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27 novembre 2020

La Macronie craint l’étouffement par les gilets jaunes – 24heuresactu.com



Quelle histoire ! Un gilet jaune de revêtu et c’est l’Assemblée nationale toute entière qui se retrouve paralysée. La réaction du président de de l’Assemblée face à la bravache signée Jean Lassalle est symptomatique d’un pouvoir qui commence sérieusement à trembler. Les gilets jaunes sont bien plus déterminés que ne le pensaient les pseudo-observateurs de la vie politique. La situation est grave et tout est organisé pour que la grande manifestation parisienne du 24 novembre signe la fin du mouvement.

Interrogé amicalement par un député En Marche sur l’encadrement des manifestations des gilets jaunes, Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur et surtout petit fan de l’encore plus petit Emmanuel n’a pas pu éclairer les Français de sa réponse. La faute à un autre député, Jean Lassalle, qui a commis le crime de lèse-majesté en enfilant un gilet jaune au milieu de ses collègues amusés. L’amusement n’a, certes, pas concerné tous les députés. Le premier d’entre eux, Richard Ferrand, a immédiatement intimé l’ordre à Lassalle de retirer son affreux gilet jaune.

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Comment un député de la nation peut-il à ce point s’intéresser au sort des Français et rejoindre leur combat ? Un député c’est fait pour voter les lois de Bruxelles et du Gouvernement, pas pour exprimer sa sympathie avec les millions de Français qui n’en peuvent plus. Oui, mais cette conception de la politique pourrait bien être balayée par des centaines de milliers de gilets jaunes qui souhaitent vraiment un nouveau monde. Lassalle a refusé de se soumettre au diktat de Richard Ferrand et les députés ont eu droit à une interruption de séance. Pas question de filmer un député en gilet jaune. Cela pourrait faire croire qu’après avoir « entendu » les gilets jaunes, les députés font machine arrière et cessent d’augmenter les taxes sur le carburant et le reste.

Cette mini crise au sein de l’hémicycle illustre la tension qui règne au plus haut sommet de l’Etat. Macron et ses copains pensaient en avoir terminé après la journée de mobilisation du 17 novembre, mais le mouvement continue et pourrait bien prendre des accents révolutionnaires dès le 24 novembre. Sauf que les députés à la botte du pouvoir et leurs alliés journalistes notent que les actions sont moins nombreuses. L’élan s’essouffle crient-ils en cœur. Si les actions sont moins nombreuses, c’est peut-être parce que les gens ne sont pas payés à rien faire comme beaucoup de députés. Les gilets jaunes doivent se rendre au travail pour financer l’Etat macronien en espérant glaner quelques euros pour eux en fin de mois.

Un exercice très périlleux comme le montre l’enquête de l’OFCE qui s’est intéressée au pouvoir d’achat des Français. Le fameux pouvoir d’achat qui ne fait qu’augmenter grâce à une mondialisation heureuse et la faible inflation tant décrite par l’INSEE. Or, on s’aperçoit que les ménages français ont perdu 440 euros par an de pouvoir d’achat entre 2008 et 2016. Un chiffre qui reflète enfin mieux une réalité dont ne veulent plus les gilets jaunes et tous ceux qui ont compris que les propos de Macron et de ses sbires n’étaient que des histoires à dormir debout.

Un Macron qui répète partout qu’il a entendu la colère des Français, mais que sa seule préoccupation est de sauver la planète en leur faisant les poches… Un Macron qui a bafoué une nouvelle promesse en ne venant pas rendre des comptes devant le congrès de l’Association des maires de France. C’est plutôt logique, car après l’accueil plutôt chahuté de l’an dernier et l’année passée à cracher au visage des Français et de leurs représentants, il ne fallait pas s’attendre à une vague d’amour. Le président a préféré inviter quelques deux milles maires à l’Elysée où il a enfilé les perles avec aplomb. Normal il est chez lui face à une plèbe qui sait se tenir !

Un président qui ose dire : « Je sais que votre quotidien n’est pas facile, celui du gouvernement ne l’est pas davantage ». Sauf que la tâche des maires a été rendue impossible par ce Gouvernement… Macron se plaint alors qu’il avait exigé des Français qu’ils cessent de se plaindre ! Le Macron version fin 2018 est tout simplement magistral !

Un Macron victime d’une « forme d’injustice » car « Car beaucoup de nos concitoyens pensent que c’est le gouvernement quand il y a une hausse des prix à la pompe et voient presque mon image quand ils font le plein. Mais quand ils voient les primes à la conversion, ils pensent que c’est le concessionnaire ». Un nouveau constat qui montre le degré de déconnexion du président. « Bibi » est bien celui qui a taxé, taxe et taxera encore les carburants à tel point que le prix à la pompe est aujourd’hui aussi élevé que lorsque le pétrole s’échangeait à 150 dollars le baril. Un record loin d’être atteint en cette fin novembre puisqu’il tourne autour de 70 dollars. La différence est dans les taxes…

Au fond, les gilets jaunes ont raison quand ils scandent « Macron démission ! ». Un cri qui sera repris en cœur samedi à Paris et partout ailleurs en France malgré les tentatives de nazification du mouvement par un pouvoir pas loin de sombrer dans la panique la plus complète.





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