Macron rêvait d’être le père de la nation. A défaut d’être père lui-même, il pensait que tous les Français se réuniraient à ses pieds pour le couvrir de louanges. C’est raté ! Il n’y a que Brigitte qui lui passe de la pommade entre deux engueulades. Alors à défaut de protéger les Français, le président de la République use de son pouvoir pour sauvegarder sa belle de paroles crues issues du rappeur Kalash Criminel. Tout un programme…

Insulter la police, appeler au meurtre des blancs, « niquer » la France… Tout cela est possible dans notre beau pays. Cela fait même vendre des morceaux de rappeurs sans talent, mais à la haine tenace contre leur pays. Le holà est enfin mis quand ces paroles sortent des cités et atteignent les oreilles d’élus et de médias alternatifs qui ont encore une idée saine de ce que doit être la France. Une fois les propos scandaleux exposés en place publique, l’Elysée joue les effarouchées. Un processus qui aura été bien plus court pour sauver l’honneur de Brigitte Macron dont la vie amoureuse a été résumée en quelques mots par un rappeur répondant au doux nom de Kalash Criminel.

Quand le rap touche enfin les limites permises

Le titre « Cougar Gang » ne sera finalement pas sur le prochain album de Kalash Criminel. En cause, cette petite phrase « J’suis bon qu’à niquer des mères. J’baise que des mères comme Macron ». Cette seule phrase rappelle la beauté du rap pour ceux qui ont tendance à l’oublier. Mais l’Elysée n’a pour une fois rien trouvé d’artistique dans des propos si vulgaires et a fait pression sur la maison de disques pour retirer le morceau. Le rappeur qui estime que son titre est une « déclaration d’amour envers les cougars » se dit « déçu » que la maison de disques n’ait pas « porté ses couilles, parce que c’était eux à la base qui m’ont dit de cliper le morceau, et une fois que c’est bon, ils me disent qu’il faut le retirer. Sans vouloir être vulgaire, j’me sens un peu baisé dans l’histoire ».

Un rappeur brisé qui peut toutefois se réjouir d’être au Panthéon des « artistes » censurés par le pouvoir. Ils sont d’autant peu nombreux que tous les propos de haine contre la France passent généralement comme une lettre à la Poste. La limite a donc été trouvée et elle s’appelle Brigitte Macron. Il est interdit de dire qu’elle est une cougar et par conséquent il doit être interdit de rappeler que sa relation avec un mineur sous sa responsabilité était illégale en plus d’être immorale.

L’Assemblée nationale adopte un calendrier très électoral

L’Elysée a fait preuve d’autorité à l’encontre de Kalash Criminel, mais ne s’est pas permis de lui administrer une paire de claques. Il anticipe en cela la prochaine loi qui interdit les « violences éducatives ordinaires ». Une loi censurée par le Conseil constitutionnel en 2017 non pas sur le fond, mais parce que le texte avait été ajouté à une loi qui n’avait rien à voir avec le sujet. La Macronie retente sa chance et le texte sera discuté fin novembre à l’Assemblée nationale.

Le calendrier est quelque peu curieux puisque les parlementaires se plaignent de bosser comme des dingues, mais trouvent le temps de s’occuper du superflu en voulant légiférer sur les fessées. Et un texte en chasse un autre, alors la PMA pour tous devra attendre un peu – peut-être jusqu’à fin 2019 – pour que le droit lui donne ses lettres de noblesse.

A en croire les bruits, le texte ne ferait pas l’unanimité au sein de la majorité. Les députés n’arrivent pas à se mettre d’accord malgré l’absence de lobbies qui créent habituellement des tensions. En fait, Macron ne veut pas braquer une majorité d’électeurs la veille des élections européennes. Les réformes sociétales seront donc prises au galop en 2020, soit assez de temps pour faire retomber la tension et prétendre à un succès en 2022 à la présidentielle. Au fond, seules deux choses importent au petit Emmanuel : garder le pouvoir qu’il utilise comme un hochet et défendre publiquement l’honneur de Brigitte. On sait ce qu’il fait du pouvoir et le monde commence à comprendre la vraie nature de sa relation avec son ancienne maîtresse. Pardon, professeure.





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