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26 novembre 2020

Un jour en Macronie ou le retour des zéros – 24heuresactu.com



L’actualité politique est quelque peu creuse. La faute à un Président français en vacances, un Premier ministre au Vietnam et un Gouvernement toujours aussi peu au travail. Bref, c’est la Toussaint et plus personne ou presque ne fait encore semblant de s’intéresser à la France. Et la nature ayant horreur du vide, c’est l’ancien monde qui refait surface. Sarkozy et Royal sont de retour pour un mauvais remake de 2007. A ce duo infernal s’ajoute encore une fois le couple Corbière-Garrido qui sait décidément tirer sur toutes les ficelles d’un Etat-Providence en pleine déliquescence. 

Grillés, carbonisés, dépassés, mais toujours là. Certains politiques ont la peau plus dure que d’autres. Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy font partie de cette petite caste qui ne meurt jamais malgré l’incompétence, les scandales et peu d’intérêt que leur porte aujourd’hui les Français. Les deux reviennent encore une fois à la charge pour combler le vide d’une Macronie aux abonnés absents. Le président est « claqué » et doit se reposer avant les quelques jours qu’il passera dans le nord et l’est de la France. Que va-t-il faire de si harassant pour se prélasser actuellement aux frais de la princesse ? Il lira une multitude de discours pour dire que la guerre c’est mal et que l’Allemagne a changé… Le tout sans rentrer roupiller quatre heures par nuit à l’Elysée. On s’en venir une performance politique et physique monumentale alors repos et grand vide au programme !

Ségo et Sarko font leur numéro

Mais comme toujours, le vide ne le reste jamais bien longtemps et c’est Ségolène Royal qui attire le plus la lumière avec la publication de son nouveau livre « Ce que je peux enfin vous dire ». Un ouvrage que personne n’attendait vraiment, mais qui va faire la Une des journaux grâce à une Ségolène Royal qui se pavane d’interview en interview pour dispenser quelques anecdotes dont tout le monde se fout. Celle qui pensait être la première femme présidente de la République française nous ressort ses disques rayés : de la difficulté d’être une femme en politique, j’adore l’écologie, je suis de gauche, mon compagnon m’a trompé. Un ramassis de mièvreries qu’aurait pu écrire Brigitte Macron pour bien des points…

Ségolène Royal prépare ses européennes à elle en s’imposant dans le paysage médiatique à défaut d’avoir un mandat électif crédible (qui sont les baleines qui ont voté pour les représenter dans les Pôles ?). Un mandat, Sarkozy en cherche un aussi, mais contrairement à son ancienne sparring partner de 2007, il vise directement l’Elysée sans s’embêter à dire que telle ou telle région est extraordinaire et qu’il faut investir le Parlement européen pour continuer l’actuelle politique. D’ailleurs, Sarkozy entend ne pas parler des sujets français et se pose en sage de la politique internationale. Fort de son expérience, il voit la politique depuis des hauteurs grandioses et donne son avis sur tout pour ne rien dire au fond.

Et comme à chaque fois avec Sarkozy il y a un peu de vrai pour enrober le faux et le monstrueux. Ainsi, si Viktor Orban et Matteo Salvini ne sont pas cloués au pilori, mais Sarkozy ne peut pas s’empêcher d’encenser Merkel (« Je l’admire beaucoup »). Il s’en prend à Trump, un président « sans principes, sans doctrines, sans limite, sans mémoire. C’est du jamais-vu ». Eh bien si, il suffit de voir comment et par qui la France a été gouvernée entre 2007 et 2012… Sarkozy ou le président qui a oublié les grands principes et la mémoire d’un pays aux racines profondes.

Un pays qui a accouché dans la difficulté d’un Etat-Providence aujourd’hui en voie de disparition. Sarkozy n’y est pas étranger tout comme ses successeurs fraise des bois et le jeunot déjà fatigué. Alors si l’Etat-Providence se casse la gueule, certains se disent qu’il faut en profiter rapidement. Une analyse faite et appliquée par Alexis Corbière selon le Canard Enchaîné. L’hebdomadaire a montré que ce député sans le sou (qui émarge quand même à plus de 7 000 euros par mois) a osé faire une demande à l’Agence nationale pour l’habitat (Anah) pour l’aider financièrement dans les travaux de rénovation de son logement ! Une révélation qui n’a pas du tout plu à l’intéressé qui a fait une Mélenchon et s’en est pris au média qui informe. Mais montrer l’appétence de Corbière pour actionner les bons leviers et éviter ainsi de payer une partie de ses frais est une information qui mérite d’être sue surtout pour un défenseur si acharné de la « gôche » morale et économique…

Rien d’illégal, car les revenus demandés pour bénéficier de l’aide pour les « très modestes » ne dépassaient pas les barèmes. A l’époque le couple Corbière-Garrido ne faisait pas la pluie et le beau temps à l’Assemblée nationale et sur les plateaux de télévision pour des chroniques d’un niveau intellectuel abyssal. Bref, rien d’illégal, tout dans les règles, mais pas grand-chose dans la morale. Décidément, la barrière entre l’ancien et le nouveau monde est de plus en plus ténue.





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