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23 septembre 2020

les ingrédients chimiques à éviter pour la santé et l’environnement … – Les moutons enragés



Lisez les étiquettes, ne succombez pas au marketing, informez vous. Partagez ! Volti

Auteurs : Christophe Magdelaine et Ophélie Bontemps pour Notre Planète Info

© Christophe Magdelaine / www.notre-planete.info – Licence : CC BY-NC-SA

Cosmétique : définition

« On entend par produit cosmétique toute substance ou préparation destinée à être mise en contact avec les diverses parties superficielles du corps humain, notamment l’épiderme, les systèmes pileux et capillaire, les ongles, les lèvres et les organes génitaux externes ou avec les dents et les muqueuses buccales en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les parfumer, d’en modifier l’aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou de corriger les odeurs corporelles « .(article L.5131-1 du CSP)

Depuis 1998, en Europe, tous les fabricants de cosmétiques sont tenus de suivre la nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques (INCI) qui les oblige à préciser, sur l’emballage de leurs produits, la liste complète des ingrédients (sous leur appellation commune) dans l’ordre décroissant de leur quantité. Ce qui signifie que les ingrédients les plus abondants dans un produit, sont listés en premier.
Les ingrédients « naturels » (c’est-à-dire issus de végétaux peu transformés) sont mentionnés en latin ET en anglais. Le nom latin de la plante est suivi d’une dénomination en anglais qui permet de connaître le type de substance :

  • oil pour les huiles,
  • essential oil pour les huiles essentielles,
  • extract pour les extraits,
  • water ou distillate pour les hydrolats ou les eaux florales,
  • butter pour les beurres végétaux,
  • wax pour les cires naturelles.

Exemples :

  • Aspalathus Linearis Extract = extrait de feuilles de thé rouge Rooibos ;
  • Rosmarinus Officinalis Extract = extrait de feuille de romarin ;
  • Lavandula Hybrida Oil = Huile essentielle de lavandin ;
  • Butyrospermum parkii butter = beurre de karité ;

Cosmétiques : un risque sanitaire généralisé et silencieux

Nous les utilisons chaque jour pour notre hygiène et pourtant… Nos cosmétiques contiennent de nombreux composés chimiques qui, au fil du temps, imprègnent notre organisme.

Les principaux risques associés aux cosmétiques sont cutanés : irritation plus ou moins forte, allergie, photosensibilisation. Mais il y a pire, la multiplication des ingrédients chimiques dans de nombreux produits appliqués quotidiennement favorise « l’effet cocktail » et leur accumulation persistante dans notre corps (urines, sang, cordon ombilical, lait maternel…).
Les conséquences sur la santé, ne sont malheureusement pas anodines comme en témoignent la progression inquiétante des cancers hormonaux, des maladies chroniques, des allergies… Dans le même temps la fertilité diminue dramatiquement, les troubles neurocomportementaux (autisme, hyperactivité) explosent et de nouvelles maladies émergent (hypersensibilité chimique, fibromyalgie…). Une véritable « épidémie mondiale » qui provoque 63 % des décès dans le monde (88 % en Europe) selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
Sans oublier la pollution généralisée de l’environnement.
Les composés chimiques à éviter dans les cosmétiques
Nous vous proposons de découvrir ici quelques uns des ingrédients chimiques les plus préoccupants pour que vous puissiez les traquer et les éviter !

Alkylphénols

nonylphénol ; nonoxynol ; octylphénol ; O-phénylphénol ; propylphénol ; amylphénol ; heptylphénol, dodécylphénol ; méthylphénol (ou crésol) ; éthylpénol (ou xylénol) ; 4-tert-octylphenol
Les alkylphénols sont présents dans les détergents, les cosmétiques, les produits de nettoyage et une large gamme de produits industriels.

Outre leurs effets très graves sur les milieux aquatiques, l’Union Européenne reconnait un risque potentiel pour la fertilité et pour le foetus. D’ailleurs, le nonylphénol est un ingrédient actif de certains spermicides. De surcroît, les alkylphénols sont des perturbateurs endocriniens[1] qui altèrent les hormones, les organes reproducteurs et stimulent les cellules cancéreuses du sein.

