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20 septembre 2020

Macron : la stratégie dans l’impasse



En pleine descente aux enfers dans les sondages, minée par les scandales, en panne de résultats économiques, la Macronie est aux abois. Un an à peine au pouvoir et s’est déjà la débandade. Macron a montré son vrai visage, mais une partie encore plus hideuse continue de se cacher. Et pour cause, afin de ne pas sombrer aux prochaines élections (européennes), le chef de l’Etat se lance dans la séduction électoraliste au niveau national et dans le va-t’en guerrisme au niveau européen.  

Alors que les cellules noires de l’Elysée tentent d’éteindre tous les scandales qui entourent le chef de l’Etat, une partie des équipes macronienne garde un œil sur le côté plus politique de l’action. Et là, c’est aussi le désastre. Les mesures qui réduisent le pouvoir d’achat des Français n’ont donné aucun fruit. Les comptes sont dans le rouge, la croissance anémique loin des chiffres du chômage (à croire que les Français n’ont toujours pas fait l’effort de traverser la rue). L’échec est si vif que la Macronie a peur d’essuyer un revers électoral qui la fera trembler jusqu’à ses fondations. Il est temps de réagir et la potion concoctée par ces docteurs sans diplôme à des accents bien populistes.

Des retraités assommés et maintenant (un peu) cajolés

Après le temps des claques, voici le temps des cadeaux. Et ce sont les retraités qui sont visés. Rackettés et dénigrés par l’exécutif et des parlementaires aux ordres, les retraités sont soudainement mis sous cloche. Virage à 180° avec la décision d’exonérer 300 000 retraités de la hausse inique de la CSG. Une « décision technique » selon Edouard Philippe qui sent pourtant drôlement la course aux voix d’anciens jusque-là ostracisés. Une inflexion due à Mamie Brigitte ? Certainement pas ! Cela fait longtemps que Brigitte ne touche plus terre entourée de Mimi Marchand et Alexandre Benalla…

Le cadeau envers une petite partie des retraités n’est rien d’autre qu’un coup électoraliste désespéré. Le Gouvernement crie sur tous les toits qu’il est généreux, car il se passera ainsi de 350 millions d’euros de recettes. Il oublie de dire que la hausse de la CSG lui rapportera des milliards et que l’exonération n’aura lieu que sur deux ans. Juste le temps de se mettre à l’abri de grosses défaites aux européennes et aux municipales. Ensuite, une nouvelle vague de terreur fiscale pourra déferler pendant un an avant une temporisation et quelques faux cadeaux juste avant les élections présidentielles de 2022.

La nouvelle stratégie du Gouvernement – raconte-t-on dans les médias bien vus du pouvoir – est de communiquer plus sur ce qui est positif… L’exécutif n’est qu’une vaste machinerie de communication. Comment faire plus que ce qui a déjà été mis en place ? Et comment communiquer sur le positif quand ce dernier n’existe pas ? Le Gouvernement a déjà trouvé la solution. Il communique sur les mesures impopulaires qu’il aurait pu prendre et qu’il n’a pas prises… Ainsi, le renoncement à changer les règles des droits de succession doit être considéré comme une victoire à mettre au crédit de la Macronie. Plus c’est gros…

Il faut communiquer à tout va, ramener les retraités dans le giron du jeune Macron et montrer que la France est le phare de l’Europe à défaut d’être celui du monde. Ainsi, le petit Emmanuel a montré les dents lors de la réunion européenne de Salzbourg. Le président français a-t-il enfin fermé la porte aux vagues de migrants ? Non, son souci est ailleurs. Il faut punir le Royaume-Uni d’avoir voté contre cette Europe indigente. Alors Macron prend la bannière de tous les hystériques pro-Bruxelles en refusant tout accord avec le Royaume-Uni. Macron affirme que  « De là où je suis, ma responsabilité c’est de préserver les intérêts de l’Union européenne, et donc de la France ». Une phrase tout à fait symptomatique de l’état d’esprit du président. La France arrive en seconde position et Macron se leurre en jurant que les intérêts de Bruxelles se confondent avec ceux de notre pays.

Macron endosse le rôle de Cerbère de l’UE pour montrer aux Français qu’il a du poids à l’étranger. Après une année à s’humilier aux pieds de Donald Trump, il en redemande avec Juncker… Alors il faut punir le Royaume Uni : « Le Brexit, c’est le choix du peuple britannique. Et c’est un choix poussé par certains qui prédisaient des solutions faciles. (…) Ceux qui expliquent qu’on peut faire facilement sans l’Europe (…) sont des menteurs ». Mais qui ment vraiment Monsieur Macron ?





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