Rédigé par notre équipe le 15 octobre 2018.

C’est donc à une mise en examen aggravée à laquelle a eu droit Marine Le Pen à l’issue de sa convocation par les juges vendredi dernier. Soupçonnée d’avoir organisé un système d’emplois fictifs au sein du Rassemblement national, la seule véritable résistante à Macron risque d’être broyée par une justice qui a juré sa perte. A court au niveau politique, le macronisme fait appel à des juges qui se spécialisent peu à peu dans le harcèlement de l’opposition. La démocratie euro-libérale en marche… 

Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! Beaumarchais avait raison et Macron le prend au pied de la lettre. Incapable en tout, son pouvoir ne tient plus qu’à un ou deux fils après un an de pirouettes élyséennes. C’est la débandade au sein du son parti et celui qui s’auto-proclame sauveur de l’Europe sait qu’il joue gros aux prochaines élections européennes. Notre cher président sait aussi que sa seule adversaire de poids s’appelle Marine Le Pen. La mission est simple : détruire le Rassemblement national et sa présidente pour donner un petit goût de victoire à un scrutin qui s’annonce catastrophique pour les euro-béats.

La saga des mises en examen

Mais comment détruire quand les arguments politiques sont foncièrement insuffisants ? Comment faire croire aux Français exaspérés qu’encore plus d’immigration et de libéralisme les sauveront de… l’immigration et du libéralisme. La réponse est simple et utilisée avec gourmandise par Macron depuis un an et demi : le recours aux juges. Ces derniers sont les Cerbères du système et feront tout pour le défendre. Ils sont donc les alliés objectifs de Macron et le serviront servilement tant que ce dernier n’oubliera pas de faire du libertarisme dans le domaine des mœurs. Ça tombe bien, leurs agendas coïncident et c’est donc Marine Le Pen qui est prise pour cible (prioritaire).

Renaud Van Ruymbeke et Claire Thépaut. Deux juges en mission. Une mission politique bien éloignée de la vraie justice. Deux juges qui ont déjà ordonné en juin dernier la saisie de deux millions d’euros signant ainsi l’arrêt de mort du RN (saisie ramenée à un million d’euros en appel). Deux juges qui font donc tout pour réduire à néant le RN en mettant désormais sa présidente en examen pour « détournements de fonds publics ». Un délit passible de 10 ans de prison et d’un million d’euros d’amende. Pratique pour faire taire une opposition dangereuse. D’autant plus pratique qu’une lourde peine d’inéligibilité sort toujours du chapeau au moment adéquat.

De longs mois de procédure sont à venir, ce qui n’est pas plus mal pour la machination lancée sous les ors de la République. Des mois et des mois à dire que le RN volerait l’argent public à des fins très personnelles… C’est plus qu’il n’en faut pour salir et détruire. Mais quand l’essentiel est en jeu, on ne compte pas et la justice multiplie les procédures. Marine Le Pen est aussi mise en examen dans l’affaire Twitter-Daech. Une procédure inique dans laquelle Le Pen est aujourd’hui visée par une enquête pour avoir publié la demande de se rendre auprès d’un psychiatre pour compléter ce tableau très brejnévien. Toutes les ficelles sont bonnes à tirer et le pouvoir ne s’en prive pas. Qu’il passe moins de temps à persécuter les opposants, cela lui donnera peut-être des idées pour trouver un successeur à « Gégé » Collomb.





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