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23 septembre 2020

Les coulisses de l’accord turco-russe sur Idleb



À l’heure actuelle, les camions du gouvernement ne peuvent utiliser la route qu’en soudoyant les groupes aux postes de contrôle.

Le 31 juillet, la Turquie a usé de son pouvoir sur les groupes d’Idleb pour retirer un poste de contrôle tenu par Hayat Tahrir al-Cham. Ce poste de contrôle était le plus grand contrôlé par ce groupe sur la route principale reliant Alep à Damas, un itinéraire crucial pour toutes les parties.

« Nous avons prouvé en juillet que nous pouvions faire cela et les Russes estiment désormais que nous pouvons parvenir à éliminer les quatre autres postes de contrôle de Hayat Tahrir al-Cham », a déclaré la source des services de sécurité.

Alors que l’accord a été signé par les ministres russe et turc de la Défense le 17 septembre et que les frontières de la zone démilitarisée ont été fixées lors d’une rencontre organisée entre des responsables des deux ministères de la Défense du 19 au 21 septembre à Ankara, le gouvernement syrien poursuit ses opérations à Idleb, mais seulement dans un périmètre limité.

« Ce périmètre se situe principalement dans la zone démilitarisée et le fait d’en chasser les groupes radicaux d’ici le 15 octobre relève de la responsabilité de la Turquie et de la Russie », a déclaré un responsable turc à qui MEE a demandé si la Turquie était gênée par les agissements du gouvernement.

Les détails de l’accord font encore l’objet de discussions entre les responsables et ne seront pas déterminés avant la mi-octobre.
Le retour des réfugiés en Syrie

Des responsables turcs ont déclaré à Middle East Eye qu’Ankara prévoyait de réinstaller environ trois millions de réfugiés syriens se trouvant actuellement en Turquie dans le nord-ouest de la Syrie, entre Afrin et Jarablus.

Si la Russie et le gouvernement menaient une opération à Idleb, la Turquie emmènerait les civils fuyant Idleb dans ces régions et il n’y aurait plus de place pour ceux qui se trouvent en Turquie.

Moscou cherche également à créer un canal de communication direct entre Damas et Ankara qui sera nécessaire pendant le processus politique.

Une source diplomatique a déclaré à MEE que les Turcs n’entamaient pas de pourparlers avec le régime d’Assad, mais recherchaient des moyens de les contacter après de longues années de conflit.
Et maintenant ?

Selon des sources des services de sécurité turcs et de l’opposition sur le terrain, l’accord comporte des risques pour l’opposition.

« Nous n’aurons pas d’armes lourdes dans la zone démilitarisée, le régime non plus, mais l’inégalité survient avec les forces aériennes russes », a déclaré une source de l’opposition à Idleb en contact avec les services de renseignement turcs.

« Nous n’avons pas de soutien aérien ici et en cas de conflit ou de violation, ou si Moscou pense que les radicaux sont toujours là, ils peuvent facilement lancer un bombardement aérien et un assaut contre nous. Cela nous démolirait immédiatement jusqu’à ce que nous récupérions nos armes lourdes pour nous défendre. »

Interrogé sur les risques que comporte l’accord, un responsable turc a affirmé que la Turquie renforçait ses douze postes de contrôle à Idleb en cas de conflit de ce type.

« Nous n’abandonnerons pas nos postes là-bas ; ils nous aideront à sécuriser ce que nous avons gagné sur le terrain lorsque le processus politique commencera, même si les rebelles viennent à se retirer en cas d’assaut », a ajouté le responsable du ministère des Affaires étrangères.

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.



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