Ingrédient interdit dans les produits certifiés Cosmébio.

BHA

E320 ; Butylated hydroxyanisole ; Butylhydroxyanisole
Antioxydant et conservateur couramment utilisé dans les aliments (ex : chewing-gums), les emballages alimentaires et les cosmétiques. Le BHA affecte les hormones et les organes reproducteurs chez les rats. En outre, il est classé « cancérogène possible  » par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC).

BHT

Remplaçant du BHA, trop toxique, l’antixoydant BHT est malheureusement soupçonné par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), d’être un perturbateur endocrinien.
Cyclopentasiloxane ; cyclotetrasiloxane ; cyclomethicone ; décaméthylcyclopentasiloxane

Ils adoucissent la peau (émollient) mais affectent notre santé. Perturbateurs endocriniens, le cyclotetrasiloxane est également toxique pour la reproduction.
On retrouve ces ingrédients dans les laits corporels, crèmes visages, crèmes solaires mais aussi les déodorants en spray.

Dioxyde de titane

Titanium dioxide (nano), Oxyde de titane, bioxyde de titane, E171, TiO2, CI77891
Cet additif chimique, à l’état de nanoparticule, permet de blanchir et de pygmenter. Il se retrouve dans de nombreuses crèmes solaires, cosmétiques et dentifrices et les bonbons. Il a déjà été montré qu’à l’échelle nanoscopique le TiO2 a des impacts sur la santé (cancérigène, stress oxydant, inflammation pulmonaire, atteintes au cerveau…) qui ne sont pas encore complètement évalués.

Ethers de glycol

2-phénoxyéthanol (EGphE) ; phénoxytol
Les éthers de glycol sont des solvants utilisés massivement dans l’industrie depuis les années 1960. On les trouve aujourd’hui dans de nombreux produits professionnels : peintures, colles, encre, vernis ; mais également dans des produits de consommation courante : nettoyants ménagers, cosmétiques et médicaments. Il sert de solvant pour d’autres conservateurs (comme les parabènes) et quelques fois de parfum.

Le phénoxyéthanol est allergisant et peut induire eczémas et urticaires. Il pourrait également engendrer des effets neurotoxiques et des troubles neurologiques, car il passe le derme et même le placenta. Enfin, Le phénoxyéthanol est suspecté d’être à l’origine de risques cancérogènes et de troubles de la reproduction chez l’homme.
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) l’a jugé hématotoxique et hépatotoxique (toxique pour le sang et le foie) en 2012.

Filtres solaires / filtres UV

benzophenone, 2-benzoyl-5-methoxyphenol ; 2-hydroxy-4-methoxybenzophenone ; (2-hydroxy-4-methoxyphenyl) phenylmethanone ; methanone, (2-hydroxy-4-methoxyphenyl) phenyl- ; (2-hydroxy-4-methoxyphenyl) phenyl-methanone ; oxybenzone ; oxybenzone 6; methanone, (2hydroxy4methoxyphenyl) phenyl ; b3 ; durascreen ; solaquin ; benzotriazolyl ; ethylhexyl methoxycinnamate
Ces filtres encore communs dans les cosmétiques (des crèmes solaires aux vernis pour les ongles en passant par les shampoings) sont des allergisants, des perturbateurs endocriniens et affectent durablement la qualité de l’environnement.

Des concentrations extrêmement faibles d’oxybenzone (quelques parties par milliard) sont suffisantes pour affecter « les larves de corail qui n’arrivent plus à se fixer et prennent une forme anormale » indique une étude de 2015 du Haereticus Environmental Laboratory. Résultat : le corail blanchit et meurt.
« Les coraux situés près des plages fréquentées sont couramment exposés à des doses de produit 12 fois supérieures au seuil de nocivité (…) A l’échelon mondial, ce sont 6 000 à 14 000 tonnes de crème solaire par an qui sont dispersées sur les récifs coralliens » ajoute le chercheur Craig Downs qui a réalisé cette étude.

