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24 novembre 2020

L’ICEBERG DES SCANDALES VATICANAIS COMMENCE A FONDRE…



L’ICEBERG DES SCANDALES VATICANAIS COMMENCE A FONDRE…

Mgr Battista Ricca, un sourire et une caresse…

Les scandales au Vatican n’en finissent point. La fameuse lettre de Mgr Vigano, qui n’a fait que pointer le sommet de l’iceberg de la sexualité débridée au Vatican, continue semble-t-il, ses tourbillons qui s’élargissent. L’accusation concerne en fait une question de sexe, et même d’homosexualité pratiquée pendant des dizaines d’années, avec des dizaines de partenaires, par un prélat américain, qui est parvenu à devenir archevêque de Washington et même cardinal. Mais il parait que ce Th. McCarrick ne semble point être unique dans cette ignoble affaire qui se révèle lentement mais sûrement.

Mgr Viganò accuse le Pape François d’être au courant des méfaits de McCarrick depuis plus de cinq ans, de ne pas avoir agi en conséquence, et d’avoir gardé l’accusé à ses côtés en tant que premier conseiller pour effectuer les nominations qui ont remodelé la hiérarchie catholique des États-Unis et ailleurs, en nommant ses protégés. Ce n’est que cette année, 2018, à la suite de la dénonciation d’un de ses abus sur un mineur d’âge, que le Pape a finalement décidé de sanctionner McCarrick et de le déchoir de son titre de cardinal. Cinq années d’inactions disent beaucoup tout de même.

Bien plus, une autre affaire qui date de 2013, concerne Mgr Battista Ricca (photo), le directeur de la maison Sainte-Marthe où François a choisi de résider, et qu’il a promu le 15 juin 2013, deux mois après son pontificat, prélat à l’IOR, ce qui veut dire : « référent du Pape à la « banque du Vatican », avec droit d’assister à toutes les réunions du comité de direction et d’accéder à tous les documents ». Ce qui démontre une confiance qui va un peu loin avec des points d’interrogations.

La nomination de Mgr Ricca à l’IOR, avait déjà déconcerté bon nombre de nonces qui l’avaient connu comme conseiller diplomatique en Algérie, en Colombie, en Suisse puis en Uruguay, et partout avec une conduite tout sauf irréprochable, particulièrement dans cette dernière affectation.

Il est plus que nauséabond de lire dans un article sur Diakonos.be un commentaire comme suit :
« À Montevideo, entre 1999 et 2001, Mgr Ricca cohabitait avec son amant, l’ex-capitaine de la garde suisse Patrick Haari qui l’avait suivi là-bas depuis Berne. Et il fréquentait également des lieux de rencontre avec des jeunes du même sexe, subissant même un passage à tabac et allant jusqu’à se retrouver coincé dans un ascenseur de la nonciature avec un jeune homme de dix-huit ans bien connu de la police uruguayenne ». Faire d’un être pareil son prélat à l’IOR, cela sous-entend pas mal de choses inadmissibles.

Il est plus qu’étonnant de lire dans ce même article que : « Mgr Ricca fut relevé du service diplomatique sur le champ et rappelé à Rome où pourtant, comme par miracle, sa carrière reprit de plus belle et où il gravit les échelons jusqu’au grade de conseiller diplomatique de première classe à la Secrétairerie d’État et surtout au poste de directeur des trois résidences du Vatican pour les cardinaux et les évêques en visite à Rome, dont celle de Sainte-Marthe, ce qui lui permit de nouer d’excellents rapports, y compris d’amitié, avec des prélats du monde entier parmi lesquels Bergoglio, qui immédiatement après son élection comme Pape, le fit entrer dans son cercle le plus intime, dont il fait encore partie à ce jour ».

Au cours de la conférence de presse à bord du vol de retour de Rio de Janeiro à Rome, où il s’était rendu pour les JMJ, le Pape François fut effectivement interrogé par plusieurs journalistes dont un brésilien sur l’affaire Ricca et sur le soi-disant « lobby gay ». Et voici quelle fut sa longue réponse mot pour mot, telle qu’elle est retranscrite au bulletin officiel du Saint-Siège et de laquelle on n’a retenu que cette trop fameuse réponse : « Si une personne est gay et cherche le Seigneur, fait preuve de bonne volonté, qui suis-je pour la juger » ?

