Rédigé par notre équipe le 25 octobre 2018.

Le remaniement a laissé la plupart des ministres les plus incompétents à leur poste. Muriel Pénicaud fait partie de cette caste grassement payée qui continue donc à enfiler les perles malgré une situation qui dégénère toujours plus. La ministre du Travail ne commente plus les chiffres du chômage (pourtant la seule activité de ses prédécesseurs) et n’a donc plus le loisir d’expliquer pourquoi le nombre de chômeurs croît. Subsistions nous quelques instants à la ministre absente pour éclairer une situation que le Gouvernement tente de cacher.

Le troisième trimestre est à l’image du second pour ce qui est du chômage en France : mauvais. Même après avoir été tordus, broyés et concassés, les chiffres de l’INSEE ne vont pas faire plaisir au Gouvernement. En effet, le nombre de chômeurs de catégorie A (celle censée faire la pluie et le beau temps dans les médias) a augmenté de 0,5 % au troisième trimestre. Cela représente 16 300 personnes de plus au chômage complet. Un chiffre que les médias sont invités à relativiser (quand il ne le font pas seuls). Pour cela le Gouvernement leur dit bien d’écrire en grosses lettres que le chômage a officiellement reculé sur un an.

Pénicaud – Macron : le duo expert ès chômage

Un recul qu’on pourrait qualifier de jupitérien puisqu’il est de 1,2 %. Un recul qui ne se ressent pas et pour cause, il a été fait sur le dos des autres catégories dont le taux de chômage a augmenté officiellement de 0,6 % sur un an. Le reste est à mettre au crédit des radiations, des gens découragés qui sortent du système et d’une croissance anémique qui n’a aucun effet réel sur le taux de chômage. Bref, les chiffres ne sont pas brillants et la ministre Pénicaud s’est donc contentée d’une sortie trimestrielle a minima.

Pour couper court aux réflexions et aux critiques, Pénicaud assure que « l’ambition (est) d’arriver à 7 % de chômage » d’ici à 2022. Une date qui n’a rien d’économique, mais est entièrement politique puisque les Français seront amenés à choisir entre une nouvelle dose de Macron et les heures les plus sombres de leur histoire. Malheureusement, étant donné la politique de destruction à laquelle se livrent Macron et ses sbires, le chômage ne baissera pas (le preuve encore au troisième semestre) sauf à radier des centaines de milliers de sans emploi chaque année. Des radiations qui devront se faire dans un timing parfait, c’est-à-dire avant les échéances électorales. Pas trop tôt pour avoir le temps de faire fructifier médiatiquement ce faux fruit, mais pas trop tard pour qu’il ait le temps d’être entraperçu par les électeurs.

L’équation est difficile et a été misérablement ratée par le mentor d’Emmanuel Macron. Hollande a même regretté s’être accroché à cette satanée courbe du chômage. Le poulain Macron tente d’éviter un tel écueil et fait sortir du chapeau le chiffre de 7 % de taux de chômage. Si c’est finalement 8 % ou 9 %, il dira que ce n’est pas si loin de « l’ambition » et si le taux de chômage s’approche vraiment trop près de 10 % alors il dira certainement que c’est à cause du RN aux portes du pouvoir que la confiance n’est pas revenue et que le chômage n’a pas baissé. Il y a toujours une explication avec les politiciens.

Rendez-vous dans trois mois pour de nouveaux chiffres du chômage toujours aussi piteux. A croire que les Français n’ont toujours pas compris qu’il suffisait de traverser la rue pour avoir un travail, devenir riche et voter Macron avec une conscience de classe cette fois-ci.





Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *