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24 novembre 2020

Mélenchon en piste pour un César de (dés)honneur



L’heure devait être aux moqueries au sujet du piètre remaniement, mais le cirque politique nous a réservé un tour dont il a le secret. Au lieu de voir défiler la tête des ministres qui seront bientôt emportés dans des scandales, les Français ont le droit (et pas le choix) à un Mélenchon très énervé qui accuse la police d’exercer des pressions ignobles sur son parti et sa personne. Un show dont les ressorts échappent à la plupart, mais dont les objectifs sont pourtant clairs.  

Le cirque politique a de la ressource. On avait cru tout voir, mais des surprises peuvent toujours avoir lieu grâce à un pouvoir cynique et des acteurs politiques pas complètement dénués de talent pour jouer la comédie. Ainsi, la France entière a découvert l’intérieur du (bel) appartement de Jean-Luc Mélenchon alors que le leader de la France insoumise se filmait en pleine perquisition. Arrivés à 7 heures du matin, les policiers ont réussi à ouvrir la porte (pas comme dans l’affaire Benalla-Macron). Il faut dire que cueilli au pied du lit, Mélenchon les a laissé entrer avant de prendre son téléphone et de mettre en scène sa victimisation.

Macron-Mélenchon : le couple infernal

Pris dans deux enquêtes préliminaires concernant des emplois supposés fictifs et ses comptes de campagne, Mélenchon a donc vu son domicile parisien perquisitionné tout comme les locaux de ses mouvances. Très bon comédien, Méluche n’a pas hésité à enfiler la casquette de metteur en scène en se filmant face à la soi-disant déferlante de haine policière. Des policiers utilisés comme des pions par le pouvoir qui les envoie un jour chez Mélenchon et se faire tabasser par des racailles le lendemain.

Mélenchon assure qu’il s’agit de pressions politiques immondes, d’un sale coup orchestré par Macron et son ancienne amie Belloubet. La France insoumise se fait passer pour une victime d’un pouvoir autoritaire alors que la seule cible se nomme le Rassemblement national. Mélenchon fait mine de croire qu’il est la cible d’une affreuse machination politique destinée à mettre à terre la seule opposition crédible en France. C’est un fantasme qui doit devenir la réalité aux yeux des Français. La raison est simple. Cela nourrit la machine macronienne.

Sachant pertinemment que le RN est la seule force crédible, Macron monte en épingle un Mélenchon qui joue aujourd’hui à la victime. Entendre les députés insoumis crier « résistance » les larmes aux yeux, pour certains, était assez cocasse. N’ont-ils pas compris contrairement à leur chef qu’ils sont les idiots utiles de la Macronie ? Si vraiment ils représentaient le moindre début de danger pour le système, alors on leur spolierait leur argent et on les ferait passer pour des timbrés. Mais le traitement infligé à l’extrême gauche est bien moins rude que celui subi par Marine Le Pen et le Rassemblement national…

Ce petit cirque pourrait amuser tant il est grotesque, mais ses véritables intentions sont profondément anti-démocratiques. Que Mélenchon se calme. Il ne lui arrivera rien, car le pouvoir tient trop à son opposition carton-pâte. «  La République c’est moi ! » hurle Mélenchon à un policier. Non, Jean-Luc ! Tu n’es qu’un pantin dans les mains du système. Rien de plus, rien de moins. Arrête de t’en prendre à la police, arrête de t’en prendre aux Français et cesse de faire le sale boulot de la Macronie. Les discours pro-migrants et anti-français ont déjà fait murir des fruits bien indigestes. Pas la peine de programmer une nouvelle récolte. Ressaisis-toi et tu auras bientôt ton César du meilleur second rôle dans le film « La République (macronienne) vous a bien eu » !





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