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23 septembre 2020

une longue histoire de migrations — Christian RODRIGUEZ



La campagne médiatique orchestrée aujourd’hui sur l’exode des Vénézuéliens vers les pays limitrophes obligent à rappeler quelques chiffres puisque, du 2 mars au 28 août de cette année, 721 fausses informations (fake news pour employer le langage à la mode) dont 187 pour le seul mois d’août sont venues envenimer le paysage informatif mondial, mais aucune ne fait mention des réfugiés Colombiens au Venezuela. Il convient donc de restituer les réalités.

Mais avant tout, il n’est peut-être pas inutile de rappeler que de nombreux pays ont été l’objet de migrations internes et externes à l’Amérique Latine pour diverses raisons.

Quelques exemples non exhaustifs :
–  En Argentine, en Uruguay et au Venezuela, il y a une forte population d’origine italienne.
–  Au Chili, les Anglais au nord pour les mines de salpêtre, les Allemands au sud (rien à voir avec les criminels nazis réfugiés surtout au Paraguay et en Bolivie) où des terres leur ont été offertes généreusement pour cause d’occupation des terres, les Français au centre pour la viticulture et, en Patagonie, le saviez-vous, où la moitié de la population de Punta Arenas est d’origine Croate.
–  Au Pérou, où les restaurants chinois ne se comptent plus.

Tout cela pour dire que les migrations sont des phénomènes liés aux difficultés momentanées d’un pays qui poussent les populations à chercher un avenir meilleur vers d’autres cieux, que ce soit pour cause de crise économique, de violences liées au trafic de drogue, d’exactions de paramilitaires, ou de guerre civile et d’assassinats en masse.

La France aussi a connu plusieurs vagues migratoires pour des raisons similaires : Polonais, Espagnols, Portugais, Italiens, Maghrébins, Africains.

Ce que ne disent pas les médias qui se déchaînent contre le Venezuela est que 5,6 millions de Colombiens, 500 000 Péruviens et 400 000 Equatoriens ont été accueillis au Venezuela comme des frères et soeurs lorsqu’ils vivaient dans des conditions difficiles et dangereuses dans leurs pays d’origine. 20% des maisons de la GMVV (Gran Misión Vivienda Venezuela) ont été alloués à des Colombiens, soit prés de 440 000, 1 million de boîtes CLAP (Comités Locales de Abastecimiento y Producción) contenant des aliments de première nécessité sont distribuées chaque mois à des familles colombiennes ce qui représente un coût de 300 millions de dollars par an.

A titre de comparaison, il y a 2,5 millions de migrants Paraguayens, Boliviens et Chiliens en Argentine,

en République Dominicaine, 750 000 migrants, essentiellement Haïtiens,

au Costa Rica, 600 000 migrants Salvadoriens, Colombiens et Nicaraguayens,

au Panama, 200 000 migrants Colombiens, Chinois et Etasuniens.

Or, selon l’ONU, seulement 442 000 Vénézuéliens ont émigré en Colombie en juin 2018. Pour cela, la Colombie a reçu 6 millions de dollars des Etats-Unis. Le Venezuela n’a jamais reçu un centime. Le Venezuela a offert des soins médicaux à des centaines de milliers de Colombiens soit 17% du total. Une consultation médicale en Colombie coûte 30 dollars. 7% des naissances au Venezuela sont des enfants de Colombiens.

Mais cela n’empêche pas tous les médias à l’unisson de clamer la faillite économique d’un régime qui fait tant pour les étrangers venus se réfugier sur son sol, cela n’empêche pas le Pérou de fermer sa frontière avec l’Equateur pour endiguer l’invasion, dixit, de migrants Vénézuéliens, cela n’empêche pas le Brésil de masser des troupes à la frontière, cela n’empêche pas la Colombie d’avoir des déclarations belliqueuses en vue d’une intervention militaire fomentée par les Etats-Unis comme si le Venezuela pouvait représenter un danger pour la région et encore plus pour les Etats-Unis !

L’exode des Vénézuéliens n’est en fait qu’un prétexte à une opération militaire préparée.

Voilà la face obscure de la vérité que l’on veut vous dissimuler.

Christian RODRIGUEZ

http://www.ultimasnoticias.com.ve/noticias/politica/jorge-rodriguez-6-…





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