« En ce qui concerne Mgr Ricca : j’ai fait ce que le Droit Canonique demande de faire : une investigatio previa. De cette investigatio, il n’y a rien de ce dont on l’accuse ; nous n’avons rien trouvé. Voilà la réponse. Mais je voudrais ajouter autre chose là-dessus : je vois que souvent dans l’Église, au-delà de ce cas et aussi dans ce cas, on va chercher les « péchés de jeunesse », par exemple, et on les publie. Pas les délits, eh ? Les délits c’est autre chose : l’abus sur mineurs est un délit. Non, les péchés. Mais si une personne, laïque ou prêtre ou sœur, a fait un péché, et ensuite s’est convertie, le Seigneur pardonne, et quand le Seigneur pardonne, le Seigneur oublie et cela est important pour notre vie. Quand nous allons nous confesser et que nous disons vraiment : « J’ai péché en ceci », le Seigneur oublie ; et nous, nous n’avons pas le droit de ne pas oublier, parce que nous courrons alors le risque que le Seigneur n’oublie pas nos péchés. C’est un danger. C’est important : une théologie du péché. Souvent je pense à saint Pierre : il a fait l’un des pires péchés, celui de renier le Christ ; et avec ce péché il a été fait Pape. Nous devons y penser beaucoup. Mais, revenant à votre question plus concrète : en ce cas j’ai fait l’investigatio previa et nous n’avons rien trouvé. Ça c’est la première demande. Ensuite, vous parlez du lobby gay. Bah ! On écrit beaucoup sur le lobby gay. Je n’ai encore trouvé personne au Vatican qui me donne sa carte d’identité avec « gay ». On dit qu’il y en a. Je crois que lorsqu’on se trouve avec une telle personne on doit distinguer le fait d’être « gay », du fait de faire un lobby ; parce que les lobbies, tous ne sont pas bons. Celui-ci est mauvais. Si une personne est gay et cherche le Seigneur, fait preuve de bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? Le catéchisme de l’Église catholique l’explique de manière très belle, mais il dit, attendez un peu comment il dit… il dit : « Nous ne devons pas mettre en marge ces personnes pour cela, elles doivent être intégrées dans la société ». Le problème n’est pas d’avoir cette tendance, non, nous devons être frères, car ceci est une chose, mais s’il y a autre chose, autre chose. Le problème est de faire de cette tendance, un lobby : lobby des avares, lobby des politiciens, lobby des maçons, beaucoup de lobby. Voilà le problème le plus grave pour moi. Et je vous remercie beaucoup pour avoir fait cette demande. »

En faisant l’explication de texte de cette réponse vicieusement laconique, même un élève du Bac trouvera beaucoup de sous-entendus ou des échappatoires à relever !

Des accusations et des preuves, déclarées ou tenues sous cape, entament sérieusement la crédibilité du pape et mériteraient une autre réaction que la sienne. Est-ce à ce point que les très haut placé du Vatican sont intouchables ? Car le fameux lobby homosexuel s’étend dans toute la hiérarchie vaticane.

C’est de longue date que le Vatican se prépare officiellement à cette chute satanique, il suffit de jeter un regard sur le Catéchisme de l’Eglise Catholique (1992), au sujet des homosexuels, qui précise aux paragraphes 2357-2359 : qu’« ils doivent être accueillis avec respect, compassion, délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste etc. », mais également qu’ils sont « appelés à la chasteté » étant donné que leur « propension » est
« objectivement désordonnée » !!

L’Église d’aujourd’hui est en fait « ébranlée jusque dans ses fondations » par la propagation des cas d’abus sexuels et d’homosexualité « de façon presque épidémique au sein du clergé et jusque dans la hiérarchie », comme le dit justement le cardinal Walter Brandmüller.

D’ailleurs, le concubinage et l’homosexualité ne datent point de quelques décennies, tel qu’on veut le faire passer aux lecteurs. C’est du temps de Saint Paul, le vrai fondateur du christianisme, que cela mijote dans l’Eglise. Ces dépravés de la société se répandirent de plus en plus largement au sein du clergé, de sorte qu’en 1049 déjà, saint Pierre Damien remit au pape Léon IX, ce bien connu « Liber Antigomorrhianus » (Livre antigomorrhien), rédigé sous forme épistolaire, qui était un appel à sauver l’Église de la « souillure sodomite qui s’infiltre comme un cancer dans l’ordre ecclésiastique, voire comme une bête assoiffée de sang qui se déchaîne dans la bergerie du Christ». Dans le livre de la Genèse, Sodome et Gomorrhe sont les deux villes que Dieu a détruites par le feu à cause de leurs péchés. Ces deux noms semblent adéquats aux deux Institutions Vaticanes.

Ce manque d’initiative au sommet de l’Église n’est pas seulement intrigant mais accusateur. Est-ce à ce point que le Maestro de ces deux Bâtiments est au-dessus des lois humaines ?! Comment les adeptes acceptent-ils ou laissent-ils passer des abominations pareilles ?

https://www.diakonos.be/settimo-cielo

Zeinab Abdelaziz
Le 6 novembre 201



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