Formaldéhyde

Formol ; Formalin ; Formic aldehyde ; Paraform ; Methanal ; Methyl aldehyde ; Methylene oxide ; Oxymethylene ; Oxomethane ; DMDM hydantoin ; Diazolidinyl urea ; Imidazolidinyl urea, Methenamine ; quarternium-15
Connu sous le nom de formol lorsqu’il est dissout dans l’eau, le formaldéhyde est un Composé Organique Volatil (COV). Il est utilisé comme conservateur antimicrobien.

Le formaldéhyde est cancérogène par inhalation (selon CIRC), allergisant et irritant (pour les yeux qu’il peut brûler et les bronches en cas d’inhalation). Or, le formaldéhyde contenu dans les cosmétiques pourrait s’en dégager en petites quantités sous forme de gaz résiduel et ensuite être inhalé.
Les formaldéhydes sont maintenant remplacés en partie par les parabènes, également nocifs pour la santé, on ne les retrouve plus que dans les vernis à ongles.

Huiles et cires de silicone

Dimethicone ; Cetyl dimethicone copolyol ; Phenyl trimethicone ; Stearyl dimethicone
Ces substances entièrement synthétiques, dérivées du silicium et contenant des atomes d’oxygène, sont employées dans une multitude de produits.
La Dimethicone est l’une des matières premières les plus utilisées pour les formules de protection de la peau, de soins capillaires et de rouges à lèvres.

Si elles sont préférables aux huiles minérales, elles restent nocives pour l’environnement et donc indirectement pour notre santé. Par ailleurs, dans les shampooings, elles auraient tendance à étouffer le cuir chevelu.

Ingrédient interdit dans les produits certifiés Cosmébio.

Iodopropyl

Il s’agit d’un conservateur très allergisant qui libère de l’iode lors de son utilisation, ce qui peut troubler le fonctionnement de la thyroïde avec un impact sur la croissance, sur l’humeur, sur la sexualité, la reproduction.

Lyral

Hydroxyisohexyl 3-cyclohexene carboxaldehyde
Utilisé dans certains savons (Le Petit Marseillais notamment), il s’agit d’un parfum à l’origine de réactions allergiques.

Methylisothiazolinone

Methylisothiazolinone (MIT) ; methylchloroisothiazolinone (MCIT)
Ce conservateur (biocide) qui était largement utilisé dans les cosmétiques, les lingettes, les shampoings et certains produits ménagers est très allergisant. Utilisé en remplacement des parabens, la méthylisothiazolinone est un sensibilisant qui peut provoquer des réactions allergiques notamment aux mains, au visage, voire au siège avec l’utilisation de plus en plus répandue des lingettes.

Une société savante de dermatologues américains (American contact dermatitis society) l’a désigné en 2013 comme l’ingrédient qui a fait le plus de dégâts chez les patients.

Parabène

E214 à E219 ; butylparaben ; methylparaben ; ethylparaben ; propylparaben ; pentylparaben ; isopropylparaben ; isobutylparaben ; benzylparaben ; phénylparaben ; N-propyl p-hydroxybenzoate (E216) ; P-hydroxybenzoate ; N-butyl p-hydroxybenzoate ; Ethyl p-hydroxybenzoate ; Méthyl p-hydroxybenzoate (E218) ; parahydroxybenzoate (ou p-hydroxybenzoate) de propyle ; parahydroxybenzoate de méthyle ; sodium butylparaben ; potassium butylparaben ; potassium propylparaben
Le parabène est employé dans de très nombreux cosmétiques, produits alimentaires et médicaments pour ses propriétés antibactérienne et antifongique. En effet, il s’agit d’un conservateur à large spectre chargés de détruire de nombreux germes (champignons, moisissures) qui peuvent se développer lors de l’association eau-huile.
A l’origine, les parabènes sont apparus pour remplacer d’autres conservateurs comme les formaldéhydes, jugés dangereux.

