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30 septembre 2020

Quand le « 15 » ne répond plus… Le SAMU est malade … – Les moutons enragés



Comment défini t-on un pays en régression ? Par son système de santé qui fonctionne avec des données obsolètes, au vu de la multiplication de la population. Il y a aussi une éducation à faire de la population pour qui le SAMU ou les urgences, sont la réponse immédiate à leur angoisse, Benji appelait ça la « bobologie ». Si on rajoute la baisse des dotations pour moderniser les centres d’appels, le manque d’effectifs, c’est le désastre assuré. Nous pouvons tous avoir un jour ou l’autre, besoin du SAMU. En dehors de quelques « couacs » retentissants, le personnel est toujours disponible et dévoué. Partagez ! Volti

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Source RFI enrichi par Aphadolie (vidéos)

Quand le « 15 » ne répond plus… Huit mois après la mort de Naomi Musenga dont l’appel à l’aide n’avait pas été pris au sérieux par une opératrice des urgences, le fonctionnement du Samu (service d’aide médicale urgente) est à nouveau pointé du doigt. Des données de la statistique annuelle des établissements de santé révélées par le magazine « Le Point » montrent que 15% des appels restent sans réponse.

En 2016, sur les 29 millions d’appels passés par des patients aux 101 centres du Samu, 4,6 millions n’ont pas de reçu de réponse selon les chiffres de la statistique annuelle des établissements de santé collectés chaque année par le ministère de la Santé.

Si les Samu d’Auxerre, d’Orléans ou encore celui d’Annecy ont répondu à 100% des personnes qui ont composé le « 15 », celui de Paris a donné suite à moins d’un appel sur deux, loin, très loin du seuil de 99% d’appels pris recommandé par le syndicat Samu-urgences de France.

Systèmes obsolètes et sous-effectifs

Sous-effectifs, systèmes informatique obsolètes, manque de lisibilité des services d’urgence pour les patients… les causes de ces dysfonctionnements sont connues depuis de nombreuses années.

Huit mois après la mort de Naomi Musenga dont le cas avait été pris à la légère par une opératrice, ces mauvais chiffres viennent une nouvelle fois relancer la question d’un numéro unique pour l’ensemble des urgences sur le modèle du « 112 » européen ou du « 911 » américain institué dès 1968 aux Etats-Unis.

« C’est l’usure du système : les Samu ont été inventés à la deuxième moitié du XXe siècle et dimensionnés pour, en gros, de cinq à dix millions d’appels. Maintenant, nous sommes à plus de 30 millions d’appels et on n’a pas dimensionné ni modernisé les centres d’appels. »

Le médecin urgentiste Patrick Pellou appelle à une modernisation du système et une meilleure coordination entre les Samu et les pompiers.

« Les conditions de travail sont largement dégradées depuis des années. »

« Nous avons un gouvernement qui passe son temps à réduire nos budgets, qu’on ne vienne pas s’étonner si nos services sont inefficaces ! »

 Patrick Pelloux, président de l’AMUF

Source RFI via Aphadolie

Sur le sujet:

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Santé et argent magique. Le hold-up de la médecine par la bureaucratie au service de la finance. Le rôle des ARS

Sources

http://amuf.fr/

http://www.samu-urgences-de-france.fr/fr/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Service_d%27aide_médicale_urgente

https://fr.wikipedia.org/wiki/Service_mobile_d%27urgence_et_de_réanimation

http://www.rfi.fr/france/20180823-france-sante-samu-hopital-urgences-appels-reponse

https://www.lci.fr/societe/dysfonctionnements-en-serie-au-samu-nous-sommes-arrives-au-bout-d-un-systeme-selon-patrick-pelloux-2096351.html

Et aussi:

 

 



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