour aider un peu ceux qui n’y « comprennent plus rien », il est possible de résumer le mouvement à un seul mot d’ordre : Stop Macron ! La politique infernale du jeunot a déjà fait trop de dégâts. Il est temps de renoncer et de partir avant que la France n’explose avec une telle force que tout ce beau petit monde sera balayé à commencer par le nouveau monde.

Dans tous les coins de France, les gilets jaunes revendiquent la fin d’un matraquage fiscal qui a dépassé le dernier degré de l’acceptable. Dans tous les coins de France, les gilets jaunes scandent « Macron démission ! ». L’homme doit partir ainsi que sa politique et tous ceux qui en sont complices. C’est devenu indispensable, et c’est le slogan de l’acte III de la mobilisation qui a déjà fleuri sur les réseaux sociaux. Le président fait la sourde oreille, fait dire qu’il y aura des annonces mardi (après avoir fait le compte de la mobilisation), mais de toute façon les taxes resteront. Un président qui se fout complètement des Français et qui de toute manière ne pourra pas se faire une bonne idée de la situation avec les chiffres bidonnés que se plaît à annoncer Christophe Castaner.

L’ancien ami des caïds devenu ministre de l’Intérieur faute de mieux à portée de main de la Macronie (c’est dire le niveau) n’est pas très bon en maths, mais a au moins suivi quelques cours de prestidigitation. Le ministre a compté 106 301 personnes mobilisées sur l’ensemble du territoire. Un chiffre aussi précis que faux qui sent bon la manipulation. Ils auraient été 8 000 à Paris dont beaucoup n’auraient pas suivi les diktats du Gouvernement en se rendant le plus près possible de l’Elysée. Les images ont fait le tour des médias français et même étrangers et les scènes de violence auxquelles les téléspectateurs ont assisté dès le matin suscitent bien des questions.

Pourquoi les forces de l’ordre ont-elles permis aux manifestants d’accéder à l’avenue des Champs-Elysées ? La réponse est simple, il fallait un lieu symbolique et connu pour des images spectaculaires. Faire croire que les gilets jaunes sont des adeptes du nazisme et que l’extrême droite s’était donnée rendez-vous sur les ordres de Marine Le Pen. Extrême droite ou ultra droite ? Les journalistes mélangent tout de bon cœur du moment que le message passe et repasse en boucle. Et pour cela rien de mieux que 12 heures d’images en direct de barricades et d’engins de construction en feu que personne n’avait jugé bon de retirer avant la manifestation…

Marine Le Pen serait donc responsable des débordements selon Castaner. Des débordements comparables à la « peste Brune » pour reprendre les inepties du ministre Darmanin. Un ministre qui tente peut-être ainsi de faire oublier sa pseudo sympathie pour les Français qui lui avait fait dire qu’un repas pour deux personnes (sans vin) dans un restaurant parisien coûte 200 euros. Darmanin est un hors-sol qui a pour objectif de ressembler le plus possible à son cher Emmanuel Macron. Avec de telles envolées lyriques sur le coût de la vie et sur la nature véritable des Français, il pourrait bientôt détrôner celui que tout le monde souhaite voir prendre la porte. Macron doit dégager, mais pas pour laisser un de ses clones dans l’inaccessible Palais de l’Elysée.





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