Les parabènes peuvent provoquer des allergies (urticaire, dermatite), un veillissement accéléré de la peau avec le soleil. Mais ce qui est plus inquiétant c’est leur capacité à être assimilés par l’organisme.
Ainsi, plusieurs études ont montré que les parabènes interféraient avec les récepteurs hormonaux et perturbaient l’équilibre endocrinien. Les données épidémiologiques chez l’Homme restent très limitées. Une association a émergé récemment entre les taux sériques de parabènes et la densité mammographique des seins chez des femmes ménopausées, mais, pour l’instant, il n’existe aucune preuve que l’exposition puisse augmenter le risque de cancer du sein.
A ce titre, certains fabricants de cosmétiques comme Lush se veulent rassurants sur la prétendue toxicité de certains parabènes répandus comme le parahydroxybenzoate de propyle et le parahydroxybenzoate de méthyle (utilisés dans certains de leurs produits).

Une proposition de loi visant à interdire deux substances de la famille des parabènes : butylparabène et du propylparabène a été adoptée le 3 mai 2011 à l’Assemblée Nationale.
Depuis le 30 octobre 2014, la Commission Européenne a interdit à la vente des produits cosmétiques contenant les parabens suivants : isopropylparaben, isobutylparaben, phénylparaben, benzylparaben et pentylparaben.

Ingrédient interdit dans les produits certifiés Cosmébio.

Perfluorés (PFOA, PFOS)

Il s’agit d’une famille de polymères halogénés utilisés comme revêtement anti-adhérent dans les ustensiles de cuisson (poêle traitée au téflon), les textiles et les produits traités anti-tâches, les emballages et les cosmétiques. Une étude danoise publiée en 2009 les rend responsables de la baisse du nombre de spermatozoïdes chez l’homme.

Source

Phtalates

Parfum ; fragrance ; Diisodecylphtalate (DIDP)
Il s’agit d’un dérivé du naphtalène, hydrocarbure aromatique utilisé dans les matières plastiques et produit à partir du goudron de houille ou du pétrole. Les phtalates sont utilisés comme parfum en cosmétique et leur présence est dissimulée par le terme générique de « parfum » ou « fragrance » : un cocktail de dizaines produits chimiques non identifiés. Ils n’apparaissent donc pas clairement dans la liste des ingrédients.

Les phtalates ne semblent pas s’accumuler dans l’organisme. Toutefois, ils exercent, via leurs métabolites, un pouvoir de perturbation endocrine provoquant des atteintes à la reproduction, des malformations des organes, l’obésité, des pubertés précoces ou des cancers du sein et des testicules.

Certains phatalates sont déjà interdits dans les cosmétiques : phtalate de butyle benzyle, phtalate de l’ester dipentylique, phtalate de l’acide 1,2-benzène-dicarboxylique, phtalate de di-n-pentyle et d’isopentyle, phtalate de di-n-pentyle, phtalate de diisopentyle, phtalate de bis, phtalate de dibutyle.

Concernant le diéthylphtalate (DEP), différentes évaluations menées au niveau européen ont toutes conclu à son innocuité pour un usage cosmétique.

Attention ! Des produits estampillés Cosmébio peuvent contenir des phtalates (ex : gel douche bio Ushuaïa). Ainsi que des grandes marques comme Nivéa ou Mixa.

PolyEthylene Glycol (PEG)
PEG-6 ; PEG-8 ; PEG-40 ; PEG-100 ; PEG-150 …

Le nombre qui suit la forme abrégée indique le poids moléculaire. Un nombre inférieur à 500 signale une consistance liquide, un chiffre supérieur à 500 une graisse ou une cire.

Cette famille de composés chimiques de synthèse se retrouvent dans de nombreux cosmétiques (y compris dans les dentifrices comme Sensodyn) en tant qu’agents tensioactifs, détergents, émulsifiants, revitalisants ou humectants pour la peau.

Outre le fait qu’ils sont extrêmement polluants à produire et contaminent durablement l’environnement, ils contiennent de nombreuses impuretés toxiques (oxyde d’éthylène, 1,4-dioxane, composés aromatiques polycycliques, métaux lourds…). A ce titre, ils sont déconseillés pour des personnes ayant une peau abimée.
Enfin, ces impuretés sont reconnues cancérigènes dans de nombreux cancers dont, une nouvelle fois, celui du sein.

Ingrédient interdit dans les produits certifiés Cosmébio.

