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28 septembre 2020

L’étrange sortie de Macron à Saint-Martin



Président des riches. Sourd aux attentes des Français. Arrogant. Pas à la hauteur. Emmanuel Macron est tout cela même s’il s’en défend, naturellement. Alors pour bien signifier qu’il n’est pas un monarque qui vit dans le luxe, il a « improvisé » une rencontre avec les habitants de Saint-Martin. Des images qui devaient le rendre sympathique aux yeux de la plèbe, mais qui lèvent un peu plus le voile sur la personnalité d’un président décidément peu appréciable.   

Macron enlace un jeune antillais torse nu et couvert de sueur avant de se faire prendre en photo en sa compagnie et celle de son ami « ancien braqueur, tout juste sorti de prison ». Le cliché fait le tour de la France et pour cause. On y voit le président débraillé, collé au premier jeune qui ne trouve rien d’autre à faire qu’un doigt d’honneur tandis que le second se croit dans un clip de rap. Chaine en or, tatouage et QI au rabais. Pour couronner le tout, on s’aperçoit que celui qui a les doigts qui démangent porte son pantalon au-dessous des fesses et est donc en caleçon et torse nu à jouer avec le président.

Racialisation et infantilisation par le pouvoir

La photo est indigne tout comme l’ensemble de cette séquence. Le président s’amuse avec des paumés qui n’ont aucun respect pour les autres ni pour eux-mêmes. Un président « normal » et à plus forte raison sain d’esprit n’aurait pas traîné avec ces deux lascars ou il aurait a minima demandé à ce qu’ils se couvrent un peu et cessent de se comporter en racailles. Mais rien ne viendra du président Macron. Ah si, juste une petite invitation à aller travailler – il n’y a qu’à traverser la rue ! Cette scène surréaliste a même fait réagir Fabrice Eboué qui constate comme tout le monde à quel point Emmanuel Macron est « émoustillé » en présence de corps masculins vigoureux et en sueur…

De là à transformer les rumeurs sur la sexualité du président en vérité officielle ? Non, bien sûr que non. Il faut protéger l’image du couple présidentielle malgré des images lourdes de sens. Mais ce qui choque dans cette histoire est de voir à quel point le président est mielleux et bienveillant avec un braqueur sorti de prison. Pour s’attirer la sympathie du président mieux vaut être un malfrat condamné qu’un chômeur lambda qui participe aux Journées du Patrimoine… En fait, Macron est dans la droite ligne de Hollande. Le président qui rendait visite aux racailles à l’hôpital plutôt qu’aux policiers blessés dans l’exercice de leurs fonctions.

L’inversion des valeurs est arrivée à son terme et le Français moyen qui attend quelque chose du président n’a juste pas compris qu’il ne vivait plus dans un monde sain. Il reste, certes, quelques personnalités politiques qui ont soulevé l’ignoble message envoyé à Macron à tous les Français, mais les chiens de garde de la Macronie ont déjà aboyé. La première à le faire est l’inénarrable Marlène Schiappa qui y voit un problème de… racisme. En réponse au tweet consterné de Marine Le Pen, la secrétaire d’Etat sort la grosse et mensongère artillerie : « Elle (Marine Le Pen) est leader d’un grand parti raciste d’extrême droite. Ce qui la choque, ce n’est pas que le président pose à côté d’un jeune. Ce qui la choque, c’est la couleur de peau de ce jeune. Soyons très clairs. À chaque fois que le président pose avec des personnes de couleur noire, Marine Le Pen s’offusque ». Tout est faux, mais le but est rempli. On racialise le débat pour empêcher la moindre critique.

Schiappa fait référence à la soirée ignoble qui a eu lieu à l’Elysée où l’on voyait un Emmanuel Macron émoustillé et tactile au milieu de danseurs noirs transgenres. Une soirée, elle aussi indigne, payée par le contribuable pour le seul plaisir du couple présidentiel. La secrétaire d’Etat fait dans la fake news alors qu’elle devrait plutôt se préoccuper du sort des mineurs qu’elle met en danger avec sa loi qui réjouit tous les détraqués sexuels de France.

Une fois n’est pas coutume, Macron a répondu directement à Le Pen lors d’une conférence de presse. Après réflexion avec ses équipes de comm’, la réponse trouvée laisse songeur : « J’aime chaque enfant de la République, quelles que soient ses bêtises, parce que bien souvent, parce que c’est un enfant de la République, il n’a pas choisi l’endroit où il est né, et il n’a pas eu la chance de ne pas en faire ». Après la racialisation, le pouvoir joue sur l’infantilisation. Un braqueur, une racaille, etc… ne sont que des « enfants de la République » qu’il faut aimer. Le genre de discours qui vide les prisons et qui tend à multiplier les victimes – les vraies – qui tombent sous les coups de jeunes dédouanés par un pouvoir aveugle et perfide.

A aimer le mal contre le bien, il n’y a plus rien à attendre de ceux qui nous gouvernent. Les habitants de Saint-Martin peuvent toujours espérer un toit et un peu de dignité. Les promesses pseudo-présidentielles ne sont que des mots. Les victimes d’un ouragan sont moins importantes que les braqueurs sortis de prison. Voilà la France macronienne.





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