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23 septembre 2020

Agnès Saal ou le nouveau monde selon Macron et Nyssen



Rédigé par notre équipe le 06 septembre 2018.

Le nouveau monde tant vanté par Emmanuel Macron peine à venir. Les rares ministres à venir de la société civile ont déjà explosé en vol. Nicolas Hulot a été tué par les lobbys et leur baudruche élyséenne tandis qu’une personne comme Laura Flessel a pris la porte pour avoir oublié de déclarer certaines sommes au fisc. Le gouvernement actuel est composé de professionnels de la farce élevés au grain de l’ancien monde. Mais d’autres secteurs continuent d’être vampirisés. Regardons du côté de la culture et d’Agnès Saal… 

Vous vous souvenez d’Agnès Saal ? Ce nom évoque un parfum de scandale pour ceux qui s’en souviennent. Il s’agit de l’ancienne directrice du Centre Pompidou qui avait été prise la main dans le sac pour des notes de taxi d’environ 24 000 euros. Il s’agit aussi de l’ancienne directrice de l’INA qui avait été condamnée par la justice pour environ 24 000 autres euros de frais de taxi. Une personnalité au service de la culture, mais surtout à son propre service avec l’argent des contribuables.

Condamnée et promue : quand l’ancien monde s’impose au nouveau

Un vrai ADN politique pour une Agnès Saal finalement stoppée dans ses délires financiers par une condamnation à trois ans de prison avec sursis et une double amende. Le ministère de la Culture auquel elle était rattachée l’avait suspendue six mois sans solde avant de la réintégrer en qualité de chargée de mission. On voit que malgré la faiblesse de la sanction, elle est bien plus sévère que ce qu’a enduré ce pauvre Alexandre Benalla avant sa médiatisation. Comme quoi l’ancien monde pouvait être plus stricte que le demi-Dieu jupitérien. Un Macron qui n’aime pas sanctionner (Benalla jouait avec le trophée des Bleus trois jours après la finale) et qui se plait même à gratifier les personnes les moins recommandables.

C’est ainsi qu’Agnès Saal a été promue dans la plus grande discrétion en août 2018. Le 3 août, elle a été gradée à un « échelon spécial » d’administrateur général qui lui permet de bénéficier d’un traitement annuel de 74 000 euros. Pour quelle raison ? Mystère ! Sa fine connaissance des taxis parisiens n’a pas aidé, c’est une certitude. Les connexions politique de Saal peut-être un peu plus. Parfaite représentante de l’ancien monde, elle sert désormais le soi-disant nouveau avec sa nomination, le 29 août, au poste de haut fonctionnaire à l’égalité, à la diversité et à la prévention des discriminations au ministère de la Culture. Une nomination un poil moins discret puisque Françoise Nyssen s’auto-congratulait trois jours plus tard pour cette décision surprenante. Quand on vous disait que l’été cachait des décisions iniques…

A l’image d’une politique, rien ne semble devoir arrêter la course d’Agnès Saal. Une éthique bancale, une absence de résultats probants, une condamnation… Rien ne peut la couler avec des amis aussi puissants que Nyssen, Philippe et Macron. Une joyeuse bande de drilles qui font la pluie et le beau temps en dépit de la morale et des promesses de renouveau. Le monde de la culture est vérolé par le politique et quand ce dernier estime qu’ « il n’y a pas de culture française », on comprend mieux pourquoi tout est permis. A chaque jour suffit sa honte. A qui le tour demain ?





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