P-Phenylenediamine

Largement présent dans les teintures capillaires permanentes, il fait l’objet d’un avis très négatif du Comité scientifique européen pour la sécurité des consommateurs (SCCS) : « Il a été démontré que la p-Phenylenediamine est un allergène de contact très puissant chez l’animal, c’est aussi un allergène fréquent chez l’homme qui peut engendrer des réactions graves. C’est un sensibilisant extrêmement fort, qui fait partie des tests de routine [pour déterminer la cause d’une réaction allergique, ndlr]. Son utilisation dans les teintures capillaires demeure une préoccupation considérable en termes de sécurité des consommateurs. »
La p-Phenylenediamine peut aussi se retrouver dans les tatouages éphémères.

Sodium Lauryl Sulfate

Sodium Laureth Sulfate ; Sodium Lauryl Sulfate ; Laurylsulfate de Sodium ; SLS ; Empicol ESB 70 ; Ifrapon LOS ; Steol-130, 230, 270, 330, 370 ou 460 ; Stepanol ; Ammonium lauryl sulfate
Le Sodium Laureth Sulfate et le Sodium Lauryl Sulfate sont massivement employés dans de nombreux produits de toilette et d’entretien : savons, shampoings, détergents, dentifrices… Ce sont des agents moussants chimiquement connus en tant que tensioactifs (principe actif qui disperse les corps gras dans l’eau).

Or, le Sodium Laureth Sulfate est un composé puissant, qui a longtemps été utilisé dans les produits de nettoyage industriel et qui l’est encore chez les mécaniciens pour nettoyer les moteurs de voiture. En effet, c’est un détergent efficace et très peu coûteux pour nettoyer les taches les plus difficiles à traiter. Ainsi, il a pris la place du savon alors que même dans les laboratoires la manipulation de cet élément est très délicate et nécessite une grande protection de la peau. Un composant qui envahit pourtant les produits cosmétiques, ainsi que les shampoings.

Son utilisation fréquente élimine la protection de la peau et l’expose aux maladies. Utilisé dans les shampoings, il fragilise le cuir chevelu, favorise la formation des pellicules, provoque des irritations, des démangeaisons, emmêle les cheveux, les rend fourchus et peut même entrainer une perte de cheveux (le comble !).
Malheureusement, le sodium laureth sulfate est également absorbé par l’organisme et agit alors comme un perturbateur hormonal dont les conséquences peuvent être lourdes : syndrome prémenstruel et symptômes de la ménopause, baisse de la fertilité masculine, cancers féminins, dont le cancer du sein.

L’utilisation de laureth sulfate de sodium est particulièrement déconseillé chez les enfants. En effet, son application cutanée peut affecter le développement des yeux avec des dommages irréversibles.

Attention ! Des produits dits naturels et même des produits certifiés Cosmébio contiennent du Sodium Laureth Sulfate…

A noter : le Sodium Lauroyl est un tensioactif issu des acides aminés d’Avoine, donc d’origine végétale et ne présente pas de risques. On le trouve notamment dans les shampoings de la marque Weleda.

Triclosan
Cloxifenolum, Irgasan, Lexol 300, Aquasept, Gamophen, TCL, DP300, éther de diphényle d’hydroxyle 2.4.4 ; Trichlorine-2

Le triclosan est un produit de synthèse utilisé depuis plus de 30 ans comme anti-bactérien, antifongique, antiviral, anti-tartre et agent de conservation. Il est présent dans de nombreux produits notamment désignés comme « antibactériens » ou « anti-microbiens » : produits contre l’acné, produits de premiers soins, savon, dentifrice, rince-bouche, lotion hydratante, crème à raser, déodorant, éponges et serviettes de nettoyage démaquillantes…

Outre le fait qu’il contamine l’environnement et qu’il contribue à l’augmentation de la résistance des bactéries aux antibiotiques, le triclosan peut perturber le fonctionnement de la thyroïde chez l’humain. De plus, il se dégrade en composés toxiques, cancérigènes, bioaccumulables et persistants. Il altérerait également la fonction musculaire, et en particulier celle du muscle cardiaque. Chez l’Homme, on retrouve du triclosan dans le sang, l’urine et même le lait maternel.
Enfin, le triclosan perturbe le fonctionnement des mitochondries (organites qui assument la fonction énergétique dans les cellules) ce qui engendre la destruction en masse des cellules du foie, et ce jusqu’à provoquer une sorte de cirrhose, indique une étude faite par des scientifiques russes publiée dans la revue BBA Biomembranes.

