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26 novembre 2020

Les leçons du 17 novembre (L’Imprécateur) – Les moutons enragés



Une analyse de l’Imprécateur qui dépeint tout ce qui a induit, à cette manifestation de colère citoyenne. Vos avis sont les bienvenus. Partagez ! Volti

Publié par pour Minurne

Le Mouvement du 17 Novembre et ses « Gilets Jaunes » ont été l’expression nationale du ras-le-bol fiscal que ressentent tous les Français quels que soient leurs choix politiques. Il déroute le pouvoir parce qu’il montre l’absence de vraies réformes, l’échec de l’ENA et l’échec de la classe politique et des syndicats qui sont restés complètement largués.

Ce mouvement de révolte est parfaitement légitimé par le fait que nous sommes dans l’un des rares pays au monde qui soit complètement et uniquement géré dans l’archaïque idéologie économique keynésienne et politique socialiste. Les énarques qui nous gouvernent depuis près d’un demi siècle ne savent résoudre les problèmes de la société et de l’Etat que par l’impôt. Ce qui fait de nous les champions du monde de la pression fiscale !

L’ENA remise en cause, faible niveau des élèves et de l’école

L’ENA est sérieusement remise en cause, au sein même de l’établissement. Le président du jury, Paul Faugère et les examinateurs dénoncent la moyenne des notes : 9,46 / 20 en droit public, 9,06 en économie, 8,64 en finances publiques. « La majorité des devoirs présentent souvent des lacunes importantes de forme et de fond … les copies manquent pour la plupart de rigueur… le niveau général de connaissance et d’analyse est très insuffisant« .  Plus grave, le niveau de la formation est remis en cause. Dans son ouvrage La Ferme des Enarques, Adeline Baldacchino, magistrat à la Cour des comptes, dénonce « une formation dépassée, déconnectée des réalités de l’économie et de la société« .

Et il y a des centaines d’énarques à l’Elysée, au gouvernement, dans les ministères. Le proverbe à la mode : « Quand on ne sait pas faire, on enseigne, quand on ne sait ni faire ni enseigner, on entre en politique. » C’est la raison probable pour laquelle tant d’énarques veulent à tout prix entrer en politique. L’image de l’ENA est très dégradée par les énarques eux-mêmes qui étalent leur incompétence dans leurs discours et leurs actes.

Même chose avec Sciences Po. Le classement de Shangaï n’étant pas favorable aux établissements français, on lui préfère le QS (Quacquarelli Symonds) World University. Normale Sup y est 33ème, (69ème chez Shangaï), Polytechnique 53ème, Centrale 164ème, Sciences Po 220ème !

En finir avec l’économie keynésienne et socialiste

Il faut arrêter dans cette voie socialo-keynésienne, totalement dépassée, il y a des décennies d’exemples de pays qui, persévérant dans cette voie, finissent dans la misère. Comme le Zimbabwe ex-Suisse de l’Afrique, le Venezuela ex-pays-le-plus-riche d’Amérique du Sud où la monnaie, le bolivar ne vaut plus rien et où, de toutes façons, il n’y a plus rien à acheter.

 


Certains, en France, accusent le libéralisme d’être la cause de nos malheurs. On rejette ainsi la faute de l’échec sur le meilleur des remèdes ! Beaucoup plus nombreux sont ceux qui, s’étant rendu compte de l’impasse dans laquelle ils étaient engagés, ont radicalement changé leur modèle de gestion économique alors même qu’ils étaient dirigés par des communistes ou des socialistes. Ils ont compris que, pour ne pas finir un jour lynchés par le peuple, il était prudent d’abandonner rapidement les principes de l’économie redistributrice socialiste et d’adopter un libéralisme bien géré pour en éviter les excès (c’est le cas de la Chine, du Vietnam, de Cuba, de la Suède, du Danemark, de la Russie, du Rwanda et du Sénégal).

La France est toujours sur la mauvaise pente

La France est sur la pente savonneuse, comme l’a constaté le Ministre de l’Intérieur récemment démissionnaire, Gérard Collomb, dénonçant un risque grandissant de guerre civile. Il est dû à ce que des régions entières sont rongées par le narcotrafic, l’islamisme, la corruption, l’insécurité, les mafias. Et que l’Etat n’ose même plus y intervenir pour redresser énergiquement la situation. Comme en Seine Saint Denis, le tristement fameux 9-3, qui conjugue l’un des taux de pauvreté les plus élevés de France, et en même temps le département où se vend le plus de Ferrari, Porsche, Aston-Martin…, et dont les propriétaires ne sont pas de riches industriels, mais des chefs de bandes.

Analyser le classement annuel de la corruption dans les 180 pays du monde établi par Transparency International est aussi très instructif. Dans les dix pays les moins corrompus en 2017, on trouve huit pays du Nord de l’Europe et deux de l’hémisphère Sud (la Nouvelle-Zélande et Singapour) – tous des pays riches où le niveau de vie est parfois plus du double de celui de la France, comme le Luxembourg ou la Suisse. En bas du classement, des pays très islamisés comme la Somalie ou le Soudan, en guerre comme le Yémen ou la Syrie et socialistes comme l’Angola, (alors que la Namibie voisine est relativement riche) et le Venezuela. La France est au 23ème rang, l’un des plus mauvais d’Europe, en raison d’un taux de corruption élevé dans l’Etat et l’administration. On le constate même à l’Elysée, où le chef de l’Etat « couvre » des membres douteux de son cabinet en délicatesse avec la Justice.

