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19 septembre 2020

Les camps d’internement débarrassent la Chine de classes entières de la société…. – Les moutons enragés



Un épouvantable génocide risque d’avoir lieu en Chine. Pourquoi s’en prendre aux minorités Ouïghours ? Ça rappelle de très mauvais souvenirs. Partagez ! Volti

Source Slate enrichi par Aphadolie

Près d’un million de Ouïghours ont disparu sans aucune forme de procès. Mais le pire reste peut-être à venir.

L’été dernier, les liaisons électroniques entre la région du Xinjiang, dans l’ouest de la Chine, et le reste du monde ont commencé à se rompre. Les Ouïghours, qui constituent le plus important groupe ethnique du Xinjiang, se sont mis à supprimer leurs amis et les membres de leurs familles installés à l’étranger de leurs contacts sur WeChat, la principale plateforme de communication en ligne du pays.

Beaucoup ont demandé à leurs proches de ne pas les contacter par téléphone. La famille de l’un des Ouïghours à qui j’ai pu parler a réussi à communiquer clandestinement une dernière fois en passant par la fonction tchat d’un jeu vidéo. En 2009, le gouvernement avait déjà totalement coupé internet durant presque un an, mais c’était différent. Cette fois-ci, des groupes minoritaires entiers se sont coupés eux-mêmes du monde extérieur, en effaçant un par un leurs contacts.

Et pendant que les Ouïghours disparaissaient des conversations transnationales, de nouvelles constructions très particulières sont apparues dans la région : de grands complexes entourés de deux rangées de clôtures et de tours de garde, le tout clairement visible par imagerie satellite. Des centaines de milliers de femmes et d’hommes principalement ouïghours –mais aussi issus d’autres minorités– ont disparu dans ces infrastructures l’année dernière, généralement sans que leurs familles n’en soient informées et sans aucune forme de procès. La police ayant cherché à arrêter assez de Ouïghours pour remplir les quotas des camps d’internement, le moindre signe de déloyauté possible envers les autorités (comme refuser de boire de l’alcool ou ne pas saluer les représentants de l’État) est devenu un motif d’arrestation. Être en liaison avec le monde extérieur fait partie des signes interprétés comme des preuves de déloyauté.

Disparitions inquiétantes

Lorsque l’on sait quelles conséquences entraîne le simple fait de communiquer avec l’étranger, on peut s’étonner de voir à quel point nous sommes nombreux, hors de Chine, à avoir découvert ces programmes d’internement massif destinés aux minorités du Xinjiang. En se fondant sur les fuites provenant d’un policier de Kashgar étonnamment bavard (mais aujourd’hui réduit au silence), des universitaires ont estimé que 5 à 10% environ de la population ouïghoure adulte a été emprisonnée dans ces camps, sans qu’aucune charge ne pèse contre eux. Un autre policier a expliqué, sous couvert d’anonymat aux journalistes de Radio Free Asia, qu’ils prévoyaient d’envoyer 40% de la population dans ce système d’internement, dont près de 100% des hommes âgés de 20 à 50 ans.

Face à l’opinion publique internationale, l’État chinois a nié l’existence de ces « camps de rééducation » (tels qu’on les a qualifiés), mais les autorités locales continuent de construire de nouveaux complexes et lancent ouvertement des appels d’offres en ligne pour la construction de centres, en spécifiant des détails allant de la taille des camps (jusqu’à huit hectares environ) aux types de matériaux requis (« surfaces résistant aux bombes »). Quelques personnes qui, pour une raison ou une autre, ont été libérées de ces camps ont raconté à des journalistes ce qu’elles y avaient vécu, décrivant des conditions allant parfois jusqu’à la torture.

« Une annonce de recrutement de cinquante gardes “endurcis” pour travailler dans un crématorium fait craindre que le gouvernement chinois ne s’équipe pour procéder à des exécutions de masse. »

Des questions demeurent toutefois, notamment sur le but de ces camps d’internement et sur le sort réservé aux gens qui y rentrent. Le champ des interprétations est vaste. Au Xinjiang, les médias locaux les présentent comme des structures de réhabilitation à court terme. Les Ouïghours qui y ont vu disparaître des amis ou des membres de leur famille depuis six mois ou plus craignent bien pire. Et la publication d’une annonce de recrutement de cinquante gardes « endurcis » pour travailler dans un crématorium construit en périphérie d’Urumqi, la capitale de la région, fait craindre que le gouvernement chinois ne soit en train de s’équiper pour procéder à des exécutions de masse.

Si les intentions qui président certains choix politiques sont parfois difficiles à cerner, notamment dans un État opaque comme la Chine, les fuites d’informations, preuves en ligne et récits de témoins directs rassemblés au cours de ces derniers mois permettent toutefois de se faire une idée de ce qui anime les autorités du Xinjiang. Si l’on considère la longue histoire de résistance au pouvoir chinois de la province et les nombreuses tentatives des autorités pour y mettre un terme, certaines motivations deviennent très claires.

Emprunts aux milieux islamophobes occidentaux

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Via Aphadolie

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