Le triclosan est interdit dans les savons liquides et solides en Europe et aux Etats-Unis, mais il est encore incorporé dans le dentifrice comme le célèbre Colgate Total (destiné à combattre les gingivites).

Billes de plastique

Certains cosmétiques exfoliants ou gommants contiennent des microbilles de plastique, les mêmes qui contribuent à former les tristements fameux « continents » de déchets. En effet, la taille minuscule (parfois moins d’un millimètre) de ces microbilles empêche tout traitement par les stations d’épuration, si bien qu’on les retrouve dans les fleuves, dans les océans et dans les estomacs des poissons ! », accuse 60 millions de consommateurs.
Notes

  1. « Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et induire ainsi des effets délétères sur cet organisme ou sur ses descendants » (OMS). Ainsi, les perturbateurs endocriniens ont la capacité d’interférer, seul ou en cocktail, avec le fonctionnement normal des hormones des êtres vivants. Cette interférence a des conséquences variées sur la santé et le développement du sujet exposé qui peuvent n’apparaître que longtemps après l’exposition ou chez sa descendance. La période d’exposition joue un rôle prépondérant : elle est plus critique au stade embryonnaire. Les impacts potentiels que les chercheurs recensent en premier lieu chez l’animal sont multiples : mauvais fonctionnement de la thyroïde, baisse de fertilité, diminution des éclosions, malformations grossières à la naissance, anomalies du métabolisme, féminisation des mâles, masculinisation des femelles, anomalies de comportement, déficits immunitaires (Réseau Santé Environnement).


Signaler les effets indésirables d’un cosmétique

Depuis fin août 2006, la Commission Européenne exige des industriels qu’ils répondent à toute demande de renseignements (téléphonique, écrite ou via Internet) provenant d’un consommateur sur les effets indésirables de leurs produits, comme les réactions allergiques. N’hésitez pas à faire valoir votre droit.

De plus, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) met à votre disposition un formulaire afin que vous puissiez déclarer un effet indésirable constaté suite à l’application d’un cosmétique.
Là aussi, n’hésitez pas à améliorer la sécurité des produits de santé que vous utilisez.

Quelques marques de cosmétiques que nous recommandons

Quelques rares marques de cosmétiques font l’effort de respecter l’environnement et la santé des consommateurs. En effet, de trop nombreuses marques de cosmétiques utilisent des arguments marketings trompeurs et profitent de leur image rassurante et écologique pour continuer de fabriquer des produits dangereux pour notre santé : elles doivent être évitées, tout comme de nombreuses marques de cosmétiques vendues en pharmacies.
Enfin, rappelons qu’il faut toujours bien vérifier les ingrédients qui entrent dans la composition d’un produit avant de l’acheter.
Voici les marques que nous conseillons :

  • Cattier
    Expert de la Beauté Naturelle depuis 50 ans, Cattier fabrique des cosmétiques formulés avec des ingrédients naturels en partie issus de l’agriculture biologique, sans OGM, sans paraffine, silicone ni PEG ni sels d’aluminium, sans parfum de synthèse ni colorants artificiels, ni parabens, phenoxyethanol, EDTA, DMDM Hydantoin… Cattier propose une gamme de soins complète pour les femmes, les hommes et les enfants.
  • Weleda : nous ne conseillons plus cette marque depuis que nous avons constaté la présence de Dioxyde de Titane sur certains cosmétiques (crèmes de visage et soins des lèvres).

Par défaut, nous déconseillons donc les marques qui ne sont pas listées ci-dessus.

Vous êtes un fabricant de cosmétiques respectueux de la santé et de l’environnement ? Contactez-nous pour éventuellement apparaître dans cette liste !

Christophe Magdelaine / notre-planete.info et Ophélie Bontemps / notre-planete.info

Sources

Droits de reproduction du texte

CC BY-NC-SA (Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions)

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