Ce matin, un automobiliste en colère d’être bloqué a failli rouler sur des manifestants. Il a été maitrisé dans la foulée par la police. Les insultes fusent de la part de ceux qui ne comprennent pas la mobilisation. Certains vont jusqu’à menacer les manifestants avec des barres de fer voir même des couteaux.  Il y a fort à parier que les tensions vont s’amplifier au cour de la journée. Les français ont toujours très mal tolérés d’être entravés dans leurs déplacements. En plus, il fait froid, ça va vite devenir intenable dans certains axes routiers. Il est clair que les automobilistes n’avaient pas compris l’ampleur de la mobilisation et les inconvénients que ce que cela allait engendrer aujourd’hui. Si en plus les manifestations se poursuivent dans les jours suivants, lundi la grogne de ceux qui vont aller travailler va être palpable. Certains manifestants ont carrément décider de prendre des jours de congés pour poursuivre le mouvement. Fawkes

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La mobilisation des «gilets jaunes» contre les hausses du prix du carburant se déroule ce 17 novembre. Vers 10h, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner dénombrait plus de 1 000 rassemblements et 50 000 manifestants.

  • Selon le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, les «gilets jaunes» forment actuellement plus de 1 000 rassemblements, avec un total de 50 000 manifestants en France.

  • Une manifestante des «gilets jaunes» a été tuée à un barrage par une voiture en Savoie, d’après le ministère de l’Intérieur. La conductrice qui emmenait sa fille chez le médecin a été prise de panique quand les manifestants se sont mis à taper sur sa voiture et a foncé sur eux, percutant une femme, a précisé le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. En état de choc, elle a été placée en garde à vue.

    «Faites passer l’information à celles et ceux qui manifestent de prendre toutes les dispositions de prévention et de sécurité […] Il faut faire en sorte que l’organisation minimale de la manifestation évite ce genre de drame», a déclaré Christophe Castaner.

    «Cette manifestation serait un échec si elle était la cause de [la perte d’une] vie humaine comme c’est déjà le cas. C’est un échec pour chacune et chacun d’entre nous, que ce soit les manifestants ou les forces de l’ordre. Rien ne vaut une vie», a poursuivi le ministre.

  • «Allez-y, foncez, quelle que soit votre couleur politique, c’est la manifestation du peuple», a lancé le président de Debout la France (DLF) Nicolas Dupont-Aignan sur Franceinfo, au début de la journée de mobilisation citoyenne. «C’est la dernière chance pour ce gouvernement : soit il entend la colère du peuple, il réoriente sa politique, soit ça va mal finir», d’après le député de l’Essonne, qui pense que cela peut tourner en «révolution».

    Aux accusations d’instrumentalisation, l’ancien allié de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle répond que «ce combat» sur le prix des carburants, il «le mène depuis des années» et qu’il «ne hurle pas avec les loups».

    «J’appelle les Français à descendre dans la rue pour dire “ça suffit”. Il faut entrer en résistance contre ce pouvoir qui nous méprise, qui nous rackette et qui si on ne fait rien continuera lui à bloquer la France», a déclaré Nicolas Dupont-Aignan.

  • Vinci a fait savoir ce matin que «l’accès à l’A61 en direction de Narbonne à hauteur du péage de Toulouse Sud [était] bloqué».

  • Concernant le mouvement des «gilets jaunes», le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a souligné sur Europe 1 que ce dernier était «légitime» et «le reflet de la colère des Français». «Par contre certains, une minorité, essaient de le récupérer, avec de mauvaises intentions», a-t-il une fois de plus regretté.

    Des militants CGT manifesteront tout de même pour réclamer une amélioration du pouvoir d’achat, malgré l’opposition de la confédération, mais il n’y aura pas de sanctions, a expliqué le leader syndical, car «chacun a le droit de s’exprimer».

    Philippe Martinez a par ailleurs suggéré au gouvernement d’augmenter le salaire minimum pour «aider le pouvoir d’achat».

  • A Caen, environ 300 «gilets jaunes» parcourent à vélo les rues désertes de la ville, en direction de la Mairie, selon l’hebdomadaire Liberté Caen.

  • La tension monte d’un cran Porte d’Auteuil sur le périphérique parisien, entre les «gilets jaunes» et les gendarmes venus pour les en faire sortir. Au moins une personne a été interpellée, selon un journaliste indépendant présent sur place.

  • Plusieurs barricades ont été érigées par les «gilets jaunes» sur les voies d’accès à Bar-le-Duc (Meuse).

  • A Paris et dans les environs, chaque mouvement des gilets jaunes est bloqué par les CRS, selon un journaliste de RT France se trouvant à la porte Maillot.

  • Environ 200 «gilets jaunes» bloquent le rond point de Balma qui mène au périphérique à Toulouse, selon France Bleu.

    Une opération escargot va être menée dans les prochaines minutes et la circulation est déjà très perturbée.

    Les «gilets jaunes» se rendent également vers le péage de Labège.

  • Le périphérique extérieur parisien est bloqué entre la Porte Maillot et la Porte d’Auteuil et la circulation est à l’arrêt, selon BFMTV.

