A lire et faire lire en remplaçant simplement « ouvriers » par « gilets jaunes ». Ça marche assez bien aussi.

« Oui, la violence, c’est une chose grossière, palpable, saisissable chez les ouvriers gilets jaunes : un geste de menace, il est vu, il est retenu. Une démarche d’intimidation est saisie, constatée, traînée devant les juges. Le propre de l’action ouvrière des gilets jaunes, dans ce conflit, lorsqu’elle s’exagère, lorsqu’elle s’exaspère, c’est de procéder, en effet, par la brutalité visible et saisissable des actes. » (Jean Jaurès, 1906, discours à la Chambre).

Je cite encore, mais en coupant (1) et triant pour que l’on voit bien (en faisant court) que rien n’a changé car, en face, les belles gens, les parfumés, les énarques, les macroniens n’ont « pas besoin, [eux], pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses… Quelques hommes se rassemblent, à huit clos, dans la sécurité, dans l’intimité…et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclat de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident… Ceux qui continueront la lutte seront exclus, seront chassés… Cela ne fait pas de bruit ; c’est le travail meurtrier de la machine qui, dans son engrenage, dans ses laminoirs, dans ses courroies, a pris l’homme palpitant et criant ; la machine ne grince même pas et c’est en silence qu’elle broie » … ».

Et quand ça ne suffit pas, les bien costumés et bien cravatés d’en-haut disposent de forces du désordre pour mater la rue et de juges pour rendre l’injustice.

Théophraste R. Partisan de perquisitions matinales aux domiciles français de Patrick Balkany et Carlos Ghosn (pour commencer).

Note (1). Discours complet (lu par un comédien) ici.





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