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19 septembre 2020

QUI EST « ON ? »




Le larbin médiatique des Rothschild vient de pondre un éditorial assassin. Je vous le joins plus bas. Il n’y a pas grand’ chose à ajouter. Sinon… A-t-il reçu le feu vert des donneurs d’ordres qui font la pluie et le beau temps chez les « Gaulois », aussi peu pragmatiques, aussi peu réactifs soient-ils… Côté médias ou côté politiques ce ne sont pas les obligés qui manquent. Du bas de l’échelle à la plus haute des fonctions. Ces acteurs occultes sont des « investisseurs » avisés. Discrets certes, mais ils font savoir par toute sorte de biais leur mécontentement lorsque leurs placements sont menacés. Aucune Constitution ne peut protéger quiconque les aura mécontentés. Ou compromis leurs desseins. Le pauvre Général était assiégé à l’intérieur même de l’Elysée par une armée de mercenaires à la solde des ennemis de son pays. « A-t-on élu la bonne personne ? », s’interroge l’éditorialiste tarifé ? En ces circonstances, il est permis de se poser la question : qui est « on » ? Djeha, Lundi 03 septembre 2018

QUI EST « ON ? »
Festival de gaffes

La lettre politique de Laurent Joffrin, Libération le L. 03 septembre 2018

Les emmerdes, disait poétiquement Jacques Chirac, volent toujours en escadrille. S’agissant d’Emmanuel Macron, ce n’est plus une escadrille mais une flotte aérienne. Une liste de noms propres symbolise cet été politiquement meurtrier : Benalla, Borloo, Aquarius, Hulot, Darmanin, Gaulois, Besson, Saal, Bern… Ouf ! On dit que c’est le retour de la scoumoune qui a empoisonné les prédécesseurs du président. Pas tout à fait. Cette malchance a été puissamment aidée par les gaffes, les boulettes et les bévues commises en haut lieu, sous le signe de la contradiction.

On promet une présidence irréprochable mais on nomme, puis on protège, un Rambo amateur chargé de la sécurité rapprochée du président ; on commande à Jean-Louis Borloo un «plan pauvreté» dont on savait qu’il serait ambitieux et donc dispendieux (l’auteur du rapport ne s’en cachait pas) puis on l’écarte d’un revers de main faute de crédits ; on refuse d’accueillir un bateau de migrants, puis on reproche la même chose au gouvernement italien, qui fait remarquer que l’Italie a accueilli dix fois plus de réfugiés que la France ; on nomme un ministre de la Transition écologique emblématique puis on le désavoue dans une série de dossiers sensibles, ce qui provoque son départ ; on annonce le prélèvement des impôts à la source, puis on s’avise que la réforme pourrait indisposer les contribuables et on entre dans une valse-hésitation ; on nomme un écrivain ami consul à Los Angeles au risque d’alimenter l’accusation de copinage ; on stigmatise les «Gaulois réfractaires au changement» en oubliant que les mêmes réfractaires ont voté pour un président qui promettait un changement radical ; on plaide la promotion au mérite et on promeut une dame condamnée en justice, qui reçoit une mission, un grade et une belle augmentation de salaire ; on nomme un «Monsieur Patrimoine» mais on mesure chichement ses moyens et on pond un projet de loi sur le logement qui déclenche son ire en réduisant les prérogatives des architectes des bâtiments de France. Dans cet inventaire à la Prévert, qui mêle questions de fond et anecdotes, il ne manque que le raton laveur.

Par son intensité, cette série de pas de clerc a quelque chose d’inquiétant. Certes, le président est protégé par la Constitution – il fera cinq ans quoi qu’il arrive. Mais dans quel équipage ? Un exécutif si prématurément affaibli risque l’aboulie, ce qui n’est pas rassurant pour le pays. Avec ces deux questions qui planent sur la présidence : a-t-on élu la bonne personne ? Sa stratégie de libéralisation est-elle juste ? Jupiter tonnant ou Jupiter vacillant ?


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