    Rapidement intervenus au niveau du barrage, les gendarmes demandent aux «gilets jaunes» de quitter le périphérique sous peine d’utiliser la force ou de se voir infliger une contravention.

  • A Toulouse, des dizaines de «gilets jaunes» sont déjà mobilisés, rassemblés sous le slogan de «Macron démission» qu’ils scandent à l’envi.

  • Un journaliste de RT France est en direct du barrage de Bar-le-Duc, sur la Voie Sacrée. La ville est bloquée sur dix axes différents. Certaines voitures peuvent sortir, mais aucune ne peut rentrer.

  • A Bar-le-Duc dans la Meuse, un journaliste de RT France a constaté la mise en place d’une barricade sur la Voie sacrée, la route historique qui relie Bar-le-Duc à Verdun.

  • A Paris, les CRS sont présents tôt ce matin pour empêcher les «gilets jaunes» de mettre en place un barrage routier. Les échanges entre forces de l’ordre et manifestants sont tendus. «C’est inadmissible, on est des vaches à lait. On nous prend pour de cons !», fulmine un homme.

Quelle ampleur aura la journée de protestation des «gilets jaunes» du 17 novembre ? Preuve du flou autour du nombre de manifestations prévues dans l’Hexagone, une source policière a fait savoir à l’AFP que si «environ 1 500 actions» étaient attendues sur le territoire, «seulement un peu plus d’une centaine auraient été déclarées». «Ce sont des gens qui n’ont pas l’habitude des manifestations, qui peuvent ne pas les déclarer. Nos services de renseignement ont un gros travail» à fournir, a également expliqué Christophe Rouget, du syndicat de police SCSI-CFDT, confirmant les craintes du gouvernement.
Le faible nombre de déclarations peut s’expliquer par la crainte de représailles de nombreux organisateurs, la déclaration en préfecture nécessitant la présentation d’au moins trois cartes d’identité. Sur un site Internet spécialement créé à cet effet, on peut voir qu’au moins 700 mobilisations sont organisées en France métropolitaine, à La Réunion et en Belgique. A ces actions temporaires qui prendront la forme de manifestations classiques s’ajoutent des propositions de blocage d’«une semaine». Des blocages auxquels ne participeront pas les syndicalistes CGT. Le secrétaire général de l’organisation, Philippe Martinez, a en effet jugé ce 16 novembre «impossible d’imaginer la CGT défiler à côté du Front national (aujourd’hui Rassemblement national)».

Quid de la mobilisation des partis politiques ?

Si la majorité présidentielle La République en marche ne participera pas aux défilés et, pour certains d’entre eux, soutiennent le mouvement «#sansmoile17», créé par un de ses salariés, d’autres formations ont décidé de se joindre à cette mobilisation spontanée. Toutefois, au sein même des partis politiques des divergences existent.

Ainsi, Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France Insoumise (LFI), sera présent au côté des manifestants, comme plusieurs autres députés LFI, dont l’iconoclaste François Ruffin. En revanche, la députée Clémentine Autain a expliqué ne pas se voir «défiler à l’appel de Minute et avec Marine Le Pen» dans une référence à la supposée récupération du mouvement des «gilets jaunes» par le Rassemblent national (RN).

Chez Europe Ecologie Les Verts et au Parti socialiste (PS), la mobilisation devrait être peu conséquente. «À​ la coalition des rejets et des colères, nous préférons appeler à la construction d’une coalition de projets», a ainsi écrit le parti écologiste. Si le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a fait savoir qu’il irait «à la rencontre des Français qui défendront leur pouvoir d’achat», ce n’est pas le cas de Stéphane Le Foll et Ségolène Royal, qui ne souhaitent pas être «dans la rue» ni «appeler au blocage du pays». «J’ai entendu des appels à manifester sur le mode “l’environnement ça commence à bien faire”. Je ne peux pas m’y associer», a pour sa part expliqué à l’AFP un membre de la direction du PS, Jean-François Debat. Benoît Hamon de Générations a également décliné car «il a vu le FN récupérer tout ça». Un positionnement partagé par Philippe Poutou, par deux fois candidat à la présidentielle pour le Nouveau parti anticapitaliste. 

Du côté des Républicains, le chef de file du parti de droite, Laurent Wauquiez, sera de la partie, ainsi qu’Eric Ciotti. En revanche, Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, ne défilera pas, ne cautionnant «évidemment pas les blocages des routes».

Le Patriote Florian Philippot et Nicolas Dupont-Aignan de Debout la France ! défileront. François Asselineau de l’Union populaire républicaine a dit désapprouver «un mouvement dont on ignore qui est derrière, et qui élude le rôle des traités européens». «C’est une véritable initiative citoyenne, les Français n’en peuvent plus des taxes qui se sont abattues en cascade depuis des mois», a en revanche estimé le député Jean Lassalle, qui devrait prendre part aux mobilisations.

Au Rassemblement national, la ligne est claire : la formation politique soutient le mouvement des «gilets jaunes». Les députés Louis Alliot et Gilbert Collard défileront donc. En revanche, en tant que chef de file de son mouvement, Marine Le Pen a fait savoir qu’elle ne manifesterait pas. «Quand on est président de parti politique, on ne doit pas manifester, sauf à de très rares exceptions», a-t-elle souligné.





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