Partis et syndicats n’ont pas compris les Gilets Jaunes

Le mouvement de révolte des Gilets Jaunes du 17 novembre est mal compris des partis politiques et des syndicats qui vivent en grande partie du système. Ils ont hésité d’autant plus à prendre le train en marche pour tenter de le récupérer qu’ils se sont fait griller la politesse par les deux partis de droite de Marine le Pen et Dupont-Aignan. Ce sont les « gens de rien » comme dit Macron, les « déplorables », comme dit Hilary Clinton,  qui ont lancé le mouvement en se servant des réseaux sociaux, ce qui déroute complètement et inquiète les autorités.

Elles n’ont pas trouvé de chefs avec lesquels négocier, ni d’organisateurs avec lesquels discuter des axes routiers, des ronds-points ou des sites administratifs qu’il était permis ou interdit de bloquer, ni où, ni pendant combien de temps. Ce sont les Gilets Jaunes eux-mêmes qui sont allé déclarer dans les préfectures quels lieux ils souhaitaient bloquer.

Le gouvernement se méfie de ces mouvements spontanés qui peuvent se transformer en boule de neige et déborder un service d’ordre qui aura été éparpillé un peu partout faute de savoir où se concentrer. Il avait estimé 1 500 points de blocage, il y en eut 2 200 officiellement décomptés. Phénomène aggravant, la base des policiers et des gendarmes semble largement acquise au mouvement de révolte fiscale parce qu’elle en souffre autant que les simples citoyens. Eux aussi doivent rejoindre leur lieu de travail en voiture, d’autant que voyager seuls dans les transports publics peut être dangereux pour eux et qu’ils ont souvent, faute de moyens financiers, des petites voitures anciennes.

L’Etat a commis une erreur de timing colossale…

L’Etat réalise-t-il qu’il a commis une erreur de timing colossale avec l’augmentation des taxes sur les produits pétroliers à l’entrée de l’hiver ? Coïncidant avec une augmentation du prix des produits pétroliers décidée par l’OPEP, et à quelques mois d’une élection européenne qui risque d’être catastrophique  pour les élus de la majorité et de la gauche.

Augmenter à l’entrée de l’hiver, c’est taxer immédiatement tous ceux qui se chauffent au gaz ou au fuel, auxquels le remplissage de la cuve coûte en moyenne 2 000 € et le voient passer à 2 600 €. Les consommateurs de carburants pour leurs véhicules vont voir leur facture annuelle gonfler, en supposant qu’ils  parcourent 20 000 km/an, d’environ 55 €/mois en 2018 ; et si l’Etat augmente encore les carburants de 10 % en 2019 de 60 €/mois, soit 700 à 750 € pour l’année, auxquels vont s’ajouter l’augmentation des tarifs des péages et celle des contrôles techniques.

Augmenter les prélèvements alors que prix de base des carburants a été multiplié presque par deux par l’OPEP, c’est pour l’Etat gagner sur les deux tableaux puisque les taxes qu’il perçoit déjà (TCIP et TVA) qui vient se greffer dessus (c’est la double peine !) ont elle aussi augmenté d’autant. C’est l’astuce très rentable de la taxation en pourcentage.

…Doublée d’une erreur de méthode

Seconde erreur, qui aggrave la réputation d’incompétence des énarques : inventer des usines à gaz à partir de « chèques » ou de « bons » dont les sommes ridicules ne sont pas significatives et qui, moyennant des paperasses supplémentaires ou l’appel au financement par les entreprises (prime au trajet travail), sont mal comprises et perçues comme injustes par les citoyens. Elles entraînent de plus des embauches de fonctionnaires, aggravant ainsi le déficit structurel de l’Etat. Ce n’est pas le moment quand l’Administration est obligée d’emprunter depuis le 15 novembre pour payer ses fonctionnaires.

Le matraquage fiscal, le mépris du peuple ostensiblement montré par la présidence et La REM, l’absence de résultats toujours reportés à Pâques ou à la Trinité, font qu’il y a une perte totale de confiance des trois quarts des Français. Le moyen d’y remédier ne réside pas dans de nouveaux bricolages, mais dans des actes qui montreront que tous les Français sans exception contribuent au redressement du pays : sortir trois millions de fonctionnaires du statut de la fonction publique, ce qui ne veut pas dire les licencier, mais les déplacer dans le régime général avec des CDI ou des CDD.
Cuba, qui est bien plus petite que la France, l’a fait pour un peu plus de 500 000 fonctionnaires en 2011, en six mois et avec succès. Ceux qui ont préféré rejoindre le secteur privé y ont été encouragés par des primes à l’installation ou des formations professionnelles prises en charge par l’Etat. Cuba va maintenant beaucoup mieux.
La Suisse, la Suède ont environ 400 fonctionnaires des finances, tous les autres sont des contractuels et ces deux pays sont très bien gérés.
Bercy en a approximativement 115 000 et ça cafouille dur.
Les urgences ? Décider la fin des privilèges fiscaux pour les élus, les fonctionnaires, les journalistes. Procéder à la refonte complète des statuts de la fonction publique et des syndicats qui datent de plus de 70 ans. Sonner la fin des dépenses somptuaires comme ces déplacements qui coûtent des centaines de milliers d’euros pour aller dire « que d’eau, que d’eau » devant une inondation et retour à Paris après avoir serré quelques mains, etc.

Du pain sur la planche !

L’Imprécateur

Source Minurne.org



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