Suite à la décision rendue publique hier sur le cumul des peines des prisonniers basques, EH Bai et Bagoaz ont fait connaître leur mécontentent à travers des communiqués. Ils refusent la décision qui, selon eux, soutient “une mesure d’exception” appliquée par l’État espagnol.



Bagoaz critique la décision prise par la Cour européenne des droits de l’homme car, selon la dynamique, Strasbourg a “protégé l’Espagne et ses lois créées pour des raisons politiques imprégnées de vengeance. Cette décision ne fait que créer de la souffrance dans la société basque et dans l’entourage des prisonniers”. La décision représente “un obstacle au processus de paix”. 



Bagoaz pense que l’État espagnol doit changer sa loi immédiatement afin de permettre aux prisonniers de confondre leur peine. “Il est temps que l’Espagne change de posture, en s’éloignant de la vengeance et en se rapprochant du vivre ensemble. Il est temps que l’Espagne s’implique réellement dans le processus de paix”, rajoute-t-elle.



Bagoaz, tout comme EH Bai, ont souligné que, pour que le processus de paix avance, la situation des prisonniers doit être résolue. “L’Etat espagnol doit rapprocher les prisonniers basques, permettre la confusion des peines, libérer les prisonniers malades ainsi que permettre le changement de grade au sein des prisons pour un traitement humain de tous les prisonniers”.

“Plus d’excuses, la société basque attend des avancées sur la voie de la paix et nous espérons vivement que ces prochains mois, nous n’aurons plus ce genre de mauvaises nouvelles”, lance le mouvement politique abertzale.

Incompréhension et indignation

Le Comité pour la Défense des droits de l’Homme en Pays Basque a également fait part de son “incompréhension et indignation”. Il souligne que de nombreux juristes voyaient dans l’application par les autorités espagnoles de cette “double peine”, une mesure abjecte de cumul des peines.

Selon le comité, une telle décision plonge des dizaines de prisonniers et leurs proches dans un abîme, “celui d’un enfermement à une durée humainement insupportable”. De plus, la décision de Strasbourg est “un coup porté contre la dynamique en faveur du désir de pays existante au Pays Basque. C’est un attentat contre la Justice restaurative préconisée dans toute sortie de conflit, un attentat contre l’idéal de Paix et du Concorde”, conclut-il.





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