Dans un wagon de métro se trouvent un policier, une jeune femme et, c’est un hasard, 50 journalistes.

Le policier pose une main baladeuse sur la jeune femme. Elle pousse un cri, le traite de salopard et de pourri. Elle ajoute que son corps est à elle, que personne ne la touche et elle pousse le flic qui prétend l’empêcher d’ouvrir la portière pour descendre du wagon.

Synchrones, les 50 journalistes sortent leur carnet et leur stylo. Sans se concerter (comme c’est étrange !), ils titrent sur la violence de la jeune femme. Les mots qu’on trouve dans chacun de leurs articles sont : « hystérique, dingue, folle, pété les plombs, rage, colère, hargne, insultes, violence, perte de contrôle, agression, vocifération, menaces » et même : « entrave au travail des forces de l’ordre et outrage à agent ».

Or, quand la jeune femme réussit à sortir du wagon, un des journalistes s’aperçoit que c’est sa fille. Piteux, il déchire son article, il rentre à BFM-TV (1) et il se fait virer.

Théophraste R. (Membre du Comité pour le droit de ne pas ramasser la savonnette dans les douches collectives des médias).

(1) BFM-TV ou CNEWS, LCI, Arte, TF1, France 2, France Info, France Inter, RMC, Europe 1, Le Monde, Libé, le Figaro, le JDD, L’Obs, l’Express, le Point, Valeurs actuelles…

Il vivra douloureusement son exclusion du mouvement Génération.s, de Benoît Hamon.





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