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30 septembre 2020

Plaidoyer pour Lula — Valter Pomar



Cet espoir s’amenuise à chaque fois que les yankees et les politiques au service des multinationales destructrices de la biodiversité et qui nous empoisonnent mettent la main au panier pour l’anihiler.

Valter Pomar prend la parole pour que ce ne soit pas le cas au Brésil. Plaidoyer pour la candidature de Lula.

Christian RODRIGUEZ

Ils veulent attaquer le peuple brésilien, par Valter Pomar

Maintenant, le Tribunal Supérieur Électoral a choisi et a décidé de contester la candidature de Lula. Une fois de plus, la tête du judiciaire montre de quel côté elle se trouve. Encore une fois, les putschistes ont déchiré la Constitution, ont ignoré une décision de l’ONU et font actuellement du chantage. Ils semblent ne pas avoir de limite. Il semblerait qu’ils préparent le terrain pour ouvrir chemin à Bolsonaro.

Face à cela, il y a deux solutions immédiates : 1/ remplacer Lula ; 2/maintenir la candidature de Lula au moins jusqu’au jugement de toutes les instances, avec tous les coûts résultants, y compris le possible coût de perdre le calendrier électoral. Il est évident que les putschistes veulent le remplacement immédiat.

C’est pour cela que, comme toujours, en ce qui concerne le dommage qu’ils peuvent nous causer, ils décident rapidement. Pour ceux qui luttent contre le coup d’Etat, la décision est difficile. Rien ne garantit qu’un éventuel remplaçant hérite de la majorité des voix qui soutiennent aujourd’hui Lula. Nous ne devons pas croire en l’exactitude des enquêtes de transfert de vote. Les circonstances sont bien trop extraordinaires. Rien ne garantit que si on le remplace immédiatement, ils ne commettront pas d’autres violences contre notre campagne. Selon ce qu’ils font, il n’y aura peut-être pas de temps ou de moyen pour faire un transfert. Pour qu’un éventuel remplaçant hérite d’une partie considérable des votes que représente Lula aujourd’hui, il y a non seulement besoin d’une campagne et de conviction, mais notamment de beaucoup de résistance, de lutte et de l’émotion !

Si l’on prend tout en compte, nous devons insister sur la tactique adoptée jusqu’à présent : maintenir Lula, faire les embargos au Tribunal Suprême Électoral, et en même temps, faire un recours au TSE. Ne pas accepter le TSE en tant que dernière instance. Tendre la corde. Gagner du temps. Augmenter la pression internationale. Élargir la campagne « Lula livre ». Le 2 septembre, et pendant les jours qui suivent, sur l’Avenue Pauliste et ailleurs dans le pays, il est nécessaire de mener à leur terme des actes politiques et culturels, comme des « lulaços ». Le 7 septembre, par exemple, sur le fleuve Ipiranga, faire un acte en défense d’un nouveau Cri de l’Indépendance, suivant la ligne du slogan « os filhos teus não fogem à luta » (tes enfants ne fuient pas la lutte), suivant les mêmes patrons que celui qui a été fait sous les Arches de la Lapa. Le 13 septembre, nous devons faire un mouvement du type « nous allons rendre visite à Lula à Curitiba » et continuer de mener la campagne Lula dans la rue.

Donc, pas question d’abandonner. Nous n’étions pas et nous ne sommes pas en train de répondre à nos obligations. L’un de nos objectifs est toujours de repousser la décision pour après le 17 septembre, afin de garantir que Lula puisse être candidat. Et même si cette initiative n’a pas de succès, nous devons expliciter aux autres la violence qui est en train d’être commise, non contre Lula, non contre le PT, mais contre le peuple. Nous devons réutiliser le mot d’ordre « Des élections sans Lula sont une fraude ». Cela ne veut pas nécessairement dire qu’il faudrait que nous boycottions ou que votions nul. Il est possible que oui, ou bien que non. Il ne s’agit pas d’une question de principe, il s’agit d’une question de tactique. Mais même si l’on décide de participer, il faut dénoncer la fraude.

Lula est le seul choix ayant un sens et de la cohérence. Tous les scénarios sans Lula sont si incertains que leur débouché le plus probable est l’approfondissement de la crise. Cela veut dire que : soit c’est Lula, soit rien ne pourra être comme avant.

Pour cette raison, c’est Lula jusqu’à la “fin” : la victoire !

Traduction : Amanda Hureau Iglesias

Christian RODRIGUEZ





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