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20 septembre 2020

Pleure, ô pays bien-aimé



La fuite, l’exil, l’exode de presque un quart de la population. Pourtant, ce pays n’est pas en guerre. Ce sont les plus éduquée (médecins, avocats, ingénieurs) qui sont partis. Les conséquences s’en feront sentir dans une dizaine d’années.

Le chômage touche plus de 23% de la population active (48% pour les moins de 25 ans). Les suicides ont augmenté de 35 % en 10 ans. Près de 30 % des citoyens ont perdu leur couverture sanitaire. Les dépenses allouées aux hôpitaux publics ont baissé de 40 %.

Le taux de fécondité par femme a chuté à 1,3 en 2018, ce qui est insuffisant pour assurer le renouvellement des générations. On prévoit qu’en 2060, le pays aura perdu environ 2 millions d’habitants.

Vous croyez peut-être que je parle d’un désastre dû à des sanctions états-uniennes, européennes ou à un sabotage organisé par le patronat local et l’opposition au Venezuela. Mais c’est la Grèce que j’évoque : pays frère, membre de l’Union européenne (dont le président est le répugnant ivrogne que vous voyez ici).

Quant au Venezuela, si vous voulez une information ni dithyrambique ni mensongère, c’est ici. Vous y apprendrez notamment comment on fait un photomontage. C’est rigolo.

Théophraste R. Auteur des articles médicaux : « Différence entre une sciatique et une bonne cuite. » et « Comment ne pas confondre une langue chargée et une langue de p… médiatico-politique.(1) »

(1) Je dis « langue de p… » par prudence parce que parler de « pourris » déclenche le tir nourri des « langues de p… pourries ».





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